Crise à l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique : Des syndicats de la santé tirent la sonnette d’alarme
À Dakar, la tension est vive au sein de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP). Dans un communiqué rendu public le 16 mars 2026, les sections du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS) de l’ARP annoncent la jonction de leurs luttes pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « mauvaise gestion » de l’institution chargée de réguler les produits pharmaceutiques au Sénégal.
Des inquiétudes sur la sécurité sanitaire
Selon le SAMES et le SUTSAS, la situation au sein de l’ARP demeure préoccupante malgré plusieurs alertes déjà adressées aux autorités. Ils estiment que des dysfonctionnements pourraient affecter la santé publique, notamment à travers des ruptures de médicaments et la survenue d’effets indésirables liés à certains produits pharmaceutiques.
Les syndicats citent notamment les cas de la bupivacaïne et de l’iohexol, deux produits dont la gestion et le suivi auraient suscité des interrogations. D’après les signataires du communiqué, l’ARP n’aurait pas encore fourni de réponses techniques et scientifiques claires ni pris de décisions réglementaires jugées appropriées pour rassurer les professionnels de santé et les patients.
Une alliance syndicale pour défendre la santé publique
Face à cette situation, les responsables syndicaux affirment agir avant tout par souci de protéger la santé des populations sénégalaises. Dans leur déclaration, ils se présentent comme un « bouclier » contre les risques pouvant découler d’une mauvaise gestion du secteur pharmaceutique.
Les deux organisations assurent qu’elles continueront à défendre l’intérêt des citoyens et à réclamer des mesures correctives pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits de santé disponibles au Sénégal.
Des pressions dénoncées
Les syndicats affirment également ne pas se laisser intimider par d’éventuelles mesures de rétorsion. Ils évoquent notamment des tentatives d’intimidation, de suspension de salaires ou d’autres formes de pression qui pourraient être utilisées pour freiner leur mobilisation.
Malgré ces menaces, les représentants du personnel de l’ARP disent être déterminés à poursuivre leur combat pour plus de transparence et de rigueur dans la régulation pharmaceutique.
Un dossier sensible pour le système de santé
Cette sortie des syndicats intervient dans un contexte où la régulation du médicament est considérée comme un enjeu stratégique pour la sécurité sanitaire au Sénégal. L’ARP joue en effet un rôle clé dans l’autorisation, le contrôle et la surveillance des produits pharmaceutiques circulant dans le pays.
Les regards se tournent désormais vers les autorités sanitaires, appelées par les syndicats à apporter des réponses rapides et claires afin d’éviter que la situation ne fragilise davantage la confiance dans le système de santé.
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