Hivernage 2026 : Le coup de pression de Cheikh Tidiane Dièye, tout doit être prêt d'ici 60 jours !
À la suite de la rencontre avec le CNGI, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a lancé un compte à rebours jusqu’à fin juin 2026. Une décision motivée par les prévisions météorologiques de l’ANACIM et la nécessité d’éviter les difficultés rencontrées lors des hivernages précédents.
Ce compte à rebours a un objectif précis : rendre pleinement opérationnel le dispositif anti-inondation avant l’arrivée effective de l’hivernage. Il s’agit de s’assurer qu’à la fin juin, les canaux soient curés et fonctionnels, les bassins, marigots et zones de rétention entretenus, les équipements de pompage installés, et les zones critiques traitées. Les travaux d’assainissement doivent ainsi être suffisamment avancés pour absorber les premières pluies, évitant qu'ils ne se poursuivent en pleine saison, période où leur efficacité devient limitée.
Cette échéance est également liée aux prévisions de l’ANACIM, qui annoncent l’installation progressive de l’hivernage dans la période attendue. La fenêtre d’intervention en saison sèche se réduit donc, imposant une accélération des travaux sur le terrain. Elle traduit aussi un constat récurrent : les lenteurs et retards observés par le passé ont souvent fragilisé la réponse publique face aux inondations.
Des recommandations axées sur l’efficacité et la coordination
Dans ce cadre, le ministre recommande un renforcement de la production et de la diffusion des informations météorologiques et hydrologiques, sous la coordination de la DPGI, de la DGPRE et de l’ANACIM. Il est également demandé d’identifier de manière exhaustive les zones à risque sur l’ensemble du territoire et d’élaborer des plans d’action spécifiques. Une structure chef de file devra être désignée pour chaque site afin d’éviter les chevauchements.
Une campagne nationale de sensibilisation est prévue pour la deuxième quinzaine de mai 2026, avec l’implication des collectivités territoriales et des acteurs communautaires. Sur le terrain, les opérations pré-hivernales (curage, faucardage, maintenance) doivent être lancées sans délai pour être finalisées au plus tard fin juin 2026. Les grands chantiers de drainage, notamment à Touba et Tivaouane, sont également concernés, avec une échéance fixée à fin juillet 2026. L’ONAS a été sommée de proposer un plan d’accélération pour respecter ces délais.
La protection des voies naturelles d’écoulement des eaux est renforcée par l’application stricte du décret de juillet 2025 interdisant l’occupation des zones non constructibles. Enfin, la réorganisation du CNGIRI et la mise en place d’un système intégré de partage de données visent à améliorer la cohérence des interventions, tandis que l’accélération des compensations des populations affectées doit permettre de libérer les emprises.
En fixant ce compte à rebours, le ministre impose une logique de résultats : tout doit être prêt avant l’arrivée des pluies pour éviter la répétition des scénarios passés.
Commentaires (3)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.