La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a examiné, ce lundi 23 mars, une affaire de viol présumé impliquant un oncle et sa nièce mineure. Le prévenu, R. Diouf, est poursuivi pour viol, pédophilie et détournement de mineure.
Les faits remontent à 2022 à Mont-Rolland. La victime présumée, C. R. Diouf, était âgée de 12 ans au moment des faits.
Selon l'acte d'accusation, l'affaire a été révélée après que la jeune fille a été surprise dans le jardin de son internat en train d'entretenir des relations sexuelles avec un camarade, C. Mbengue. Interrogée par le directeur de l'établissement, elle a déclaré être en couple avec ce garçon et avoir consenti à ces rapports. Toutefois, préoccupé par le jeune âge de la fille (12 ans), le responsable scolaire l'a plus tard interrogée davantage sur son expérience sexuelle. La mineure a alors affirmé avoir déjà subi des relations sexuelles avec son oncle paternel, R. Diouf.
Alertés, les parents ont conduit leur fille à l'hôpital pour un examen médical. Le certificat délivré a fait état d'une déchirure hyménéale ancienne. À la suite de ces révélations, les parents ont saisi la gendarmerie d'une plainte contre l'accusé. R. Diouf a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt.
Dénégations et témoignages à la barre
À l'audience, le prévenu a catégoriquement nié les faits. De son côté, la victime présumée a maintenu ses accusations. Elle a affirmé que son oncle l'avait invitée dans sa chambre avant de la violer alors qu'elle dormait, précisant qu'il l'avait bâillonnée avant de commettre l'acte.
L'avocat de la partie civile a soutenu que l'acte de pénétration était établi et a demandé le franc symbolique, estimant que le préjudice subi par la victime ne pouvait être évalué.
Le réquisitoire du parquet et la défense
Le procureur de la République a relevé plusieurs zones d'ombre dans le dossier. Il a notamment souligné que les accusations sont intervenues après l'incident à l'internat et reposent essentiellement sur les déclarations de la jeune fille, face aux dénégations constantes du prévenu. Considérant l'insuffisance de preuves, il a requis l'acquittement pur et simple de R. Diouf.
La défense, assurée par Me Sy et Me Sène, a abondé dans le même sens, évoquant des accusations motivées par un différend familial. Ils ont plaidé l'acquittement, à défaut au bénéfice du doute.
L'affaire a été mise en délibéré pour être vidée le 5 mai 2026.
Source: Ablaye Gadiaga Sarr
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