Guinée-Bissau : Le PAIGC accuse les autorités de la transition d'empêcher son député de quitter le pays
Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) a dénoncé, le mardi 24 février 2026, ce qu'il qualifie d’« entrave illégale » au départ du territoire national du député Octávio Lopes, qui s'est produit à l'aéroport international Osvaldo Vieira, à Bissau.
Selon un communiqué de répudiation et de condamnation politique publié par le Secrétariat national du PAIGC, Octávio Lopes, qui est également le représentant national du candidat du parti à la Présidentielle, Fernando Dias da Costa, a été empêché de se rendre à Dakar, au Sénégal, sur un vol régulier d'Asky, bien qu'il fût en possession de tous les documents légalement requis.
L'obstruction a été perpétrée par les services de migration et des frontières sans présentation d'aucune ordonnance judiciaire ni décision administrative écrite, citant prétendument seulement un « ordre supérieur », selon le journal "O Democrata" qui a repris le communiqué du PAIGC.
Pour le parti, la situation constitue un cas d’« abus de pouvoir », représentant une violation des libertés fondamentales inscrites dans la Constitution de la République, ainsi qu’un affront aux immunités et prérogatives parlementaires.
Le PAIGC soutient en outre que cet épisode n'est pas isolé, l'inscrivant dans un prétendu « schéma systématique de persécution politique ». À cet égard, il rappelle les événements du 26 novembre 2025, lorsque Octávio Lopes a été détenu pendant 43 jours, ainsi que Domingos Simões Pereira, président de l'Assemblée nationale populaire et du PAIGC, Roberto Mbesba, dirigeant du PRS, et, plus tard, Marciano Indi, député de la Nation et de la CEDEAO.
Selon "O Democrata", le Secrétariat national du PAIGC a affirmé que le député n'a jamais été informé d'aucun fondement juridique justifiant sa détention ou sa libération ultérieure et il n'existe à ce jour aucune procédure judiciaire ni mesure restrictive limitant sa liberté de mouvement.
Pour cette raison, le PAIGC considère que les arrestations survenues en novembre 2025 ont constitué « l'un des plus graves revers pour les acquis démocratiques » du pays et estime que l'épisode de mardi démontre la poursuite d'une logique présumée d'intimidation politique.
Dans ce document, le parti met également en garde contre « une escalade des restrictions illégales et des persécutions à l'encontre des dirigeants politiques », rapporte le journal.
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