Calendar icon
Monday 13 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Koumpentoum, or the Republic standing (and sometimes sitting)

Auteur: Mass Massamba NDAO

image

Koumpentoum ou la République debout (et parfois assise)

A single gesture—or rather, its absence—was enough to bring to light what the Republic often prefers to keep silent about: its invisible side. In Koumpentoum, it wasn't laws or speeches that faltered, but a reflex.

To stand up. A simple, almost instinctive movement, which, in a Republic, is written nowhere… but expected everywhere. For the Republic is not sustained solely by its decrees. It also breathes through its customs.

It extends to those tiny gestures which, repeated silently, create collective respect. Standing at the entrance of an authority figure is not a legal obligation. It's a matter of etiquette. A way of saying: "I recognize, beyond your person, the institution you embody."

To those who want to reduce the incident to a dispute over legitimacy—elected versus appointed, people versus state—one must point out the obvious. The Republic of Senegal has already settled this debate, at least in practice. In Dakar, for example, a prefect, an appointed authority, legally dismissed a mayor of the capital a few months ago, even though the mayor had been elected by the people. No one invoked any absolute supremacy of suffrage to invalidate the action. Because, deep down, everyone knows that institutional legitimacy is not simply a matter of the origin of the mandate.

Even more significantly, the President of the Republic himself, the supreme embodiment of universal suffrage, takes the oath of office before the Constitutional Court. This court is not elected; it is appointed by the Head of State. And yet, it is before this court that the President symbolically bows, accepting that the law should frame the popular will. This moment says it all. In a Republic, the balance of power always takes precedence over the hierarchy of the ballot box.

The protocol is merely the visible manifestation of this invisible balance. Decree No. 99-252 of March 19, 1999, was not designed to flatter egos, but precisely to prevent everyone from improvising their own republic. It establishes an order, not to classify individuals, but to organize the coexistence of institutions.

In a department, the Prefect is not a mere figurehead. He is the direct representative of the State, the guarantor of public order and administrative continuity. Opposite him, the Member of Parliament embodies popular sovereignty. Neither negates the other. They complement each other. And it is precisely because their legitimacies differ that they must mutually recognize each other's authority.

Remaining seated when everyone else is standing up may not be illegal. But in politics, not everything that is legal is necessarily right in the public eye. Citizens don't read decrees; they observe attitudes. And in this scene, what do they see? A dissonance. A Republic wavering between respect and distrust.

The most worrying aspect is not the act itself, but what it reveals: a gradual erosion of republican civility. As if recognizing the authority of others had become a concession, even a defeat. As if every gesture must now be interpreted in light of the balance of power.

Yet, the Republic does not function through humiliation. It is sustained by mutual recognition. Protocol, in this context, is neither a colonial relic nor an instrument of domination; it is a common language, a safeguard against the excesses of ego.

Should we therefore enshrine a text that is over twenty years old without questioning it? No. The growing power of local authorities and the increasing legitimacy of elected officials call for adjustments. It is legitimate for a mayor to be more highly valued within their municipality. But this evolution must be built within the existing framework, not through radical change.

In Koumpentoum, the Republic did not falter. It was simply tested by its own contradictions. And it reminds us, with a subtle irony, that in this institutional theater, no one benefits from remaining seated for too long. Because ultimately, standing up is not a sign of humility. It is recognizing that the Republic is always greater than oneself.

Auteur: Mass Massamba NDAO
Publié le: Lundi 13 Avril 2026

Commentaires (22)

