Mali : Assimi Goita nomme un nouveau chef d’Etat major général des Armées
Au Mali, le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a pris ce mercredi 06 mai deux décrets. Le premier porte sur la promotion du général de brigade Jean Elise Dao. L’officier supérieur est élevé au grade de général de division. Le deuxième décret acte la nomination de ce dernier au poste de Chef d’Etat-major général des Armées en remplacement du général Oumar Diarra appelé au gouvernement.
M. Diarra a récemment été promu Ministre délégué chargé de la Défense nationale. Notons que le général de division Jean Elisée Dao était précédemment Chef d’Etat-major général adjoint des Armées.
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Une fausse rumeur sur une mystérieuse maladie provoquant l’atrophie des organes génitaux masculins a déclenché une série de violences meurtrières en RDC. Au moins 17 personnes ont été tuées, dont quatre agents de santé, illustrant l’impact grandissant de la désinformation sanitaire sur fond de méfiance envers les institutions médicales.
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En République démocratique du Congo, une rumeur sanitaire infondée s’est transformée en crise sécuritaire. Dans la province de Tshopo, au nord-est du pays, de fausses informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains cercles religieux ont provoqué des lynchages et des attaques contre des agents de santé.
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Selon une enquête de l’agence Reuters, tout est parti, fin 2025, d’allégations évoquant une maladie mystérieuse censée provoquer l’atrophie des organes génitaux masculins. En quelques jours, des témoignages non vérifiés ont circulé massivement en ligne, alimentant la panique dans plusieurs localités.
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Cette psychose collective a dégénéré le 6 octobre dernier dans la région d’Isangi, lorsque des équipes médicales venues mener des enquêtes de vaccination ont été prises pour cible.
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Quatre agents de santé tués
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Dans le village d’Ilambi, des habitants ont accusé les agents de santé de propager la prétendue maladie après avoir aperçu leurs gilets de terrain et leurs tablettes électroniques. Deux médecins, Placide Mbungi et John Tangakeya, ont tenté d’expliquer leur mission, sans lien avec la rumeur sanitaire. Ils ont été tués sur place.
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Dans le village voisin de Yafira, deux autres membres de l’équipe, Mathieu Mosisi et Kevin Ilunga, ont également été lynchés alors qu’ils cherchaient la protection d’un policier. Selon l’Alliance africaine de réponse aux infodémies (AIRA), pilotée par l’Organisation mondiale de la santé, au moins 17 homicides liés à cette rumeur ont été recensés à travers le pays.
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Réseaux sociaux et églises pointés du doigt
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L’enquête révèle que plusieurs vidéos virales ont contribué à amplifier la désinformation, certaines ayant été visionnées des centaines de milliers de fois. Dans plusieurs d’entre elles, des pasteurs de Kisangani affirment avoir « guéri » des prétendus malades par la prière, renforçant la crédibilité de la rumeur auprès des populations.
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Un télévangéliste local, Jules Mulindwa, déjà accusé par le passé de fausses affirmations médicales sur le coronavirus, figure parmi les relais identifiés de cette campagne de désinformation. Des médias locaux et des comptes basés à l’étranger ont également relayé ces contenus, parfois sans vérification préalable.
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Pour les experts, cette crise révèle la fragilité du rapport entre les populations et les institutions sanitaires en Afrique. Cette défiance s’inscrit dans une histoire plus large, marquée par l’héritage colonial, certaines expérimentations médicales occidentales controversées et l’essor fulgurant des réseaux sociaux.
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Une riposte institutionnelle encore insuffisante
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Face à la crise, les autorités provinciales ont publié, dès le 7 octobre, un communiqué dénonçant une rumeur « fausse et dangereuse ».
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Des campagnes de sensibilisation ont ensuite été déployées à travers les radios locales, les réseaux sociaux et les relais communautaires, avec l’appui de l’OMS. Mais les rumeurs persistent. En mars dernier, dans la province du Lualaba, une femme accusée de propager cette prétendue maladie a été lynchée, selon des informations locales relayées par l’AIRA.
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Hemetti réaffirme sa volonté de poursuivre la guerre contre l’armée soudanaise malgré les appels à la paix. Le chef des FSR affirme disposer désormais de 450 000 combattants et accuse l’armée d’être liée aux islamistes. Le conflit, déclenché en avril 2023, continue d’alimenter les accusations mutuelles et l’instabilité au Soudan.
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Le commandant des Forces de soutien rapide (FSR), Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti », a réaffirmé le 6 mai sa détermination à poursuivre les opérations militaires contre l’armée soudanaise, alors que le conflit, déclenché en avril 2023, continue de ravager le pays. Lors d’une allocution adressée à ses officiers depuis un lieu tenu secret, le chef paramilitaire a accusé le commandement militaire d’être responsable de l’échec des initiatives de paix et de la poursuite des combats.
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Hemetti a assuré que ses forces restaient favorables à une issue négociée, tout en estimant qu’un cessez-le-feu ne pouvait être imposé par une seule partie. Selon lui, les appels au dialogue formulés par les FSR ont été interprétés par l’armée comme un signe de faiblesse. Il a néanmoins insisté sur le fait qu’il n’existait « aucun intérêt à poursuivre cette guerre », malgré la poursuite des affrontements dans plusieurs régions du Soudan.
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Des liens avec les Émirats
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Le chef des FSR a également affirmé que ses effectifs avaient fortement augmenté depuis le début du conflit, passant, selon ses chiffres, de 143 000 combattants à près de 450 000 hommes. Il a présenté cette progression comme une preuve du soutien populaire dont bénéficieraient ses troupes, tout en accusant l’armée régulière de dépendre de « mercenaires » et de groupes islamistes affiliés aux Frères musulmans.
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Dans un discours particulièrement virulent, Hemetti a qualifié l’état-major soudanais de façade pour « Daech » et les islamistes, les accusant d’avoir trahi les paramilitaires au début de la guerre. Il a également affirmé que ses forces pourraient poursuivre le conflit « pendant des décennies » si aucune solution politique n’était trouvée. Selon lui, les FSR seraient capables d’avancer jusqu’à Port-Soudan, tout en affirmant vouloir éviter de viser les civils.
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Ces déclarations interviennent alors que l’armée soudanaise accuse, de son côté, les paramilitaires d’avoir ciblé l’aéroport de Khartoum avec le soutien présumé des Émirats arabes unis et de l’Éthiopie. Les deux camps continuent de s’accuser mutuellement de crimes de guerre et d’attaques contre les infrastructures civiles, tandis que les efforts diplomatiques régionaux et internationaux peinent à obtenir une désescalade durable.
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