Inondations en Afrique du Sud: au moins neuf morts, le Mozambique aussi en alerte
Neuf personnes sont mortes dans des inondations en Afrique du Sud depuis Noël rien que dans la province du Limpopo, a appris jeudi l'AFP auprès des autorités locales sud-africaines.
Signe de la gravité des dégâts, le président Cyril Ramaphosa a visité les zones sinistrées dans le nord-est du pays, qui avaient été placées en alerte maximale par les services météorologiques sud-africains.
Elles comprennent notamment le célèbre parc Kruger, qui a dû évacuer certains de ses camps.
Le Mozambique voisin, également en alerte, a aussi enregistré des "pertes humaines", selon un communiqué sans plus de précision du président mercredi.
"Neuf personnes ont été retrouvées mortes", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement provincial du Limpopo, précisant que ce décompte a été réalisé au début des fortes pluies le 25 décembre.
"Douze personnes ont été bloquées dans le village de Mbaula, près du parc Kruger, en raison du débordement de la rivière Letaba et à ce jour, 190 personnes ont été secourues", a-t-il ajouté.
Des images partagées par les forces de défense sud-africaine montrent des évacuations par hélicoptère, notamment du village de Mbaula.
Le fameux parc Kruger, attirant les touristes amateurs de faune sauvage, a dû évacuer "six campements dans le bush ainsi que quelques autres avec des tentes", a indiqué à l'AFP le directeur de la communication du parc, Rey Thakhuli.
Il n'y a eu toutefois aucun décès, assure-t-il, malgré les images impressionnantes de flots surpuissants submergeant les ponts du parc. L'accès à la réserve avait été suspendu jeudi pour les visiteurs à la journée.
Situé en aval de la rivière Limpopo, le Mozambique procède à l'évacuation de populations dans les zones basses de nombreuses villes sur son passage, a annoncé l'Institut national de gestion des catastrophes.
Si l'été austral est supposé être la saison des pluies dans ces régions, leur intensité contraste vivement avec la sécheresse frappant la région près du Cap, touchée par de nombreux incendies.
"Notre été extrême n'est qu'un avant-goût des conséquences climatiques qui pourraient nous attendre si on n'agit pas dès maintenant", estime James Reeler, spécialiste du climat à WWF Afrique du Sud, dans un communiqué.
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