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Tribunal de Dakar : Il menace de diffuser une vidéo obscène pour récupérer une créance de 300 000 FCFA

Auteur: Doudou DIOP

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Tribunal de Dakar : Il menace de diffuser une vidéo obscène pour récupérer une créance de 300 000 FCFA

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- D. Seck a menacé de diffuser une vidéo intime de son ex-petite amie pour récupérer une créance de 300 000 FCFA, qu'elle a finalement payée via Wave. - Il a été jugé pour collecte illicite de données personnelles et diffusion d'images pornographiques, après avoir enregistré la plaignante à son insu lors d'appels vidéo WhatsApp. - Le tribunal l'a condamné à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 100 000 FCFA d'amende, tout en réservant les intérêts civils de la partie civile.

D. Seck, commerçant domicilié à Cambérène, a comparu ce mardi devant le tribunal des flagrants délires de Dakar pour collecte de données à caractère personnel et diffusion d’images à caractère pornographique au préjudice de son ex-petite amie, A. S.

Selon le rapport d’enquête de la Sûreté urbaine de Dakar du 21 mai 2026, D. Seck, alias Djibril, a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par la dame A. S. pour collecte illicite de données à caractère pornographique, chantage et menaces de divulgation de vidéos intimes. Les faits remontent au 10 mars 2026. Dans sa plainte, la plaignante explique avoir entretenu une relation amoureuse à distance avec D. Seck avant d’y mettre un terme. Selon elle, son ancien compagnon lui a alors envoyé une vidéo intime qu’il avait enregistrée à son insu lors de leurs appels vidéo sur WhatsApp, avant de la menacer de diffuser ces images sur Internet.

Résidant aux États-Unis, la plaignante s’est fait représenter par sa nièce, munie d’une procuration. Cette dernière a confirmé aux enquêteurs que sa tante échangeait régulièrement avec D. Seck via WhatsApp et Facebook, y compris lors d’appels vidéo à caractère intime. Elle affirme que le mis en cause profitait de ces échanges pour enregistrer des séquences montrant les parties intimes de sa tante.

Après la rupture, D. Seck a réclamé le remboursement d’une créance de 300 000 FCFA tout en envoyant à son ex-compagne une copie de la vidéo compromettante. Craignant la diffusion des images, A. S. a finalement envoyé l’argent via Wave. Pour étayer ses déclarations, elle a remis aux enquêteurs une clé USB contenant la vidéo, des captures d’écran des échanges ainsi que la preuve du transfert d’argent.

Entendu, D. Seck a d’abord contesté avoir enregistré son ex-compagne. Il a reconnu que celle-ci lui envoyait régulièrement des contenus à caractère sexuel et se dénudait lors de leurs appels vidéo. Il a assuré qu’il n’avait jamais eu l’intention de conserver les clichés.

Toutefois, confronté aux échanges Facebook produits dans le dossier, il a fini par reconnaître avoir transmis la vidéo à A. S. Il a également admis être l’auteur de l’enregistrement, tout en affirmant n’avoir jamais voulu publier les images. Selon lui, il s’agissait uniquement d’un moyen de pression pour récupérer les 300 000 FCFA, car la plaignante l’avait bloqué sur les réseaux sociaux après leur rupture.

Placé sous mandat de dépôt le 19 juin dernier, D. Seck a reconnu à la barre les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré avoir envoyé la vidéo à la plaignante afin de la contraindre à lui rembourser son argent, maintenant qu'il n’avait pas l’intention de publier les images sur Internet.

Dans ses réquisitions, le parquet a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement, dont un mois ferme, ainsi qu’une amende de 100 000 FCFA.

Pour sa défense, Me Abdalah Diallo a plaidé, à titre principal, le renvoi des fins de la poursuite. À titre subsidiaire, l’avocat a sollicité l’application bienveillante de la loi pénale avec une peine assortie du sursis. Me Ibamar Diop s’est rapporté à cette plaidoirie.

Rendant son jugement, le tribunal a déclaré le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés. Il l’a condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 100 000 FCFA. Le juge a réservé les intérêts civils de la partie plaignante.

Auteur: Doudou DIOP
Publié le: Mardi 30 Juin 2026

Commentaires (2)

  • image
    Louis il y a 6 heures
    Peines trop légères pour des choses gravissimes qui peuvent détruire des vies jusqu'aux 100e generations !

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