Les frappes américano-israéliennes ont tué, en trois semaines de guerre, de nombreux hauts responsables politiques et militaires iraniens, décapitant tout un pan de l'élite de la République islamique.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que l'Iran était "en train d'être décimé", tandis que l'armée israélienne a décrit la direction iranienne comme un "château de cartes qui s'effondre".
Mais plusieurs figures clés, dont le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, ont survécu et la République islamique a remplacé rapidement les responsables tués, tout en poursuivant la guerre contre les États-Unis et Israël.
Voici un récapitulatif des figures clés tuées jusqu'à présent dans la guerre :
Le guide suprême
L'ayatollah Ali Khamenei, numéro un du pouvoir iranien depuis 1989, a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d'une frappe sur Téhéran qui a également coûté la vie à plusieurs membres de sa famille. Son fils Mojtaba, bien que blessé selon l'administration américaine, a survécu et lui a succédé comme nouveau guide suprême, mais il ne s'est pas encore exprimé en public.
Le chef du Conseil de sécurité nationale
La mort d'Ali Larijani est probablement la perte la plus lourde subie par la République islamique après la disparition d'Ali Khamenei. Il a été tué le 17 mars lors d'une frappe israélienne, apparemment dans la région de Téhéran, qui a également tué des membres de sa famille.
Le commandant en chef des Gardiens de la Révolution
Mohammad Pakpour a été tué au premier jour de la guerre et a été remplacé par l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.
Le conseiller du guide suprême
Ali Shamkhani, pilier des forces armées depuis les années 1980, a été tué le premier jour de la guerre. Il a eu droit à des funérailles publiques à Téhéran.
Le ministre du Renseignement
Esmaïl Khatib a été tué par une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars.
Le ministre de la Défense
Aziz Nasirzadeh, vétéran de la guerre Iran-Irak, a lui aussi été tué dans une frappe le premier jour de la guerre.
Le commandant du Bassidj
Gholamréza Soleimani a été tué dans une frappe le 17 mars.
Le porte-parole des Gardiens de la Révolution
Ali-Mohammad Naïni a été tué à l'aube vendredi dans ce que les Gardiens ont qualifié d'attaque "lâche" des États-Unis et d'Israël.
Le chef du bureau militaire du guide suprême
Mohammad Shirazi a été tué le premier jour de la guerre.
Le chef d'état-major des forces armées
Abdolrahim Mousavi, tué le premier jour de la guerre, n'occupait son poste que depuis juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre des 12 jours.
AFP
Commentaires (14)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.