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WAE Acquisition: Why We Should Be Concerned

Auteur: Mbaye Sadikh

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Acquisition de WAE : Pourquoi on devrait s’en inquiéter

The national electricity company, Senelec, has been the sole shareholder of the West African Energy power plant since April 26th. Senelec now owns 100% of the capital after acquiring the shares held by businessmen Harouna Dia, Abdoulaye Dia, Samuel Sarr, and Moustapha Ndiaye. The transaction has been widely praised by the press as a positive decision.

In the specific case of WAE, there is cause for celebration, as the shareholder war risked having consequences that went beyond the economic interests of a few. Investments had ground to a halt, according to the media, and the power plant was at risk of being shut down.

But when you delve deeper into the analysis, this "nationalization" of WAE by the Senegalese state is rather bad news. It reveals the inability of Senegalese businesspeople to unite on a project without sparking conflict.

At its launch, the project sparked great hope. It marked a turning point, with Senegalese people joining forces to answer the government's call. It was a signal demonstrating the ability of Senegalese investors to come together around an economic project that was both profitable for them and transformative for the country. In other words, it proved that the national private sector could drive the country's development.

Consequently, the shareholder conflict and the ensuing legal battle have dashed the hopes of the Senegalese people, especially the authorities. The collapse of WAE is not merely the end of a project; it casts doubt on a dream, a hope: that of seeing Senegalese economic champions dominate the country's strategic sectors.

The national private sector has consistently denounced its exclusion from major government projects. Politicians, driven by electoral imperatives, have generally retorted to industry leaders that they lack the financial resources to win these contracts. The consortium of four businessmen was therefore a concrete response to the financial issue. Had this project been completed without a hitch, it would have paved the way for others.

Nearly 30 years earlier, four other businessmen had the same result.

Unfortunately, everything suggests that Senegal has not yet reached the point where its economy is driven by its own people. Foreign multinationals still have a bright future ahead of them, despite the rhetoric of some and the commitments of others. Indeed, this inability to reach an agreement is not new. Nearly 30 years ago, towards the end of the 1990s, four businessmen joined forces around a media project: Baba Tandian, Youssou Ndour, Bara Tall, and Cheikh Tall Dioum, along with the newspaper Le Matin .

Here too, private interests prevailed over the common good, and the initiative quickly fizzled out. Even today, the press sector faces enormous difficulties, but the owners have never managed to pool their resources to finance a printing plant, distribution channels, or shared premises to ease their financial burden.

Serigne Mboup and Abdoulaye Sow have been brought before the courts over their control of the Dakar Chamber of Commerce and the National Union of Chambers of Commerce of Senegal. All these examples illustrate the difficulties businesspeople face in working together. In response to this situation, the Senegal Investors Club (CIS) was established in 2018 to transcend existing business organizations. Eight years later, despite changes in the club's leadership, no significant impact has been observed.

Our economic players will remain divided until multinationals invest in strategic sectors, only to then cry foul over a lack of support or disregard. Yesterday, it was Auchan in the supermarket sector and, to a lesser extent, Total in the hydrocarbons sector.

Today it's the agri-food sector, particularly onion and potato production. Tomorrow it will be transportation (it's already started), bakeries (the current quality of bread is poor), or housing, not to mention government contracts. And the time for indignation will always be followed by a time for regret.

Auteur: Mbaye Sadikh
Publié le: Mardi 12 Mai 2026

Commentaires (9)

