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Safari : Ce projet titanesque qui promet de booster le tourisme de 21 %, mais qui attend le feu vert de l'État

Auteur: Moustapha TOUMBOU

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Safari : Ce projet titanesque qui promet de booster le tourisme de 21 %, mais qui attend le feu vert de l'État

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Et si à l’image de l’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Kenya, le Sénégal se positionnait comme un hub de l’excursion touristique ou encore appelé Safari ? Le pays propose déjà ce genre de service grâce à la réserve de Bandia ou encore le parc national de Niokolo-Koba. Mais, un nouveau projet avec des ambitions bien plus importantes pourrait voir le jour prochainement dans le centre du pays, à Kaffrine, et « booster le secteur touristique de 21 % ». Le projet de conservation Grand Maka Yop Big 5, d’un montant d’au moins 120 millions de dollars, est porté par l’entreprise « Lion Rouge » qui a ciblé une superficie de 35 000 hectares dans cette forêt. La société souhaite faire de ce projet le plus grand projet privé de conservation et de reforestation en Afrique de l’Ouest. Concrètement, l’initiative vise à restaurer la biodiversité, créer des emplois durables et dynamiser l’écotourisme au cœur du Sénégal. Sur le site, plus de 50 espèces devraient être introduites avec un focus particulier sur le « Big 5 » constitué de lions, buffles, léopards, éléphants et de rhinocéros.

Une conférence de presse a été organisée ce mardi 5 mai par la structure pour présenter le projet en présence d’une bonne partie de l’équipe dirigeante. Lors de ce face-à-face avec la presse, Adrian Mill, directeur général de Lion Rouge, a cité 3 raisons qui font du Sénégal la destination idéale pour accueillir ce projet et les avantages qui pourraient en découler : la connectivité avec notamment un vol de 4 à 6 heures depuis les capitales européennes et la proximité avec les États-Unis ; la protection de plus de 50 espèces menacées d’Afrique de l’Ouest et la totalité des financements carbone iront directement à la communauté. Ce projet prévoit également un volet agroforesterie avec une zone tampon de 13 000 hectares restaurée avec des espèces végétales déjà présentes telles que les manguiers, le moringa, le karité en plus du développement des chaînes de valeur.

Afin de donner un avant-goût du projet, un programme de reforestation pilote de 10 hectares a été effectué « en collaboration avec les populations locales, notamment le groupement des Femmes Forestières, qui ont joué un rôle central dans les activités de plantation et de sensibilisation environnementale » et subventionné par le gouvernement australien.

Dans la liste des nombreux avantages figure également un apport scientifique conséquent. Les porteurs du projet estiment que le Sénégal aurait une occasion en or de devenir un hub scientifique en Afrique. Une ambition qui s’aligne avec le plan « Vision Sénégal 2050 » porté par les autorités actuelles. En novembre 2025, une lettre d’intérêt et d’engagement au projet a été signée entre le Lion Rouge et les communautés. La balle est désormais dans le camp de l’État du Sénégal qui doit donner son accord pour le démarrage du projet. Pour la première phase, une superficie de 17 000 hectares devrait être mobilisée. Adrian Mill, directeur général de Lion Rouge, a confié que des discussions étaient en cours avec l’ancien ministre de l’Environnement mais, le dernier remaniement ministériel qui a porté Abdourahmane Diouf à la tête de l’institution a, quelque peu, bouleversé le processus. Cependant, les porteurs du projet restent confiants de voir la situation se décanter dans le futur pour ce projet qui pourrait redynamiser le tourisme sénégalais.

Auteur: Moustapha TOUMBOU
Publié le: Mercredi 06 Mai 2026

Commentaires (5)

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    Kilifeu PCA il y a 4 jours
    AKON le fausaire ?
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    fee il y a 4 jours
    en tout cas, il faut faire attentiin et mener des enquetes sur les pomoteurs avant de les confier une forêt
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    le goguenard il y a 4 jours
    il ne faut pas massacrer les animaux d'Afrique qui sont les derniers rescapés sur la Terre pour assouvir les gâteries de milliardaires fous!!!
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    Samba-booy il y a 4 jours
    Et certaines espèces sont prétendues intégralement protégées ! Lion, éléphant, guépard
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    Mamadou Lamine Diop il y a 4 jours
    Ce recoin du Sénégal regorge de gibier et d’animaux sauvages — ou simplement d’une faune remarquable, selon la sensibilité de chacun. Ce potentiel naturel, encore largement sous‑exploité, pourrait devenir un atout majeur pour le développement touristique de la région. Un safari photo bien organisé, respectueux de l’environnement et de la biodiversité, offrirait une expérience immersive d’une grande richesse. Associé à des animations culturelles authentiques, musique, danse, traditions locales, et à une gastronomie du terroir sublimée par des standards internationaux, l’ensemble constituerait une véritable pépite touristique. Une offre capable d’attirer aussi bien les visiteurs en quête d’aventure que ceux qui recherchent une découverte culturelle profonde et raffinée.
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    Richard il y a 3 jours
    Oui, on pourrait...
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    yuri il y a 4 jours
    Le problème du Senegal c’est le coût exorbitant d ‘un voyage touristique alors qu’il n’y a presque plus rien à voir. Tout est détruit : la faune, la flore, nos plages, nos vestiges historiques sans compter le harcèlement, l’insécurité et le prix élevé des hôtels et du séjour. Le prix d’un séjour au Senegal, tu le divisent par 3 pour un séjour dans un hôtel 5 étoiles en Thaïlande , avec des endroits de rêves, des plages paradisiaques, une faune et flore luxuriante, une diversité et des vestiges a couper le souffle, une cuisine délicieuse et pas chère sans compter la tranquillité. Ce n’est pas aux politiciens de gérer le tourisme, il faut le donner aux spécialistes expérimentés avec des connaissances dans l’architecture, le design, même la gastronomie etc…c’est comme le ministère de la culture. Les politiciens pensent que la culture c’est sorano, grand théâtre et les djimbé, c’est plus profond que ça . Il y n’a qu’au Senegal qu’on trouve des ministres du tourisme qui ont effectué leur premier voyage a leur prise de fonction, c’est du jamais vu;
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    merci il y a 4 jours
    ton commentaire résume tout
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    Patriote il y a 4 jours
    Je me méfie de ce genre de projets portés par des européens (et même sénégalais). Ils viennent avec de belles paroles, de beaux textes, de belles promesses et une belle présentation PowerPoint mais beaucoup de ces porteurs de prétendus projets sont animés par autre chose. Ils veulent souvent que l'État leur cède le terrain (35 000 hectares) et au bout de quelques mois/années ils revendent les terres au décuple, prennent leur plus-value et se tirent à leur bled sans rien y investir. Si l'État est malin il ne doit pas leur vendre les terres. Juste une location de longue durée même avec un loyer modeste suffirait.

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