Promotion du ‘’Made in Sénégal’’ dans les grandes surfaces : L’hygiène et la diversification, des défis encore persistants
Après plus d’une année d’exécution, l’heure est à l’évaluation de l’accord liant les petites et moyennes entreprises (PME) agroalimentaires sénégalaises et les enseignes de la grande distribution. En séminaire, ce mardi 21 avril 2026, soit un an et six mois après la signature dudit protocole en novembre 2024, les agro industries alimentaires et les grands distributeurs ont tiré un bilan largement satisfaisant de cette entente, même si des défis persistent.
Signé sous la supervision de l’agence de régulation des marchés (Arm), du Groupe d’initiatives pour le développement intégré (GINDI) et leur partenaire Enabel (Agence Belge de coopération internationale), ce cadre d’échanges qui cherche à promouvoir le ‘’Made in Sénégal’’ dans les rayons des grandes surfaces a permis d’assainir les relations commerciales jadis heurtées entre les fournisseurs de produits locaux et les géants de la grande distribution.
À travers ce protocole d’accord, les Pme et Pmi de l'agroalimentaire ont pu obtenir la réduction de la Remise de fin d’année (RFA), un des plus grands points de friction avec les enseignes de la grande distribution. Ces derniers procédaient en fin d’année à une retenu de 10% du volume total des achats annuels qu’ils défalquent sur la facture de leurs fournisseurs locaux. Avec le protocole d’accord ce taux a été revu à la baisse. Actuellement, la RFA a été revue à la baisse et est fixée à 5%.
Mieux, souligne la directrice exécutive de Gindi, Maguette Diallo : « il y aura des discussions pour un meilleur réajustement aussi bien pour la RFA que le RLE (Référencement, Logistique et Engagement Local) ».
Ces défis que doivent relever le ‘’Made in Senegal’’
Conscientes des enjeux de souverainetés dans un monde en totale mutation, les enseignes de la grande distribution s’engagent à garantir le win-win dans leur partenariat avec les Pme et Pmi de l’agroalimentaire. Cependant, elles ont insisté sur les facteurs sur lesquels bute la promotion du ‘’Made in Sénégal’’ en rayon. Ceux-ci ont pour noms : non-respect des normes d'hygiène, peu de maîtrise des stocks et absence de diversification des produits proposés.
« Les clients sont de plus en plus exigeants et nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le respect des normes d’hygiène. De plus, la disponibilité des stocks n’est pas maîtrisée et c’est très frustrant pour un client de venir en boutique et de ne pas trouver le produit qu’il cherche. Il faut aussi diversifier les produits parce que si tout le monde présente les mêmes produits ça pose problème », a souligné la représentante des enseignes de la grande distribution.
Pour sa part, l’État s’est engagé à accompagner les petites et moyennes entreprises/industries afin de relever ces défis. « Dans le cadre de notre stratégie nationale de promotion des Pme/Pmi nous avons un programme spécialement dédié à les accompagner pour qu’elles soient compétitives. Pour que le Made in Sénégal soit compétitif, il faut qu’il soit au norme », Ibrahima Thiam, Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Industrie et du Commerce, chargé du Développement des PME/PMI. La tutelle annonce une rencontre avec les deux entités pour davantage huiler les relations commerciales.
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