Le président élu, soutenu par la communauté internationale, a tenu son discours depuis l'hôtel où il est retranché à Abidjan.
Ouattara veut "aller vite"
Reconnu président ivoirien par la communauté internationale, Alassane Ouattara a appelé jeudi à "aller vite" pour résoudre la crise politique. "Ill faut tirer les leçons de tout ce qui s'est passé, il est temps d'agir et de sortir de cette situation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Comme on lui demandait si la solution était diplomatique, il a indiqué : "c'est ce que nous souhaitons tous pour la Côte d'Ivoire et nous souhaitons que ceci se fasse dans les plus brefs délais".
Auparavant, il avait prononcé un discours de "voeux à la Nation" depuis son QG, un hôtel où il est retranché avec son gouvernement -l'établissement est soumis à un blocus routier des forces pro-Gbagbo et est protégé par la mission onusienne Onuci et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Debout à un pupitre, en présence de son gouvernement dirigé par le chef des FN Guillaume Soro, il a souligné que "l'année 2010 se termine dans la tristesse et la désolation". "Des centaines de morts ont déjà été dénombrées. Et il y a hélas fort à craindre que ce décompte macabre ne révèle des découvertes plus terribles encore", a-t-il lancé. Malgré "les impatiences (qui) montent", il a affirmé que son "serment personnel" et son "engagement" étaient "d'épargner le maximum de vies humaines".
Pas de troupes du Ghana en cas d'intervention
Le Ghana n'enverra pas de troupes en Côte d'Ivoire en cas d'éventuelle intervention militaire des pays ouest-africains pour forcer Laurent Gbagbo à partir, a annoncé jeudi son ministre de la Défense. Raison officielle : le Ghana ne dispose pas de suffisamment de troupes pour en déployer partout dans le monde. - L'Onu inquiète Le conseiller spécial de l'Onu chargé de la prévention des génocides, Francis Deng, s'est dit jeudi "très inquiet" de la situation et s'en est pris à Laurent Gbagbo. "Des informations, non vérifiables pour le moment, faisant état de graves violations des droits de l'homme par les partisans de Laurent Gbagbo et par les forces qu'il contrôle, ainsi que le recours à des propos provocateurs incitant à la haine et à la violence, arrivent de manière continue", a-t-il dit.
L'Onu inquiète
Le conseiller spécial de l'Onu chargé de la prévention des génocides, Francis Deng, s'est dit jeudi "très inquiet" de la situation et s'en est pris à Laurent Gbagbo. "Des informations, non vérifiables pour le moment, faisant état de graves violations des droits de l'homme par les partisans de Laurent Gbagbo et par les forces qu'il contrôle, ainsi que le recours à des propos provocateurs incitant à la haine et à la violence, arrivent de manière continue", a-t-il dit.
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