Calendar icon
Monday 13 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Professor Joe Cabral reveals what really prevents Senegalese women from succeeding

Auteur: Yandé Diop

image

Le Professeur Joe Cabral révèle ce qui empêche vraiment les Sénégalaises de réussir

What if the real obstacle to women's economic advancement in West Africa lies at home? In his new book, Professor François Joseph Cabral, also known as Joe Cabral, exposes an often-ignored reality: childcare. According to him, this remains one of the main obstacles to the emergence of a robust female middle class within the WAEMU region. Entitled "The Constraint of Childcare: An Obstacle to the Rise of the Female Middle Class," this collaborative work, published by Presses Universitaires de Dakar, analyzes the experiences of women in Senegal, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, and Benin. The conclusion is unequivocal: "Without accessible childcare solutions, it is difficult for women to establish themselves sustainably in the labor market." An economist, François Joseph Cabral specializes in growth and labor market issues. He directs the LINC at UCAD and coordinates the CRES, while also leading the project at the University of Eastern Senegal.

Working… or looking after the children

For two decades, economic growth has given rise to a middle class in Africa. But behind this momentum, inequality persists. Women are working more, certainly, but remain trapped by a structural imbalance: they bear the brunt of domestic chores. "The choice between work and family is often imposed. And it rarely favors a career," he says. He adds: "In the majority of the countries studied, women work in the informal sector or remain on the margins of the labor market. Young people, in particular, are hit hard; many are neither employed, nor in training, nor in school." According to him, this results in "a net loss for national economies, which are thus deprived of a driver of growth."

A simple equation: no childcare, no job

The book highlights a key lever: the availability of childcare services. Where these services exist and are accessible, women work more. Where they are lacking, they stay home. A forced choice, dictated by cost, time, and the absence of alternatives. Beyond the diagnosis, Joe Cabral calls for action. Investing in nurseries, structuring childcare services, and supporting the private sector: these are all avenues for unlocking women's economic potential. In a concrete commitment, the author announces that the book's proceeds will fund a nursery at the future University of Eastern Senegal.

The book also opens with a heartfelt tribute to Eugénie Rokhaya Aw, a major figure in journalism and research in Senegal. An activist, intellectual, and pioneer, she dedicated her life to the cause of women and the transmission of knowledge.

Auteur: Yandé Diop
Publié le: Mercredi 01 Avril 2026

Commentaires (5)

  • image
    ROMY il y a 1 semaine
    Ce que vous dites Professeur est tellement vrai que les hommes utilisent parfois la garde des enfants pour freiner la carriere de leurs epouses. J'ai une niece qui a le meme niveau d'etude que son mari . Apres la naissance de son 1er enfant je lui propose de lui payer la creche pour qu'elle puisse trouver un stage et par ricochet un travail. Colere du mari qui dit que son enfant ne va pas aller en creche pour un stage, il aurait compris si c'etait un travail. Avec mon soutien et sa determination ma niece a decide de prendre le stage et avancer. Aujourd'hui, 5 ans apres ma niece a un travail mieux renumere que le sien. En realite c'etait cela sa hantise!!! En plus de la disposition des services il faut travailler sur les relations de pouvoir entre les hommes et les femmes au sein des menages. le jeunes d'aujourd'hui veulent epouser des femmes diplomees et ne sont pas prepares a gerer ce genre de relations, d'ou le taux de divorce eleve chez les jeunes.
  • image
    Constat il y a 1 semaine
    Pour aller dans le même sens, certes la garde de son enfant peut être un frein à l'emploi pour la femme, mais à quel moment et dans quelles circonstances? En parlant de "garde d'enfant", on peut admettre l'hypothèse simplificatrice d'une femme mariée. Donc, s'agit il du moment où elle doit rechercher/exercer un premier emploi rémunéré ou autorémunéré (H: elle n'en avait pas avant) ou s'agit il du moment où elle devrait reprendre ou non son emploi après son congé de maternité (H: elle est déjà salariée ou s'autoemploie). Pour le premier cas, la probabilité de frein est certes élevée seulement si le nouvel emploi ne lui permettrait pas de payer une nounou (ou femme de maison) ou qu'il n'y a pas dans le cercle familial quelqu'un/une de fiable à qui confier le bébé (ou les enfants) pendant ses absences régulières et répétitives. Je suppose ici que le mari a un travail qui l'occupe et serait dans l'incapacité de lui payer la nounou en plus de ses charges. Pour le second cas, la probabilité que la femme ne reprenne pas son travail est quand-même faible; et seules des contraintes extrêmes peuvent l'obliger à rester à la maison en renonçant à un salaire qui lui serait d'une grande utilité; cependant si ce qu'elle gagnait pourrait être jugée comme relativement faible ou "misérable", il se poserait certes un choix d'opportunité, mais c'est ce niveau de salaire-là qu'il faudrait interroger, indexer et expliquer.
  • image
    Anonyme il y a 1 semaine
    On pointe du doigt des effets( garde des enfants) et non les causes véritables : Mariages ou grossesses précoces, maintien précaire dans le système éducatif, lourdes tâches domestiques, insécurités sur le chemin de l’école et même dans le milieu familial… Les femmes ont moins accès aux programmes de formation en gestion, en comptabilité ou aux nouvelles technologies (TIC), ce qui limite leur compétitivité sur le marché du travail. Les femmes africaines sont très actives dans l'économie, mais souvent cantonnées au secteur informel ou à de petites exploitations. Elles éprouvent plus de difficultés de parvenir au crédit formel. Il faudrait réfléchir, entre autres, à un système éducatif séparé pour les femmes
  • image
    Jay il y a 1 semaine
    Ce que vous dites peux être compris mais nous vivons dans une société autre que celle vous faites référence. N'allez pas jusqu'à oublier l'impact qu'une femme au foyer qui connait bien sa mission peut avoir sur la société dans sa globalité. Construire un humain n'a pas d'égal en mon humble avis. Toutes les dérives de ce monde nous viennent de ces sociétés de femme au bureau . C'est un choix personnel. Peace out.
  • image
    Nnekk!!! il y a 1 semaine
    Croissance ou non, les hommes au boulot et les femmes à la maison. Nous ne confierons point nos enfants à d'autres femmes inconnues du matin au soir, cinq jours sur sept.

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.

Articles Tendances