Forages ruraux : Une étude de l’ANER en cours de validation pour produire de l’eau à bas prix
« Avec autant de potentiel en énergie solaire du Sénégal, il est incompréhensible qu’on puisse avoir des problèmes énergétiques pour produire de l’eau à bas prix ». C’est ce qu’a déploré le professeur Diouma Kobor, directeur général de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER).
Il s’exprimait en marge de l’atelier de restitution de l’étude relative aux référentiels techniques et aux modèles économiques des systèmes de pompage solaire communautaire et de la solarisation des forages ruraux que l’ANER a organisé ce jeudi, à Dakar, dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions de promotion des énergies renouvelables, avec l’appui financier du Programme d’énergies durables (PED/GIZ).
Au cours de cette rencontre qui constitue une étape importante dans le processus de validation des recommandations issues de cette étude, le directeur général de l’ANER révèle qu’en plus de cette difficulté, son agence a remarqué aussi que, dans l’irrigation agricole, il y a un grand problème lié au coût de l’énergie.
Pour changer la donne, Diouma Kobor renseigne que depuis son arrivée, l’ANER a pris des initiatives. « C’est pourquoi, quand on est venu en 2024, nous avons mis en place un premier projet qui s’appelait ‘Hybridation des 2 000 forages ruraux du Sénégal’ car, l’Office des forages ruraux (OFOR) nous avait signifié qu’il y avait environ plus de 2 000 forages au Sénégal », a-t-il indiqué.
Pour lui, cette étude relative aux référentiels techniques et aux modèles économiques des systèmes de pompage solaire communautaire et de la solarisation des forages ruraux a montré qu’aujourd’hui, il est possible de réduire de 60 à 70% la facture d’énergie par le pompage solaire, quel que soit le type utilisé.
Mieux, elle a montré que même avec les fermiers qui gèrent ces forages, on pourrait réduire le coût du m3 d’eau jusqu’à 20 F CFA, alors qu’on le produit aujourd’hui à 80 F CFA, avec un coût de vente qui tourne aux environs de 250 F CFA. Ce qui veut dire qu’avec l’utilisation du solaire, on peut faire chuter drastiquement ce coût.
À en croire le DG de l’ANER, « cette étude a deux aspects et plusieurs impacts. Elle permet non seulement aux agriculteurs d’être compétitifs, mais aussi de réduire les impacts des groupes électrogènes sur le plan environnemental ».
Sur le plan institutionnel, le Pr. Kobor soutient que ce référentiel technique permet d’avoir une référence sur laquelle l’État, quel que soit l’acteur qui veut installer ses équipements, pourrait se baser sur les références du secteur concerné pour être en conformité avec les normes et les standards que l’ANER veut appliquer aujourd’hui.
La rencontre a permis de partager les principaux résultats, de recueillir les observations des parties prenantes et de favoriser l’appropriation des référentiels techniques et des modèles économiques proposés en vue de leur déploiement à grande échelle. Elle a réuni les administrateurs publics, les partenaires techniques et financiers, les institutions de financement, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales, le secteur privé, les universités ainsi que les organisations de producteurs, entre autres.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.