Mbougar Sarr : «La politique me rend bête»
Invité, dans un entretien paru ce vendredi dans Le Soleil, à poser son regard sur la fonction «conscience critique du monde» de l’écrivain dans un contexte où s’imposent «d’autres formes de discours, à savoir médiatique, politique, numérique», Mohamed Mbougar Sarr a signalé qu’à la différence du politique par exemple, l’outil de ce dernier, la littérature, «n’est pas un discours». «Elle serait plutôt du côté de l’art, de la création, du trouble, de l’émotion, d’un rire foudroyant, d’une secousse que vous devez sentir vous traverser», égrène le Goncourt 2021 («La plus secrète mémoire des hommes»).
Écartant toute idée d’opposer «esthétique et politique», Mbougar Sarr embraye : «J’aime la politique, je l’adore, elle me rend fou, mais elle me rend bête, comme elle abêtit toujours quand elle est l’unique horizon existentiel et qu’on y réduit le monde. ‘Tout est politique’ : pourquoi pas ? Je veux bien, encore que je ne sois pas sûr que ceux qui répètent ce mantra puissent aller plus loin. Tout est politique, mais la politique n’est pas tout. […] Je réclame pour la littérature une indocilité qui la dégage du discours immédiat. C’est une forme suprême et exquise de politique et d’engagement.»
Commentaires (11)
si vous lisez ses propos, Bougar Sarr //Mohamed Mbougar Sarr a signalé qu’à la différence du politique par exemple, l’outil de ce dernier, la littérature, «n’est pas un discours»// ????? il aime s'écouter parler...
Il y a des gens de littérature qui sont des gens de réseaux plus ou moins occultes
Felwine Sarr et lui se ressemblent beaucoup à cet égard
Est-ce que tu es satisfait de ce régime et de ni niouy dokhalee ? On aimerait bien connaître ta position actuelle.
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