Trump assure qu'il "ne reste pratiquement rien à frapper" en Iran
Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l'offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu'il "ne restait pratiquement rien à frapper" dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios.
Dans le même temps, l'armée américaine a laissé entendre qu'elle pourrait désormais frapper les ports iraniens.
"Dès que je souhaiterai que ça s'arrête, ça s'arrêtera", a encore dit le président américain, prédisant que la guerre s'arrêterait "bientôt", peu après que le ministre israélien de la Défense a déclaré que l'offensive menée conjointement par Israël et les Etats-Unis se poursuivrait "sans limite de temps".
Il a par ailleurs promis lors d'un échange avec la presse à la Maison Blanche qu'une "grande sécurité" règnerait bientôt dans le détroit d'Ormuz, un point de passage extrêmement important pour le commerce de pétrole, où le trafic est quasiment à l'arrêt à cause de la guerre au Moyen-Orient.
"Nous avons frappé 28 navires poseurs de mines jusqu'ici", a dit Donald Trump, qui a fréquemment recours à des chiffres gonflés ou inventés, dans un échange avec la presse en marge d'une visite d'usine dans l'Ohio (région des Grands lacs).
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a appelé mercredi les civils iraniens à se tenir éloignés des ports du détroit d'Ormuz, utilisés, selon Washington, à des fins militaires par Téhéran.
"Des ports civils utilisés à des fins militaires perdent leur statut protégé et deviennent des cibles militaires légitimes selon le droit international", a indiqué le Centcom.
- Ecole -
Les Etats-Unis ont déjà été accusés d'avoir frappé une cible civile, une école plus précisément.
Le New York Times cite mercredi une enquête en cours de l'armée américaine, qui attribue la responsabilité de ce tir de missile aux Etats-Unis.
Interrogé par des journalistes à propos de ces informations, Donald Trump a affirmé qu'il n'était "pas au courant".
Le président américain avait d'abord accusé l'Iran, avant de faire en partie machine arrière et d'indiquer qu'il "s'accommoderait" du résultat de l'enquête.
Selon les autorités iraniennes, l'explosion à Minab, dans le sud du pays, s'est produite au premier jour de la guerre le 28 février et a fait plus de 150 morts.
L'AFP n'a pas été en mesure d'accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.
Face à l'envolée des cours du pétrole qui menace l'économie mondiale et l'impact politique délétère d'un conflit prolongé pour son parti, Donald Trump avait brusquement changé de ton lundi, déclarant que la guerre ne serait qu'"une excursion de courte durée".
Le républicain de 79 ans a aussi dit plusieurs fois que les opérations militaires étaient très en avance sur le calendrier de quatre ou cinq semaines qu'il avait lui-même avancé au début de la guerre, le 28 février.
Comme à son habitude, Donald Trump a aussi eu des propos en contradiction avec la perspective d'une fin rapide du conflit.
Lundi, il avait menacé l'Iran de frapper "beaucoup, beaucoup plus fort", et déclaré: "nous avons laissé de côté les cibles les plus importantes au cas où nous en ayons besoin plus tard".
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