Iran : Une chanteuse condamnée à 74 coups de fouet pour "atteinte à la décence publique"
En Iran, la jeune chanteuse Parastoo Ahmadi a été condamnée à 74 coups de fouet par le Tribunal pénal provincial de Qom, pour « atteinte à la décence publique par la production et la publication de contenus vulgaires et immoraux dans le cyberespace ». Les faits remontent à décembre 2024.
Elle avait donné un concert diffusé sur YouTube, sans porter le voile. Ce qui est inadmissible dans la République islamique très théocratique d’Iran. Outre la sentence de flagellation, la jeune femme, écope également d’une interdiction de quitter le territoire iranien pendant 2 ans et d’une interdiction d’exercer toute activité artistique pendant 2 ans.
Huit membres de son équipe de production dont des musiciens ont aussi écopé des mêmes peines. Ils ont tous participé au concert qui avait à l'époque déclenché la controverse.
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Le Leader de la Révolution islamique a accepté la demande du chef du Pouvoir judiciaire, Gholam Hossein Mohseni-Ejeï, de gracier ou de réduire les peines de ces 139 condamnés.
Le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, Ali Asghar Jahangir, a déclaré que l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei avait accordé l'amnistie par compassion islamique, soulignant que cette décision intervient alors que de nombreux pays refusent d'accorder la clémence en temps de guerre et de crise.
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Iran: Le communiqué publié ce samedi 20 juin par le quartier général central Khatam al-Anbiya indique :
« En raison du non-respect des engagements et de la violation manifeste par les États-Unis de la première clause du mémorandum d’entente mettant fin à la guerre, ainsi qu’en réaction aux violations continues et répétées du cessez-le-feu par le régime israélien dans le sud du Liban, aux massacres brutaux et au déplacement de centaines de milliers de personnes innocentes de cette région, et compte tenu du refus des forces d’occupation israéliennes de se retirer des territoires du sud du Liban, il est annoncé que le détroit d’Ormuz sera de nouveau fermé à la navigation. »
Le communiqué précise également :
« Il est rappelé que cette mesure constitue la première étape de la réponse à la violation des engagements par l’ennemi. En cas de poursuite des agressions, les étapes suivantes seront planifiées et mises en œuvre afin de contraindre l’adversaire à respecter ses obligations. »
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Iran: Les grandes lignes du texte actuel de l’accord s’articulent autour des points suivants :
1. Le dossier nucléaire
Dans la situation actuelle, aucun accord n’est conclu concernant le dossier nucléaire. L’Iran n’assume aucun nouvel engagement et le cadre de son programme nucléaire pacifique restera intact après la signature du mémorandum. Selon la proposition initiale de l’Iran, toute négociation relative au dossier nucléaire se déroulera dans un délai de 60 jours après la signature de l’accord. Les brèves mentions du programme nucléaire iranien dans le texte n’imposent aucun nouvel engagement à l’Iran ; elles se limitent à évoquer les négociations futures et à rappeler l’engagement constant de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires, conformément à la politique permanente de l'Ordre de la République islamique. Il ne fait aucun doute que, lors des négociations prévues dans les 60 jours suivant la signature du mémorandum, l’Iran négociera uniquement dans le cadre de ses principes fondamentaux concernant le programme nucléaire, en insistant notamment sur son droit à l’enrichissement et sur la conservation sur son territoire des matières enrichies en vue d’un éventuel accord final.
2. Le détroit d’Ormuz
Contrairement à certaines allégations étonnantes diffusées dans certains médias, l’Iran ne prend dans ce texte aucun engagement visant à céder la gestion du détroit d’Ormuz ni à rétablir la situation antérieure à l’agression militaire des États‑Unis et d’Israël. La seule question mentionnée concerne la normalisation de la circulation dans le détroit une fois la guerre imposée terminée, la garantie de la sécurité maritime par les États riverains, la fin du blocus illégal et la levée des menaces pesant sur le passage des navires commerciaux par les États‑Unis et Israël. À la demande de l’Iran, les États‑Unis n’auront absolument aucun rôle dans la future gestion du détroit d’Ormuz. Il est clairement indiqué que l’administration du détroit reposera sur une initiative iranienne dans un cadre régional impliquant les pays de la région. Dans ce contexte, la question de l’avenir du détroit d’Ormuz ne sera même pas abordée lors des négociations suivant la signature du mémorandum ; Téhéran réglera directement ce dossier dans le cadre de discussions avec Oman, autre État riverain.
3. Une fin de la guerre sur tous les fronts
L’objectif principal de la signature de ce mémorandum est de mettre fin à la guerre sur l’ensemble des fronts dans la région. Le texte évoque la cessation de la guerre contre l’Iran ainsi que la fin des hostilités dans les autres fronts régionaux, y compris au Liban. Le Liban est explicitement mentionné dans l’accord de fin de guerre, et les États‑Unis s’engagent à contraindre Israël à mettre fin à la guerre dans ce pays.
4. Les avoirs iraniens gelés
Un mécanisme clair a été prévu pour la libération des avoirs iraniens gelés, à la fois au moment de la signature du mémorandum et durant les négociations ultérieures. Téhéran affirme avoir obtenu des garanties précises concernant la libération de ces fonds selon des mécanismes définis et conformes à ses exigences. Si l’Iran décide de signer l’accord, une partie de ces avoirs sera débloquée immédiatement, tandis que le reste sera libéré progressivement au cours des négociations.
5. Les réparations de guerre
La question des dommages subis par l’Iran à la suite de ce qu’il qualifie d’agression illégale des États‑Unis et d’Israël figure également dans le mémorandum. Dans une approche jugée réaliste et opérationnelle, Téhéran a envisagé un mécanisme permettant d’obtenir ces compensations. Tout en soulignant la nécessité de ces réparations dans l’accord de fin de guerre, les modalités concrètes de leur mise en œuvre seront définies lors des négociations de 60 jours suivant la signature éventuelle du mémorandum.
Comme pour les avoirs gelés, Téhéran affirme avoir obtenu des garanties spécifiques de la part de tierces parties concernant le versement de ces compensations.
6. Les sanctions
Conformément à la demande de l’Iran de lever l’ensemble des sanctions imposées, qu’elles proviennent des États‑Unis ou de résolutions internationales, cette question sera examinée de manière précise pendant la période de 60 jours consacrée aux négociations nucléaires. De même que l’Iran ne prend aucun nouvel engagement nucléaire dans le mémorandum de fin de guerre, l’autre partie ne s’engage pas formellement à lever les sanctions dans ce document. La décision finale concernant les sanctions est donc renvoyée à la période suivant la signature du mémorandum et aux négociations de 60 jours qui s’ensuivront.
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