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    Racine il y a 1 jour
    Cet article soulève une problématique cruciale pour notre développement. Il est temps que nous apprenions à mutualiser nos efforts en mettant de côté nos intérêts crypto personnels et surtout nos égos pour espérer jouer un plus grand rôle dans la marche de notre économie.
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    Ngor Jegaan il y a 1 jour
    Monsieur Mbaye Sadikh, pour une fois je ne suis pas d'accord avec vous. Je suis d'accord avec le diagnostic d'ensemble, mais l'affaire WAE est très différente des autres. WAE était une affaire de businessmen proches du régime qui est installée sur le patrimoine foncier de la SENELEC et garantie auprès des banques par l'État. En d'autres termes c'est un projet que, dans ces conditions, la SENELEC aurait pu porter elle-même. Ces hommes d'affaires dont vous parlez ne prenaient aucun risque dans cette affaire et avaient tout à y gagner. WAE n'était rien d'autre que de la prédation : utiliser mon patrimoine (garantie financière, foncier et personnel) pour produire avec la garantie de me le revendre et d'être payé, ni plus ni moins. Très différent de l'affaire du journal Le Matin où c'était effectivement des privés mais qui y mettait leur propre argent et donc pouvaient le perdre. Pour le reste, tout à fait d'accord que nos hommes d'affaires devraient pouvoir se regrouper pour capter les gros marchés sans solliciter la garantie de l'État.
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    Inc55 il y a 1 jour
    Faudra surtout aussi examiner le profil de ces hommes d'affaires. A part Harouna Dia, personne n'a eu une éducation superieur poussée. Le probleme lorsque l'on s'associe avec des gens plus éduqués, on a toujours l'impression de se faire rouler dans la farine par ces derniers. Aussi l'egocentrisme exarcerbé qui est l'ADN même de la culture africaine est un gros frein dans notre quête à la productivité.
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    Lucide! il y a 1 jour
    Intéressante perspective mais et si c’était un PPP? Partenariat Privé Public Même si bien sûr la présence d’un individu peu recommandable comme Samuel Sarr me dérange reconnaissons lui l’ingéniosité d’y avoir pensé. A mon avis ce qui importe plus c’est si le peuple représenté par l’Etat du Sénégal allait y tirer un avantage, un bénéfice. Si des sous conséquents allaient rentrer dans les caisses de l’Etat, des gens embauchés, et des impôts payés par la société ben alors c’est win win et l’objectif est atteint!
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    Je suis vraiment avec toi. il y a 22 heures
    K D
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    À ngor jeegan il y a 1 jour
    Merci ngor jeegan. Avec peu de mots, vous avez expliqué bcp. Je comprends mieux
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    Non il y a 1 jour
    Ce n’est pas une nationalisation car elle appartenait déjà à des nationaux … mais plutôt une EXPROPRIATION… une affaire de bandistisme d’état, Je vous jure que c’est fini vous verrai plus jamais un sénégalais sérieux dans un PPP
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    Analyste il y a 1 jour
    Je me demande pourquoi tant de passion dans la presse ? Il n’y a pas meilleure entité que Senelec pour exploiter WAE en étant propriétaire.
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    anti analyste il y a 1 jour
    alors pourquoi la SENELEC n'a pas pris l'initiative de créer WAE. A l'analyse , les gens sincères savent que c'est juste une expropriation . Si Pierre Goudiaby était actionnaire, il en serait autrement
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    Maus tu racontes quoi bon dieu il y a 20 heures
    @anti analyste  Quel lien avec ATEPA ? Et quelle expropriation ? vous êtes des malades. Matin Midi Soir tout les chemins ramènent a la politique. Aucun effort pour comprendre. They Yalla
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    Anonyme il y a 22 heures
    Je me rappelle que ces investisseurs parlaient de 300 milliards pour 300 MW...En moyenne, le coût de construction par MW est estimé entre 1 et 1,3 millions de dollars au niveau international. Pour nous, c'est encore beaucoup plus élevé, comme le coût du TER, du BRT, du km d'autoroute.... Nous avions affaire à des prédateurs de la pire espèce. La preuve, un conducteur de charrette devient courtier dans l'immobilier et ensuite peut se permettre de cautionner des dizaines de milliards pour ne pas aller en prison....n'oublions pas qu'il s'est fait voler près d'un milliard en liquide, sans que la justice ne s'auto- saisisse.... bof, cela ne remue pas les sénégalais...
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    Mamadou il y a 22 heures
    Entièrement d accord avec ngor il a tout expliqué
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    Koccដ. il y a 22 heures
    Le Sénégal est devenu un pays fortement déconseillé pour les affaires.
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    @Ngor Jegaan il y a 22 heures
    Merci Bro, vous avez bien compris et bien expliqué la grosse arnaque qu'a été ce projet WAE qui comme vous le dites ne présentait aucun risque pour ces investisseurs prédateurs qui étaient tous proches du régime mafieux de Macky. En effet, tout sénégalais Lamda pouvait monter un tel projet qui était quasiment financé à 100% par nos deniers publics sur des terrains de la Senelec et avec du personnel de la Senelec qui avait été réquisitionné. Et les ces soient disants hommes d’affaires Harouna Dia, Abdoulaye Dia, Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye tous proches de Macky avaient l'habitude de nous pondre de tels montages sans aucun apport financier de leur part mais toujours en utilisant l'argent du contribuable. D'ailleurs, ils ont fini par avoir des problèmes entre eux puisque Mr Samuel Sarr a été accusé par certains d'entre d'avoir détourné des milliards du projet. Bref, nous avons malheureusement au Sénégal bcp d'hommes d'affaires de pacotilles qui ont le seul mérite d'être des proches du régime qui les offre tous les avantages et tous les financements pour mettre en place des projets, ce que tout sénégalais Lamda pourrait faire. Oui l'état du Sénégal doit soutenir le secteur privé mais cela suppose d'abord que ce secteur privé ait des bases solides, une bonne expertise, un savoir faire avéré, des moyens de se financer, et c'est sur cette base et à partir de ce moment que l'état peut l'appuyer en lui confiant des marchés ou en l'intégrant dans les grands projets attribués aux grandes entreprises étrangères pour acquérir de l'expérience et du savoir faire. Mais l'écrasante majorité de nos entreprises du privé n'ont malheureusement pas les moyens financiers, techniques et l'expertise pour exécuter les projets nationaux ou régionaux. C'est la triste réalité !

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