Internet par satellite : le Sénégal prépare un tournant historique pour l’inclusion numérique
Le Sénégal s’engage dans une nouvelle phase décisive de sa stratégie de connectivité. Sous l’impulsion du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, un vaste programme de déploiement d’antennes satellitaires sera lancé dès cette année 2026. L'ambition est claire : réduire durablement la fracture numérique et garantir à chaque citoyen un accès fiable à Internet, quel que soit son lieu de résidence.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des investissements déjà engagés dans la fibre optique, les dorsales nationales et les réseaux mobiles. Elle vient toutefois répondre à une réalité persistante : certaines zones rurales, frontalières ou enclavées restent encore difficiles et coûteuses à connecter par des infrastructures terrestres classiques.
Le satellite comme accélérateur stratégique
Le choix du satellite n’a pas vocation à remplacer les opérateurs existants. Il s’agit plutôt d’un complément stratégique permettant d’apporter rapidement la connexion là où elle peut transformer la vie quotidienne, notamment dans les écoles, les postes de santé, les administrations locales et les villages isolés. L’approche retenue privilégie l’équité territoriale en agissant d’abord là où l’impact social est immédiat.
D’après le Directeur des Télécommunications, El Hadji Cheikh Sylla, la cartographie des zones mal desservies est déjà finalisée et les priorités sont établies. Le déploiement se fera par étapes, avec une planification méthodique et des mécanismes d’aménagement numérique destinés à garantir la durabilité du modèle. L’annonce présidentielle d’un accès gratuit pour un million de bénéficiaires repose sur une combinaison de financements publics, de partenariats et d’actions ciblées dans les services d’intérêt général.
Un cadre réglementaire pour une souveraineté numérique
L’arrivée d’acteurs satellitaires supplémentaires sur le marché sénégalais ne signifie pas pour autant une libéralisation incontrôlée. Le gouvernement assure que tout sera fait conformément à la réglementation en vigueur, dans un cadre transparent visant à protéger l’intérêt général, assurer l’équilibre concurrentiel et préserver la cohérence du secteur des télécommunications.
Les impacts attendus sur la vie quotidienne sont majeurs. Le satellite est présenté comme un véritable levier de transformation capable d'appuyer la télémédecine, d'améliorer l’apprentissage grâce aux ressources numériques, de soutenir l’économie locale et de moderniser l’agriculture par l’accès à l’information en temps réel.
Au-delà de la technologie, c’est une vision de société qui se dessine : connecter pour inclure. Si la planification et le financement restent alignés, le satellite pourrait devenir l’un des piliers majeurs du renouveau technologique et une avancée décisive pour la souveraineté numérique du Sénégal.


Commentaires (25)
Il faut éviter de galvaudé l'appellation CONNECTION SATELLITAIRE et pas le mettre un fourre tout parce qu'à travers le nom se cache derrière un révolution technologique entre deux systèmes de diffusion dans deux ORBITE DIFFÉRENTS l'ancienne devenue OBSOLÈTE en orbite géostationnaire à 36000 km de la terre à partir d'un satellite qui tourne à la même vitesse que la terre en restant au dessus d'un même point géographique, un système abandonné trop de LATENCE et des DÉBITS faibles qui ne sont plus adaptés (unsuitable) à l'Internet moderne que certains opérateurs essaient de recycler en Afrique. Le nouveau système que l'état du Sénégal vient d'octroyer une licence avec STARLINK est un réseau de plusieurs milliers de satellites qui tournent vite en se reliant pour maintenir la connexion en orbite basse LEO (Low Earth Orbit) à 450 km de la terre et donnant des vitesses similaires à la fibre optique et avec des LATENCE exceptionnelles. Il faut dire qu'à travers ce texte on ressent les inquiétudes des opérateurs traditionnelles parce qu'à travers le monde une mutation est entrain de se faire avec l'abandon de la connexion terrestre très lent exemple la fibre optique au Sénégal est pratiquement pour la presque totalité des abonnements à 10 Mbps par seconde alors STARLINK est déjà à 400 Mbps par seconde et avec l'arrivée de son concurrent AMAZON LEO (Kuiper) qui envisage de proposer en abonnement le 1 Gbps par seconde lui aussi de faire la même chose. En conclusion le Sénégal où les débits sont très médiocre la bande passante insuffisante ferait mieux d'ouvrir largement la concurrence et d'arrêter de parler de zones éloignées chacun, chaque citoyen devrait pouvoir s'abonner à Starlink sur tout le territoire même en ville à Dakar.
- Le premier est déjà fait et je suis ravi que cela soit venu du PM Ousmane Sonko qui remet en question les statistiques de la production arachidière de l'année passée où on nous parlait de million et quelques de tonnes récoltés ce qui étaient manifestement invraisemblables.
-La deuxième supposé acquis qui n'en est pas la qualité du réseau des télécommunications numériques, la qualité d'un réseau s'apprécie par sa capacité à charrier le maximum de données par seconde, le Débit, le nôtre a les débits qui sont les plus lents du monde constatés sur le terrain et donc pas bon très médiocre sans parler de la manière qu'il est établi dans nos villes aérien et polluant en toile d'araignée qu'il faut dénoncer.
- La troisième est le fait de faire croire au Sénégalais et à ses autorités que le pays à un satellite en orbite ce qui est faux, il n'en a pas un CUBESAT de la taille d'une boîte de sardines en Orbite Basse qui tourne à vitesse d’une révolution de la terre toutes les 45 minutes comme un éclair n'est pas un vrai satellite en orbite géostationnaire en un point fixe au dessus du Sénégal, l'occasion offerte par le programme Rideshare payant pour une place sur le fusée Falcon 9 de SpaceX pour les universités américaines pour des expériences expérimentales de laboratoires en situation d'apesanteur doit pas autoriser quelqu'un ou un groupe de tromper l'opinion.
Beaucoup d'autres choses qu'il faut remettre en question restent et à l'avenir nous veillerons à le faire.
L'argent du pétrole sénégalais n'a pu être tracé dans le dernier rapport de l 'ITIE au Sénégal (l' initiative pour la transparence dans les industries extractives) publié fin 2025.
Un autre contrat jugé "fantôme" attribué à Oranto Petroleum pour le bloc de Sébikotane sans approbation réglementaire, des revenus pétroliers "introuvables" selon certains analystes, et des préoccupations soulevées par la Cour des comptes concernant des financements opaques de Petrosen, mettant en lumière des problèmes de gouvernance et de traçabilité financière dans le secteur extractif sénégalais.
Selon les conclusions du rapport de l'ITIE publié fin 2025,les revenus issus du pétrole et du gaz ne seraient pas correctement tracés, avec des interrogations sur leur gestion et leur destination.
C'est comme ça que les israeliens ont fait: ils ont ''fournis'' aux autorités palestiniennes des appareils satellitaires et autres, ce qui eur a permis d'être au courant de leurs agissements.......
Il faut que l'on fasse gaffe ! Déjà il y a plein de logiciels inadaptés dans nos centres d'état civil,.....
Pour être au rendez vous de cette évolution technologique ou tout est résolu avec internet, il nous faut une internet de qualité. Merci au gouvernement
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