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Navigation aérienne : Menace de grève à l'ASECNA et risques de turbulences à l'AIBD

Auteur: SenewebNews

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Navigation aérienne : Menace de grève à l'ASECNA et risques de turbulences à l'AIBD

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Le climat social s'assombrit dans le ciel sénégalais. L’Intersyndicale des travailleurs de l’ASECNA au Sénégal a publié, ce 25 avril 2026, un communiqué de presse alarmant pour dénoncer le non-respect des accords conclus avec le Ministère des Transports Terrestres et Aériens (MITTA) et la direction de l'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA). Les travailleurs alertent l'opinion publique sur de très probables perturbations qui pourraient paralyser le fonctionnement de l'AIBD et l'ensemble de l'espace aérien national dans les jours à venir.

Le cœur du litige réside dans le retard de paiement de l’Indemnité de Sécurité Aérienne (ISA), un élément de salaire essentiel pour ces agents. Selon l'organisation syndicale, les travailleurs cumulent désormais cinq mois d'arriérés. Cette situation est jugée d'autant plus paradoxale que toutes les ressources humaines et matérielles sont actuellement mobilisées pour la réouverture prochaine de l’aéroport de Ziguinchor, une opération qui repose techniquement sur l'expertise de ces mêmes agents de l'ASECNA.

L'Intersyndicale rappelle qu'un scénario similaire s'était produit il y a près d'un an. À l'époque, un préavis de grève avait été levé de justesse après la signature d'accords spécifiques sous l'égide du ministère de tutelle. Aujourd'hui, les syndicalistes dénoncent un décalage persistant entre les engagements écrits de l'État et leur mise en œuvre concrète sur le terrain. Ils estiment que cette rupture de confiance est de nature à détériorer gravement le climat social au sein d'un secteur aussi sensible que la navigation aérienne.

Face à ce qu'elle considère comme une remise en cause d'un droit acquis depuis plus de deux décennies, l'Intersyndicale a annoncé sa ferme résolution à défendre ses droits par tous les moyens légaux. Un nouveau préavis de grève sera déposé incessamment pour exiger le respect strict des engagements pris au nom de l'État. Bien que déterminés, les travailleurs se disent toutefois disposés à entamer une négociation urgente et sérieuse pour éviter un blocage total du trafic aérien, lourd de conséquences pour l'économie nationale.

Auteur: SenewebNews
Publié le: Lundi 27 Avril 2026

Commentaires (1)

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    çà s'effondre partout il y a 4 heures
    Air Sénégal : dettes énormes, flotte réduite et lignes suspendues dès le 1er mai lors que le pays s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse en octobre 2026, Air Sénégal traverse une grosse crise. La compagnie nationale se trouve aujourd’hui dans l’obligation de revoir complètement ses ambitions à la baisse. Selon L’Obs, l’endettement constitue le premier facteur. Lors de la prise de fonction de l’équipe dirigeante actuelle en août 2024, le diagnostic était déjà alarmant avec une dette globale de 118 milliards de Fcfa, décomposée en Alors que le pays s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse en octobre 2026, Air Sénégal traverse une grosse crise. La compagnie nationale se trouve aujourd’hui dans l’obligation de revoir complètement ses ambitions à la baisse. Selon L’Obs, l’endettement constitue le premier facteur. Lors de la prise de fonction de l’équipe dirigeante actuelle en août 2024, le diagnostic était déjà alarmant avec une dette globale de 118 milliards de Fcfa, décomposée en 52 milliards dus à des partenaires privés et 66 milliards contractés auprès de structures publiques. Mais loin de s’apaiser, la situation s’est encore dégradée, la dette envers LAS, l’AIBD SA et l’ANACIM atteignant aujourd’hui 94 milliards de FCFA. À cela s’ajoutent, selon le journal, des pertes cumulées vertigineuses de 139 à 149 milliards de FCFA pour les seuls exercices 2022 et 2023. Les fonds propres de la compagnie affichent un solde négatif de 137 milliards de FCFA. Pour tenter de sortir de cette ornière, l’État avait prévu dans le projet de loi de finances 2026 une enveloppe de 66 milliards de FCFA destinée à l’achat de deux nouveaux avions. Mais ces fonds, dont le déblocage traîne, sont aujourd’hui bloqués et ne permettent pas de résoudre l’urgence. Avec une flotte réduite au strict minimum, la moindre panne ou difficulté technique devient une catastrophe. Air Sénégal dispose actuellement de seulement trois avions en service, tous loués, sans aucune marge de manœuvre en cas d’aléa. Un constat que les dirigeants ne cachent plus, reconnaissant que lorsqu’un seul appareil est immobilisé, c’est toute la toile régionale qui se déchire et que la ligne vitale vers Paris se retrouve clouée au sol. Pour tenter de contenir des coûts devenus intenables, la compagnie a décidé de passer à deux Boeing 737 en mode Acmi, une formule de location comprenant l’aéronef, l’équipage, la maintenance et l’assurance. Sur la liaison Paris-Dakar, Air Sénégal a déjà réduit sa voilure en remplaçant ses Airbus A330-900neo à plus haute capacité par un Boeing 737-800 exploité dans le cadre de cet accord. Cette décision, si elle permet de limiter la casse à court terme, n’en demeure pas moins un recul stratégique. Par ailleurs, la flotte étant réduite au terme d’un mode de gestion externalisé, plusieurs lignes au départ de l’aéroport Blaise Diagne de Dakar doivent être suspendues à compter du 1er mai. Le kérosène est l’autre facteur d’asphyxie, pesant chaque mois pour près de deux milliards de Fcfa sur les comptes de la compagnie. Face à cette facture salée, Air Sénégal lance un appel à l’État et à la SAR, la Société africaine de raffinage, pour obtenir un tarif préférentiel sur le Jet A1. Cette mesure, si elle était acceptée, allégerait un peu la pression mais ne résoudrait pas les problèmes de fond. Pour assurer la continuité sur les long-courriers, la compagnie a dû activer un plan B sur l’axe Paris-Dakar afin d’éviter toute rupture de service. La direction générale essaie coûte que coûte de garder le cap. Elle rappelle que des efforts ont été accomplis, avec une réduction du déficit de 24 % entre 2024 et 2025 et une baisse des charges d’exploitation de 11,5 %. Les salaires des employés continuent d’être payés sans recours à l’État.

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