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98.5% without a contract and 98.9% victims of violence: The statistical hell of domestic work in Dakar!

Auteur: Bernadette Seynabou Faye

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98,5% sans contrat et 98,9% de victimes de violences : L'enfer chiffré du travail domestique à Dakar !

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The figures are unequivocal and paint a picture of a sector largely characterized by precariousness. A study presented by the Center for Research and Action on Economic, Social and Cultural Rights (CRADESC) at the MOCODOM workshop highlights the alarming conditions in which domestic workers operate in Senegal. Between the lack of contracts, low wages, gender-based violence, and insufficient social protection, the report reveals an extremely fragile social reality. The survey was conducted in several areas, ranging from impoverished neighborhoods to residential sectors, combining quantitative and qualitative approaches. Community forums, as well as consultations with civil society organizations and international institutions, enabled the collection of diverse data.

According to the study's findings, nearly 57% of domestic workers surveyed are between 15 and 25 years old, confirming a strong youth presence in this sector. Even more concerning, over 21% of those surveyed are between 12 and 15 years old, despite the existence of a legal framework prohibiting child labor. The study also reveals that 67.5% of domestic workers have attended school, a finding that challenges some preconceived notions. The report emphasizes that these workers are not uneducated but rather lack opportunities.

CRADESC highlights the limitations of the Senegalese legal framework, particularly the 1978 Labor Code, which is deemed inadequate to meet current realities. Among the most striking figures, 98.5% of domestic workers do not have an employment contract. Furthermore, 94% are unaware of their rights as workers, and almost all are not registered with the labor inspectorate. Without a contract, the worker is subject to the employer's discretion, which fosters abuse, arbitrary dismissals, and non-payment of wages.

The document also mentions particularly harsh working conditions. More than 56% of employees work days exceeding eight hours, sometimes reaching up to 70 hours per week, while the legal limit is 40 hours per week. Resident workers, who represent 37.5% of those surveyed, are among the most vulnerable. Living with their employers, they are often subjected to violations of human dignity. One worker testified to sleeping on the floor in a corner of the house, without a mattress or basic amenities.

CRADESC also reveals significant underpayment. More than 51% of workers receive a wage below the legal minimum, set at approximately 58,900 FCFA. Some employers justify this situation by citing their own financial constraints, arguing that the food provided compensates for the low wages. Consequently, nearly 90% of domestic workers have no social security coverage, including health insurance and retirement benefits, even though these rights have been enshrined in law since 1961.

One of the most appalling findings concerns gender-based violence. According to the study, 98.9% of domestic workers surveyed reported experiencing some form of violence. Faced with these assaults, 45% of victims prefer to confide in family and friends, while only 9% seek legal counsel. The lack of reporting mechanisms thus fosters silence. In light of this situation, CRADESC calls for an urgent reform of the legal framework to ensure better protection and the effective enforcement of existing laws.

Auteur: Bernadette Seynabou Faye
Publié le: Vendredi 08 Mai 2026

Commentaires (7)

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    Affreux jojo il y a 1 jour
    Apres on traite les blancs d esclavagistes et on va prier Tsssss
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    Vérité il y a 1 jour
    Les blancs sont des anciens esclavagistes. Aujourd'hui ce sont ceux qui respectent le mieux le code du travail et rémunèrent le mieux au Sénégal.
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    PMS il y a 1 jour
    Mais comment voulez vous que ceux qui les emplois eux meme n'ont pas de contrats et leur faire des contrats. Il faut savoir que ce pays est dominé par le secteur informel donc il y'a un travail préalable à faire avant d'arriver à cela
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    Solution simple il y a 1 jour
    Interdire et punir toute embauche sans contrat peu importe l'emploi. Comme c'est le cas dans les pays modernes
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    Professionnel il y a 1 jour
    Il faut commencer à leur donner une bonne formation professionnelle !
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    Merci de rectifier il y a 1 jour
    ERREUR DE LA PART DE LA REDACTION/ "Le CRADESC expose les limites du cadre juridique sénégalais, notamment l' arrêté ministeriel n° 974 mfptdts du 23 janvier 1968, déterminant les conditions générales d’emploi des domestiques et gens de maison, modifié. Cet arrêté est jugé insuffisant et inadapté face aux réalités actuelles du travail domestique et à l'évolution du droit international marqué par l'adoption, en 2011, de la Convention n°189 de l'OIT sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques". Merci de corriger. Ici c'est l'arrété de 1968 (et non 1978) qui est visé et non le code du travail (de 1997).
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    OUSSEYNOU MANE il y a 1 jour
    Face à ces constats alarmants, certaines initiatives apportent une réponse concrète et porteuse d’espoir. C’est notamment le cas de KaNora Services, qui s’inscrit dans une dynamique de transformation du secteur du travail domestique en Afrique. En mettant en place des contrats de travail formels, en garantissant l’accès à des assurances santé et à des dispositifs de retraite pour les KaNora Lady, KaNora contribue activement à la protection et à la valorisation de ces professionnelles souvent invisibilisées. Au-delà de la mise en relation, KaNora redéfinit les standards du secteur en plaçant la dignité, le professionnalisme et l’excellence au cœur de son approche. Une vision qui prouve qu’il est possible de concilier qualité de service et respect des droits humains.
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    Manela il y a 1 jour
    Les femmes sont souvent dures avec les employées domestiques
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    Vrai il y a 1 jour
    Oh oui ! Dures est un mot faible. Beaucoup sont même cruelles. Mais certains hommes abusent aussi sexuellement des employées domestiques, ce ne sont pas tous des personnes bien.
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    Bindia Denise il y a 1 jour
    Ici au Sénégal le travail domestique est sous valoriser parce que une minorité de travailleurs sont immatriculé au niveau de la caisse de sécurité sociale santé et de l'ipres de ce fait la Forte majorité ne bénéficie pas de couverture sociale mais y'a une absence de contrôle et de l'application effective des textes protecteur de ce secteur pourtant il y'a eu des actions menées dans le passé il s'agit notamment de la ratification de la convention 189 sur le travail décent et le dépôt d'un mémorandum au Niveau DE l'assemblée nationale du Sénégal pour une législation sénégalaise et la C189 depuis l'arrêté ministériel numéro 0974 du 23 janvier 1968 qui détermine les conditions générales d'emploi des Domestiques et Gens de maison et formaliser le travail domestique et développer des stratégies innovantes pour renforcer l'adhésion des travailleurs et travailleuses domestique dans les organisations syndicales très important pour un employé nous souhaitons que les gouvernants ai plus d'égalité à ce secteur

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