En marge du Conseil des ministres décentralisé à Kaolack, le ministre des Infrastructures et des Transports s’est félicité des décisions prises à travers cette décentralisation des Conseils des ministres qui permettent un rapprochement du gouvernement et des populations. «Au coeur des préoccupations des populations, le gouvernement prend des décisions in situe», souligne Mor Ngom. «C’est bénéfique pour les régions, en permettant de les doter d’une matrice d’infrastructures, pour impulser le développement local», poursuit M. Ngom qui se plaît à rappeler les décisions prises pour Kaolack, notamment «la création de l’université du Sine-Saloum, la réhabilitation du Port de Kaolack et des principaux axes routiers de la région, dont le tronçon Fatick-Kaolack qui sera praticable sous peu. Il y a aussi la route Dinguiraye-Keur Ayib-Sokone». Il cite aussi l’accord avec la Gambie pour le pont, le démarrage pour bientôt du projet de contournement de la Gambie allant de Koumpentoum au Pont de Gouloumbou. «Ce sont des décisions prises dans le cadre d’un nouvel ordre de priorités à la place des centaines de milliards investis sur des dizaines de kilomètres à Dakar et qui ne profitaient qu’aux Dakarois», insiste-t-il pour magnifier les portées de ces Conseils des ministres décentralisés.«Nous sommes plus concrets que ces 'concrétistes' qui ont choisi de disparaître dans la nature»Et, jetant un pavé dans la mare du régime sortant, de son prédécesseur au poste notamment, Mor Ngom dit : «Nous ne sommes pas la génération du concret, mais nous sommes plus concrets que ces concrétistes' qui ont choisi de disparaître dans la nature». Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il réplique aussi aux sorties de Me Ousmane Ngom et de certains autres responsables du Pds. «Nous tenons à préciser à ceux qui passent leur temps à pérorer à travers les médias que c’est normal, ce sont des avocats, on les comprend, parce qu’ils n’ont fait que retrouver leur métier d’antan». Mais, ajoute-t-il, «ils ne sauront pas détourner les Sénégalais de l’essentiel. L’essentiel est autre que neuf véhicules soi-disant appartenant à Abdoulaye Wade et un procès pour lequel on n’est absolument pour rien (ndlr : l’affaire des 830 millions que la fondation suisse Entenna Technologie réclamait à la fondation de Mme Wade et qui ont été payés). Ce sont des créanciers qui avaient saisi la justice et elle était en train de faire son travail». Mor Ngom dit s’étonner d’ailleurs que «c’est aujourd’hui que Me Ngom peut défendre Wade. Il oublie quand il l’attaquait disant qu’il parle en démocrate et agit en monarque ou quand il l’invitait à la mosquée de Mermoz pour venir y jurer sur le Coran…». Quoi qu’il en soit, Mor Ngom se veut catégorique : «Personne ne sera au-dessus de la loi, fut-il un ancien ministre de l’Intérieur. Nous sommes tous des justiciables et devons tous déférer à des convocations pour éclairer la justice. Ces audits, ce ne sont pas nous qui les avions commandités, mais bien le gouvernement de Wade, mais qui avait mis le coude dessus». «Nous respectons la séparation des pouvoirs, c’est la raison pour laquelle la justice est libre de faire son travail sans aucune injonction de l’Exécutif», relève-t-il.
Auteur: Barka Isma BA
Publié le: Dimanche 17 Juin 2012
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