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L'alerte de Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l’APR : « La filière riz de la Vallée du Sénégal traverse une passe difficile»

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB

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L'alerte de Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l’APR : « La filière riz de la Vallée du Sénégal traverse une passe difficile»

Dans ce contexte où le pays ambitionne de renforcer sa souveraineté alimentaire, Alioune Badara Coulibaly, porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr) appelle à des décisions urgentes pour éviter l’effondrement de la filière riz qui demeure stratégique pour l’économie nationale et l’emploi rural. Malgré la convention signée avec l’État le 12 novembre 2025, « un soutien rapide et structuré tarde toujours », indique M. Coulibaly.

Selon lui, sous le Président Macky Sall, la riziculture avait connu un essor remarquable. Avec le concours de la SAED, « 177 milliards FCFA avaient été injectés dans les périmètres irrigués de la Vallée du fleuve Sénégal », améliorant la capacité de production et de stockage. Macky Sall avait aussi modernisé et mécanisé la culture du riz, en favorisant son usinage sur place.

Il rappelle que « 11 655 hectares de terre avaient été aménagés dans un premier temps, puis 18 000 autres hectares à travers le MCA, le PDMAS et le PDIDAS ». À cela s’ajoutaient « 1 076 motopompes, 08 stations de pompage, des tracteurs, moissonneuses, batteuses et 261 kilomètres de pistes de production ». Un fonds de commercialisation de « 5 milliards FCFA » avait également été mis en place.

Alioune Badara Coulibaly rappelle que les résultats furent exceptionnels : « En 2018, la production a atteint 1 132 795 tonnes de riz, confirmant la bonne tendance vers l’autosuffisance alimentaire ». Le secteur privé avait contribué avec « 31 nouvelles rizeries et 200 décortiqueuses ». Le Walo, fier de sa riziculture, bénéficiait aussi d’une diversité culturale (oignons, canne à sucre, tomates), renforcée par la réouverture de la SOCAS grâce au Fonsis.

Aujourd’hui, il dénonce une situation critique : « Plus de 60 000 tonnes de riz local invendues sont stockées », alors que la concurrence du riz importé et l’endettement des producteurs fragilisent la filière. Pourtant, « les récoltes ont triplé en 10 ans, passant de 469 000 tonnes en 2012 à 1,5 million de tonnes », mais cela reste insuffisant face aux besoins. Le Sénégal importe encore « 60 % de son riz d’Asie », contre seulement 40 % produit localement.

Enfin, il souligne que les experts s’accordent sur les difficultés majeures : « un déficit d’aménagements pour l’irrigation fluviale, l’indisponibilité des crédits bancaires et une faible structuration des circuits de transformation et de commercialisation ». Autant de freins qui impactent la compétitivité du riz sénégalais.

Auteur: Sokhna Faty Isseu SAMB
Publié le: Mardi 31 Mars 2026

Commentaires (4)

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    senegalais il y a 1 mois
    Bonjour, Merci de nous communiquer les bons contacts pour acheter ce riz local car dans notre quartier on ne voit pas la production locale.
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    Toujours importé il y a 1 mois
    Votre ancien Président nous avait promis l'autosuffisance en ...2017 . Nous étions en 2013. Il est parti en 2024.
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    Mouhamed il y a 1 mois
    Bizarre vous nous aviez promis l'autosuffisance alimentaire durant votre règne de 12 ans alors faites profil bas. Baadoola baakhoul.
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    Av il y a 1 mois
    C’est faux ou sont tes preuves M. Nous qui vivons dans cette zone on a jamais connu une saison aussi meilleure que cette année. Arrête tes conneries de qheytaanee
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    itipalaway il y a 1 mois
    LE SYNDROME SÉNÉGALAIS ……. Ce que j’ai lu sur la production de riz au Sénégal relève de quelque chose qui ressemble fort à un syndrome caractéristique de notre pays : ce que nous produisons et les services que nous offrons à la population, pas grand monde n’en veut chez nous. Le premier exemple que je prends est celui de la santé. Nous avons une université qui forme et produit beaucoup de spécialistes hautement qualifiés. Pour autant, la couche aisée de la population préfère aller se soigner ailleurs. Où se niche donc le problème ? En 1965, la SAED est créée et son ambition était une autonomie et une autosuffisance alimentaire pour le pays. Même après sa dissolution, l’esprit est resté, notamment dans la riziculture. Aujourd’hui, nous produisons beaucoup mais pas encore suffisamment pour pouvoir parler d’autosuffisance. Et qu’avons-nous comme situation ? Un riz qui est stocké, boudé par la population qui préfère celui provenant d’Asie. Quand est-ce que nous nous remettrons en question pour qu’il y ait adéquation entre notre production et notre consommation ? Pourquoi les autres y arrivent et nous pas ?

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