Crise au Moyen-Orient et flambée du baril de pétrole : « Nous ne sommes plus trop loin de la rupture de stock, mais… » (Sonko)
À l’instar des autres régions du monde, le continent africain subit de plein fouet les contrecoups du conflit au Moyen-Orient. Le Sénégal n’est pas épargné. Comme dans les autres pays où le prix à la pompe a flambé en même temps que le baril de pétrole, le "Sénégal n’est plus loin de la rupture de stock". Du moins d’après le Premier ministre Ousmane Sonko.
Face à la presse, ce jeudi 12 mars 2026 à la primature, le chef du gouvernement a assuré que des options sont en train d’être étudiées pour faire face aux conséquences énergétiques engendrées par cette crise, notamment en utilisant nos propres ressources.
« Il est important dans la gestion de nos ressources de se donner les moyens de nos besoins avant de songer à exporter. Nous y travaillons. Pour le pétrole de Sangomar, ce n'est pas forcément le pétrole le mieux adapté à nos besoins de raffinage. Je crois qu’il y a des pétroles beaucoup plus adaptés, notamment ce que nous importons du Nigeria. La variété de notre pétrole est beaucoup plus adaptée à d'autres marchés », a confié Ousmane Sonko.
Mais, ajoute-t-il, dans le contexte actuel, des discussions ont été menées avec le directeur général de la SAR et l’entreprise exploitante afin que « si la crise devait prendre une certaine envergure, de pouvoir utiliser autant que de besoin ce pétrole avec des rendements moins importants, mais pour satisfaire au moins 50 % de notre marché ».
Le Premier ministre a également invité les Sénégalais à un changement d’habitude de consommation énergétique.
« Nous sommes un pays aux besoins extrêmement extravertis. Nous dépendons beaucoup de nos exportations et le moindre choc a des répercussions extrêmement difficiles. Donc, nous devons nous préparer à cette crise. Le gouvernement fait beaucoup d'efforts pour la réduction du coût de la vie, notamment les produits pétroliers justement, les denrées de première nécessité. Jusqu’où pourrons-nous tenir ? Peut-être plus pour très longtemps ! », alerte-t-il.
Par conséquent, prévient-il, « il faut que nous commencions à nous y préparer notamment par nos habitudes et nos habitudes de consommation. Réduire le gaspillage parce que nous ne savons pas combien de temps cette situation va durer. Les pays les mieux dotés que nous commencent à avoir des pénuries à la pompe. Il faut que nous puissions nous préparer à ce choc ».
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