  • image
    wedi il y a 7 heures
    jusqu'à la fin on a toujours pas compris de quoi tu parles; tout le monde ne regarde pas la télé
  • image
    petit résumé il y a 4 heures
    comme ce sont des députés de pastef, l'opposant tire à vue.
  • image
    Senghor il y a 4 heures
    Cet article ressemble plutôt à un poême.
  • image
    Duo image dangereux il y a 4 heures
    Qui est l'auteur de cet article ? L'ancien député Sy ou bien. Profiter de l'occasion pour lui dire de cesser son Duo avec son ancien collègue Monteil, pas très pédagogique en ces temps de duos masculins non Vertueux.
  • image
    Mbidou il y a 3 heures
    Tu n'as pas besoin de coller ton pif sur le tube cathodique pour savoir ce qui se passe. Il existe la radio, la presse écrite.
  • image
    ii il y a 3 heures
    😂😂😂
  • image
    Leuz il y a 3 heures
    @Duo image dangereux  Et pourtant le nom de l'auteur est bien mentionné à la fin
  • image
    africa black first il y a 1 heure
    L'auteur l'avoue lui-même : ce n'est "écrit nulle part". En droit, ce qui n'est pas interdit est autorisé. Si aucune loi ne t'oblige à te lever, rester assis est l'exercice d'une liberté individuelle. Personne ne peut être sanctionné pour cela.
  • image
    wekh il y a 24 minutes
    Wakhal né yaw "J'ai pas compris" ! Lim bindeu wakh digueu yalla c'est compréhensible !!
  • image
    Excellent il y a 7 heures
    merci Mass, cet article de rappel qui me permet de bien démarrer ma journée en pensant qu'il existe encore des gens lucides qui comprennent que les dérives républicaines qui sont en train de s'opérer dans ce pays doivent cesser
  • image
    Institution il y a 7 heures
    Cela doit également s'appliquer au Président de la République. Il mérite beaucoup plus d'égard par les temps qui courent. Merci M. Ndao pour cette analyse très limpide.
  • image
    Qui sert qui? il y a 4 heures
    Pourquoi diantre le peuple doit t'il se lever quand un élu ou un fonctionnaire arrive ??? Qui sert qui ??? qui est payé par qui ??? Le mot fonctionnaire est traduit en anglais par civil servant...et ça résume tout. Les fonctionnaires, quelque soit leur position hiérarchique dans notre administration, ne doivent jamais oublier qu'ils sont payés par nous pour nous servir. Nous sommes leur patron ce n'est pas l'inverse. C'est cette mentalité qu'il faut cultiver. Une administration humble, simple, modeste, efficace au service des populations. Il faut donc bannir ces dérives autoritaires et d'égo. Ce sont les fonctionnaires et les élus qui doivent se lever devant le peuple. La vraie révolution passe par un changement de tous ces codes désuets.
  • image
    Mbidou il y a 3 heures
    @Qui sert qui?  Mon pauvre bonhomme, tu n'as rien compris à la république et au pouvoir exécutif. Tu as le profil d'un jakartaman pilleur d'Auchan. Vas te cultiver.
  • image
    Memoire il y a 1 heure
    @Qui sert qui?  Les deputes sont ils de meme camp que l'auteur de la boutade "Petit Prefet"? Si oui ils ont applique la boutade à lettre
  • image
    Le Vrai il y a 7 heures
    Très belle analyse. C'est la qualité de telles contributions dont le Sénégal a besoin et non des bisbilles dont les médias nous servent matin et soir. Le Vrai.
  • image
    EDK il y a 7 heures
    Je suis d'accord mais personne ne s'offusque quand une envoyée spéciale du PR ne se lève pas parce qu'ils ont une différence politique et à plusieurs reprises mais on prend sa plume pour nous fatiguer sur ce sujet
  • image
    Cool il y a 7 heures
    Non ce pays est tombé trop bas pour ces petites choses on ecrit des livres et tout le monde en parle incroyable mais travailler nguiryalla pour sortir les sénégalais de cette souffrance. Wakh rek wakh rek mais sonalngueniou, hier c'était l'homosexualité aujourd'hui leve toi je ne me lève pas demain non mais svp arrêter et travailler. Les gens ne font que parler dans ce pays
  • image
    D' il y a 6 heures
    C'est juste que Sonko fait vendre, i.e les députés de Sonko font vendre. Cette information est à la une de quasiment tous les quotidiens aujourd'hui, ils se fichent complètement de la qualité et pertinence de l'info. Ce qui les intéresse toucher des subsides quitte à déclencher des polémiques vaines
  • image
    Ich il y a 7 heures
    Ces deux députés en dehors de tous les protocoles et procédures administratives sont des hommes sans classes et sans raffinement et sans savoir vivres. Ce qu'ils ont montré est tout simplement leur manque de maturité et qu'ils sont indignes de représenter le peuple à l'Assemblée nationale car un disputé qui refuse le respect à l'autorité administrative ne peut respecter la population qui l'a élu. Kouma saga bal Nala.
  • image
    le Gr il y a 7 heures
    Diadieuf
  • image
    Aliou Mbaye. Anti-Pastef. il y a 7 heures
    Vous vous attendez à quoi avec des gougnafiers? Meme leur gourou ne respecte pas le protocole. Y’a moins d’une semaine le protocole l’avait rappelé à l’ordre quand il a voulu marché devant le PR. On se souvient d’une autre député qui portait sa casquette et ne comptait pas l’enlever. Il avait fallu que la procole l’enleve de force. Ces gens sont des anarchistes.
  • image
    ... il y a 7 heures
    Un anarchiste au moins agit en connaissance de cause mais ces gens la ne connaissent rien à part gatsa gatsa.
  • image
    Rewmi il y a 6 heures
    Foutaise la préfecture doit être diplomate ne pas tomber aussi bas car c'est un bac +4 et un concours sélectif en administration territoriale ensuite les députés certains sont analphabètes même pas le certificat d'études
