Christine Fréchette devient la nouvelle première ministre du Québec
Âgée de 55 ans, elle est la deuxième femme à occuper cette fonction, après Pauline Marois, qui a dirigé le gouvernement de 2012 à 2014.
Christine Fréchette, ancienne ministre de l'Économie du Québec, est devenue mercredi la nouvelle première ministre de la province francophone après avoir remporté dimanche la course à la direction du parti au pouvoir. Âgée de 55 ans, elle est la deuxième femme à occuper cette fonction, après Pauline Marois, qui a dirigé le gouvernement de 2012 à 2014.
Elle remplace François Legault qui était en place depuis 2018. Cet ancien chef d'entreprise de 68 ans avait annoncé sa démission en janvier dans un contexte de grande impopularité.
Alors que les élections provinciales sont prévues en octobre, Christine Fréchette doit désormais relever le défi de redresser son parti, la Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit), qui accuse un retard considérable dans les sondages face aux Libéraux et au parti souverainiste (Parti québécois, PQ).
«Redonner confiance en l’avenir»
Cette spécialiste des affaires publiques, qui a été élue pour la première fois il y a seulement quatre ans, a mis l'accent sur les questions économiques, s'engageant notamment à améliorer le pouvoir d'achat des familles québécoises et à renforcer l'économie de la province. «Le changement que je propose est important», a-t-elle expliqué. «S'il y a une raison pour laquelle je me suis lancée en politique, c'est parce que je veux redonner confiance en l'avenir», a-t-elle ajouté, disant ne plus vouloir «qu'une génération ait le sentiment d'avoir été sacrifiée».
C’est le début d’un temps nouveau.
Merci !
Je tiens d’abord à remercier sincèrement les membres de la Coalition Avenir Québec pour leur confiance. Aujourd’hui, nous écrivons un nouveau chapitre de notre histoire comme famille politique.
À l’image du printemps qui apporte un… pic.twitter.com/Y0pkVt4AcJ
— Christine Fréchette (@CFrechette)
Selon un sondage de l'institut Léger mi-avril, la Coalition Avenir Québec n'est créditée que de 13% des intentions de vote tandis que le Parti libéral du Québec est au coude-à-coude avec le PQ autour de 33%. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'est engagé à organiser un référendum sur l'indépendance du Québec si son parti remporte les élections cet automne, malgré le manque d'intérêt général des électeurs.
Avec ses neuf millions d'habitants, le Québec a un statut particulier de «nation» au Canada en raison de sa langue, sa culture et ses institutions. Le 30 octobre 1995, la province a été à un cheveu de l'indépendance : le camp du «non» l'avait tout juste emporté, avec 50,6 % des voix. Actuellement, selon un sondage réalisé en mars, le soutien à l'indépendance est à son plus bas niveau depuis des décennies, à 29%.
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