Overdose politique, économie en soins intensifs
Décidément, la machine politique ne s'arrête jamais ! Code électoral, partis politiques, candidature, nomination, poste, dialogue politique, fichier électoral, transhumance, combines… Au Sénégal, ces mots tournent en boucle, comme un vieux mbalax rayé. À croire que le pays est devenu une salle d’attente… d’élections permanentes.
Nous sommes en 2026. Pendant que l'on nous annonce une croissance de 2,5 %, le reste de l’Afrique subsaharienne trotte à plus de 4 %.
Mais chez nous, l’urgence n’est ni l’emploi, ni la formation, ni le pouvoir d’achat. Non. L’urgence, c’est de savoir qui sera candidat, qui sera recalé, et surtout qui héritera du « poste » sacré — ce Graal républicain qui transforme chaque citoyen en stratège de salon.
Le dialogue politique ? Une série à saisons infinies : beaucoup d’épisodes, peu de scénarios, et toujours les mêmes acteurs. On y débat du fichier électoral avec la gravité d’un conseil de guerre, pendant que le panier de la ménagère, lui, fait campagne… pour sa survie.
À force de vivre au rythme des scrutins, on finit par confondre gouverner et gagner. Or, un pays ne se développe pas à coups de bulletins, mais à coups de décisions. 2029 est si loin mais apparemment si proche.
Au Sénégal, pendant que l’économie peut bien attendre : la politique, elle, est toujours en campagne… même contre la réalité.
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