L'ancien gouverneur Moïse Katumbi lors d'une interview à Lubumbashi, le 2 juin 2015.
Eclairer, fixer, démontrer... C'est le triple objectif poursuivi par Me Clément Tshitembo et ses collègues en allant vers les médias ce mardi 28 juin à Kinshasa. Avocats d'Emmanuel Stoupis, ils veulent aujourd'hui vulgariser dans l'opinion l'affaire de spoliation d'un immeuble dont l'opposant Moïse Katumbi est accusé. Une affaire qui a encore des zones d'ombre.
Pour Me Clément Tshitembo et ses collègues, l'affaire n'a rien de politique. C'est, selon eux, depuis 2013 que leur client Emmanuel Stoupis avait saisi la justice à Lubumbashi. Ces avocats se disent satisfaits de la condamnation de Moïse Katumbi dans cette affaire de spoliation d'un immeuble.
Cependant il y a des questions restées sans réponse : que dire de l'acte de vente conclu en 1998 entre deux personnes absentes du pays : madame Katina, décédée en 1997, et Moïse Katumbi en exil en Zambie au moment des faits ? Quel est alors le sort du conservateur des titres fonciers qui aurait aidé à établir les faux papiers attaqués dans le procès ?
De leur côté, les avocats-conseils de Moïse Katumbi ont attaqué le jugement rendu par le tribunal de paix de Kamalondo. Ils affirment aussi que Emmanuel Stoupis ne dispose d'aucun titre de propriété à opposer au certificat d'enregistrement consigné depuis 40 ans au nom de Katebe Katoto dans le registre du conservateur des titres fonciers à Lubumbashi. En attendant, Raphaël Katebe et Moïse Katumbi, les deux frères, annoncent leur décision de porter plainte contre Emmanuel Stoupis, dans son pays, la Grèce.
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