La Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB) a annoncé mardi dernier, l’arrestation de l’imam Mohamed Ishaq Kindo. Le religieux aurait publiquement exprimé son opposition à un projet de loi visant à encadrer l’exercice des cultes dans l'administration publique. Son arrestation a entraîné des manifestations dans la capitale burkinabé, Ouagadougou.
Dans la foulée, un communiqué attribué au procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga II a annoncé le décès de l’imam. Ce qui est faux.
En tout cas, c'est qu’on retient d’une note publiée hier mercredi, par le procureur. Il précise dans le document que ce communiqué qui lui est attribué " n’émane d’aucune autorité judiciaire de son ressort ".
C’est « l’œuvre de délinquants », poursuit l’homme en toge, qui appelle la population à la vigilance sur de tels communiqués.
Les « services de police judiciaire sont instruits pour mener des investigations systématiques en vue d’identifier les auteurs (de ce communiqué mensonger), leurs complices et tous ceux qui partagent ces publications, pour qu’ils subissent la rigueur de la loi », informe par ailleurs le procureur.
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