Dette “faramineuse”, lourde masse salariale…: Les milliers de milliards dépensés par l’Etat en 7 mois
Le Sénégal fait actuellement face à des difficultés financières sans précédent. Les autorités essaient de mettre les bouchées doubles pour collecter davantage de ressources afin de faire face aux priorités.
Ainsi, au terme des sept premiers mois de l’année 2025, les ressources collectées sont estimées, provisoirement, à 2575,2 milliards de francs Cfa, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Soit une progression de 9,9% par rapport à la même période de l’année dernière. Elles sont constituées de 2434,4 milliards de recettes fiscales (qui ont cru de 182.8 milliards) et de 140,8 milliards de recettes non fiscales.
Le fardeau des intérêts de la dette
Pour ce qui est des dépenses publiques (hors investissement financés sur ressources extérieures), elles ont évolué de 4,6%, pour se situer à 2986,6 milliards à fin juillet 2025. A la même période de l'an dernier, elles étaient à 2855,6 milliards. Soit une hausse de 131 milliards.
Selon la Dpee, cette situation est essentiellement due à l’accroissement des charges d’intérêt sur la dette qui ont cru de 21% pour se placer à 564,1 milliards et à la croissance de 18% des transferts et subventions qui grimpent à 1117.8 milliards de francs Cfa. La hausse de 2.9% de la masse salariale qui est évaluée à 837.6 milliards de francs Cfa en juillet, explique aussi la situation.
La révélation glaçante de Cheikh Diba
D’ailleurs, le ministre des Finances a été particulièrement alarmant sur le volume des ressources consacrées au remboursement de la dette. “A la date du 12 septembre, ce que nous avions payé en termes de service de la dette, c'est -à-dire le capital et les intérêts, représentait 83% de nos ressources collectées”, révélait l’argentier de l’Etat à l’Assemblée, hier jeudi.
Pour lui, dans pareille situation, quelle que soit la pertinence de la politique mise en œuvre par l’Etat, elle sera annihilée par l’effet boule de neige. C’est pourquoi l’Etat veut améliorer son niveau de mobilisation des recettes. La réforme du code général des impôts s’inscrit dans cette dynamique, a expliqué le ministre.
Commentaires (40)
Tu es tellement idiot que tu pollues le site avec tes explications à 2 balles, écrites en majuscule et sans ponctuation. Makhala, quand on a l'esprit quelque part dans la culotte, on ne peut que débiter des conneries. Tête de plouc!
On entend aujourd'hui des justifications de toutes alors que les régimes précédents ont fait face a ses difficultés sans fatigué les populations.
On va les dégager en 2029
Pour moi il faut rapidement voter la peine de mort et par la suite juger rapidement tous les koulounas qui ont volé notre argent et les pendre en public
dans ce pays un koulouna ne doit plus respire il faut faire comme ce que ADOLPH avait fait. I faut les capturer tous les juger et les mettre la peine capitale
ces gens sont mauvais c'est pourquoi les markatou tate qui les suivent souffrent c'est le cas des journalistes corrompus de GFM EMEDIA DMEDIA qui ne parlent jamais des détournements de deniers public.
Ce régime travaille pour les vrais sénégalais mais pas pour les traîtres koulounas
Et si malgré les détournements que vous imputez à l'ancien régime, l'Etat parvenait tout de même à payer le service de la dette, a financer des investissements, à payer les salaires et assurer ses charges sans difficultés majeures, alors un gouvernement qui se proclame plus compétent, plus sobre et vertueux, plus jub, qui ne détourne pas, devrait logiquement disposer de plus de ressources et ne devrait à mon avis se retrouver dans des difficultés financières d'une telle ampleur même avec une baisse des financements extérieurs
A un certain moment, il faut arrêter de pleunicher, de chercher des excuses. Il faut proposer des solutions durables et engager de véritables réformes, à commencer par la réduction du train de vie de l'Etat.
Classification de l’OCDE 2025 : Les raisons du déclassement marquant du Sénégal
Publié le 19/09/2025 à 18:07 - Mis à jour le 19/09/2025 à 18:07
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diomaye - Senenews - Actualité au Sénégal, Politique, Économie, Sport
Par
Thierno Gueye
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Après avoir longtemps été considéré comme l’un des pays modèles dans le commerce international, le Sénégal a glissé vers le bas dans la classification des risques pays de l’OCDE. Une situation qui explique aujourd’hui les difficultés du pays à s’endetter sur le marché international, par manque de confiance de ses partenaires.
Il est prêté à l’ancien Président français Jacques Chirac cette sentence : « Les emmerdes volent toujours en escadrille ! ». À ce stade, les autorités sénégalaises, Cheikh Diba en tête, pourraient bien lui emprunter la formule. En effet, à peine la revue Bloomberg annonçait hier un dérapage des obligations sénégalaises en dollars et en euros (eurobonds) — qui ont continué à perdre de la valeur par rapport à celles des autres pays africains — que l’on apprend que l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), par le biais de son « Arrangement sur les taux des primes de risque minimums », a réévalué à la hausse le risque pays du Sénégal.
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