  • image
    HERITAGE COLONIAL il y a 4 heures
    Salama jambaar. Sachez que parmi les députés il y'a des enseignants-chercheurs et scientifiques ayant fait leurs preuves, des professeurs titulaires des universités qui ont fourni des cours a ses préfets et gouverneurs entre autres. Ce n'est pas une question de niveau ni d'apport, ni de contribution a la société. Je trouve la contribution d'un enseignant chercheur de qualité de loin plus importante que celle d'un gouverneur ou d'un préfet ou sous préfet. C'est tout juste l'héritage colonial qui se perpétue. Nous devons nous fonder sur nos propres valeurs et déconstruire les tares ce que les occidentaux nous ont légués et non conformes a nos réalités.
  • image
    Camou il y a 3 heures
    Il y a beaucoup de préfets qui étaient uniquement instituteurs, titulaires d’un BFEM. Toutefois, le niveau scolaire n'augure rien du niveau de patriotisme, d'intégrité morale, de leadership ou de capacités de management. La méritocratie ne se limite pas aux diplômes. C'est bien plus complexe que cela, et je pense savoir que nous sommes bien plus sophistiqués que ces simplifications ne le laissent penser.
  • image
    ... il y a 1 heure
    @HERITAGE COLONIAL  Même chez les animaux ils ont des codes et des règles qui organisent le groupe. Ne pas respecter ses règles dans une société organisée n'est rien d'autre que de la bêtise et d'ignorance.
  • image
    Anonyme il y a 1 heure
    @Camou  De temps du Colon, les meilleurs allaient à Ponty pour être enseignants et les moins doués étaient orienté en Medcine. C'est pourquoi au depart du colon nous avons ete gouvernés par de Instituteurs. l'Ecole d'Administration (Ancienmment ENAM) est relativement récente.
  • image
    Fall il y a 6 heures
    Autant les populations et les autorités se lèvent autant les députés qui représentent le peuple doivent se lever. Sinon à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, les magistrats peuvent ne pas se lever quand le Président arrive. Le Préfet représente le PR.
  • image
    OK il y a 6 heures
    Voilà pourquoi le Sénégal stagne. On est là en train de polémiquer pour juste un petit incident protocolaire. Dem lennne liguyi et arrêtez de nu tympaniser avec ces détails.
  • image
    Bill il y a 6 heures
    Le préfet ne représente pas le président mais l état…
  • image
    Leuk il y a 4 heures
    Sarkozy plus belliqueux n'avait pas abusé de son pouvoir face à un refus de salut d'un citoyen ordinaire qui en avait même rajouté en lui disant : « Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis ! » Le Président Sarkzy lui avait rétorqué : Alors « Casse-toi, pauv' con ! » Le Président Diomaye était allé saluer Honorable Aminata Mbengue Ndiaye et autres personnes âgées. Le salut ne se résume pas à se mettre debout pour un personnel civil fut-il parlementaire. Dans ce cas-là, il parait qu'il y a une guéguerre derrière qu'il faudrait transcender avec un peu plus de hauteur et d'humilité de part et d'autre.
  • image
    Doucouré il y a 4 heures
    Ces députés sont indignes de leur rang. Des profils et des comportements totalement inadéquats et inappropriés
  • image
    Vincent il y a 4 heures
    Aucune loi autorise quelqu'un de se lever lorsque le chef arrive on le fait par courtoisie républicaine c'est plus élégant et les deux députés ont tort mais pas de là à faire venir les gendarmes pour les mettre en mal ce n'est pas républicain aussi.
  • image
    SEN il y a 4 heures
    Les députés sont tenus de respecter la loi et les institutions, y compris lors des cérémonies officielles. L’arrivée d’un préfet doit être accueillie conformément aux règles du protocole, et toutes les personnes présentes, même dans les tribunes, doivent se lever en signe de respect. On observe malheureusement un manque de civisme chez certaines autorités qui représentent pourtant le peuple.
  • image
    Exdk il y a 3 heures
    Elle est deja a tamba. Elle s’en contrebalance
  • image
    Camou il y a 2 heures
    Le manque de bienséance ne fait que diminuer la grandeur de la personne qui s'y adonne. En revanche, Mme le préfet n'avait alors pas du tout à exiger quoi que ce soit, ni d'un député, ni même d'un citoyen lambda. Son réflexe est hérité directement de réflexes coloniaux dont notre administration est encore malheureusement trop souvent empreinte.
  • image
    Humanis il y a 2 heures
    À travers cet incident ubuesque, c'est notre conception absolutiste, totalitaire du pouvoir qui est mise à nue, même le "simple préfet" nommé se croit dépositaire d'un pouvoir de "droit divin" qui ne peut souffrir d'aucune contestation. Qu'apprennent-ils donc à l'ENA ? Par quels voies ont ils (elles) été recrutés ? Elle aurait pu gérer cet incident avec plus de discernement, sans en appeler à la force publique.
  • image
    There il y a 2 heures
    Le préfet il est nommé j'imagine si c'était le premier ministre qui était là ils seront les premiers à se lever et pourtant lui aussi il est nommé
  • image
    ébéne il y a 1 heure
    on se rappelle quand le député maire Farba ngom faisait limoger des juges et des préfets. ils ont tout détruit et son partis ces rustres du PDS de l'APR. avec le PS c'était la République.
  • image
    frankrena il y a 1 heure
    Même s’il n’y a aucune obligation de se lever selon les règles protocolaires, ce geste reste une marque de respect envers la personne en autorité. Toutefois, ce respect doit être gagné par son comportement et ses actions au quotidien.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Articles Tendances