Teodorin Obiang, 47 ans, est accusé d'avoir détourné plus de 100 millions d'euros ©Jérôme Leroy/AFP
Jugé pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption, Teodorin Obiang, le vice-président et fils du président de Guinée équatoriale, ne s’est pas présenté lundi 1er devant les juges. Il est poursuivi pour avoir accumulé pour plus de 100 millions d’euros de "biens mal acquis" en France.
Fruit d’un travail de près de dix ans, la procédure pourrait créer un précédent. Deux autres régimes sont visés par une plainte des ONG Transparency International et Sherpa, qui se sont portées parties civiles. Il s’agit de ceux de feu Omar Bongo, au Gabon, et de Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville.
Denis-Sassou Nguesso, président depuis 1997, est accusé d’avoir "détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière" du Congo-Brazzaville. Cent douze comptes bancaires sont recensés en Fance au nom de sa famille. Réélu en 2016 malgré les lourds soupçons de fraude portés sur le scrutin, le président a porté plainte contre X en 2016 pour "tentative d’escroquerie au jugement dans l’affaire dite des biens mal acquis".
Omar Bongo est mort en 2009, alors qu’il était président du Gabon depuis 1967. Son fils Ali lui a succédé. Le clan est soupçonné par les ONG Transparency International et Sherpa d’avoir détourné l’argent du pays pour acquérir en France "six garages, 33 propriétés, la plupart dans les quartiers les plus chics de Paris, les autres sur la Côte d’Azur ".
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