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Hamidou Anne : « Le système est une chimère qu’instrumentalisent des irresponsables »

Auteur: Moustapha TOUMBOU

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Hamidou Anne : « Le système est une chimère qu’instrumentalisent des irresponsables »

De la conquête du pouvoir à son exercice, le combat reste constant et souvent plus rude qu’attendu. Depuis plus d’une décennie, Ousmane Sonko et son parti, Pastef, se présentent comme les fers de lance d’une rupture radicale avec ce qu’ils appellent le « système ». Une notion tentaculaire, accusée de miner l’État sénégalais depuis l’indépendance et de s’infiltrer dans les rouages de l’administration, de la justice ou encore de l’exécutif. Aujourd’hui au pouvoir, le chef du gouvernement continue d’agiter cette idée d’un appareil étatique gangréné, qu’il faudrait « nettoyer » pour refonder la République. Mais cette rhétorique, devenue l’un des marqueurs politiques du nouveau régime, suscite de vifs remous. Pour certains, elle n’est qu’un écran de fumée pour masquer les difficultés de gouvernance ; pour d’autres, un discours dangereux qui fragilise les institutions. Coordinateur national de la Cellule Analyses et Prospective (CAP) de l’Alliance pour la République (APR), Hamidou Anne décrypte, dans un long entretien accordé à Seneweb, les ressorts et les implications de cette accusation récurrente.

 

 Le Premier ministre parle d’un « système Macky Sall » encore actif dans les rouages de l’État. Est-ce, selon vous, une accusation fondée ou une stratégie politique ?

Ce sont les insupportables complaintes d’un incompétent arrivé par effraction à la tête de l’État. La critique du fameux système est une vieille rengaine des mouvements fascistes et des démagogues de gauche comme de droite. Ces segments dénoncent un prétendu système qui confisquerait le pouvoir des mains du peuple souverain. A grand renfort de complotisme et de démagogie, ce discours attire et séduit traditionnellement aux marges. Désormais il convainc au cœur même des sociétés démocratiques comme celle du Sénégal. Il s’agit d’une bascule qui dévitalise nos démocraties et promeut des crises protéiformes dont les manifestations peuvent être violentes. Le Pastef, en ce sens, n’apporte en rien une nouveauté, il s’inscrit plutôt dans une vieille tradition politique nourrie par la méfiance et la défiance vis-à-vis de la démocratie et de la paix civile.

Comment réagissez-vous au fait que des magistrats soient publiquement visés et soupçonnés d’agir contre les réformes gouvernementales ?

C’est un discours dangereux et inacceptable dans un État de droit, surtout quand il sort de la bouche d’un Premier ministre censé être un garant du respect de l’autorité de la justice et du principe sacré de la séparation des pouvoirs. Mais ce propos est classique des populistes, qui considèrent que tout contrepouvoir face à leur projet totalitaire est un ennemi à abattre. En soumettant ainsi les juges à la vindicte populaire, il casse une nouvelle fois la digue qui sépare les républicains et ceux qui ne le sont pas, ouvrant la voie à tous les excès. L’Union des magistrats du Sénégal est interpellée, et j’espère qu’elle assumera ses responsabilités pour garder la forteresse de la Justice inviolable. Je souhaite aussi que l’UMS s’adresse à certains de ses membres, dont les agissements vis-à-vis de responsables politiques, d’activistes et d’entrepreneurs, encore présumés innocents, semblent relever d’un acharnement déplorable.

Cependant, durant les douze années du régime précédent, l’indépendance de la justice a aussi été régulièrement questionnée, notamment par l’opposition d’alors qui dénonçait une justice « à deux vitesses ». N’est-ce pas finalement un procès en sorcellerie que chaque camp intente contre l’autre une fois au pouvoir, ou considérez-vous que votre gestion des magistrats était exempte de tout reproche ?

Il n’y a pas une gestion parfaite, et la critique du fonctionnement de la Justice est un thème récurrent dans toutes les démocraties. Les magistrats sont toujours accusés d’agir au nom d’intérêts d’hommes politiques, d’hommes d’affaires ou de lobbies divers. Ils savent que dans les sociétés ouvertes, aucun corps n’est à l’abri de la critique, juste ou injuste. Les excès de la démocratie font partie de la démocratie. Mais ce qui est en revanche inacceptable, c’est l’instauration d’un climat de terreur sur les juges, avec la publication de leurs photos sur les réseaux sociaux, les accusations de corruption visant des magistrats dont ceux de la Cour suprême issus de hauts responsables de l’Exécutif ou de parlementaires. C’est cela la nouveauté qu’il faut dénoncer vigoureusement, car si la Justice s’affaisse c’est notre démocratie à terme qui chancelle. En douze ans d’exercice du pouvoir, l’APR a toujours respecté les décisions de justice. Par exemple, le Président Sall a fait publier un communiqué pour prendre acte de la décision du Conseil constitutionnel après le vote de loi portant report de la présidentielle en 2024. Notre ADN de républicains nous oblige à sacraliser la séparation des pouvoirs.

« Ousmane Sonko est le roi-mage des prétextes »

Est-ce que cette rhétorique du « système » ne vise pas à détourner l’attention des difficultés actuelles du gouvernement ?

Ousmane Sonko est le roi-mage des prétextes. Il parle de tout, décide de tout, se trompe sur tout mais n’assume rien. Cette attaque en règle contre la République, dans ses fondations sacrées, révèle la sidération devant l’immensité de la tâche de gens incompétents et impréparés qui font du vacarme un ADN politique.

Le “système”, n’est-ce pas finalement le même ensemble de pratiques -clientélisme, favoritisme, lenteurs administratives- que tous les régimes ont entretenu depuis 1960 ?

Le système est une chimère qu’instrumentalisent des irresponsables pour se dérober de leurs responsabilités concrètes et accuser toute force d’opposition à leur projet totalitaire. Par exemple, chez Umberco Eco, dans la déclinaison des outils du fascisme, il y a la désignation d’un ennemi intérieur, la fameuse cinquième colonne. Ici celle-ci, selon la logique du Pastef, c’est en même temps l’Administration, la Justice, l’opposition, la presse, les autorités traditionnelles, etc. En somme, les éléments constitutifs de la démocratie dans une nation unie et plurielle. Il y a une double incohérence à pointer. La première relève d’un conflit conceptuel : comment peut-on nommer à tous les emplois civils et militaires, détenir tous les leviers d’un État et en même temps crier à la victime d’un système qu’on a soi-même mis en place ? La seconde est la violation des engagements d’hier. Ceux qui pourfendaient la transhumance et prônaient l’éthique versent désormais dans le débauchage massif d’élus de l’APR. Ils encouragent la transhumance, la trahison et le reniement, avec à la tête de vieilles reliques du fameux « système ». A l’APR, nous appelons à vaincre les vices pour faire vivre les valeurs. De ce point de vue, nous sommes le refuge de tous ceux qui veulent faire de l’éthique et de la vertu des valeurs cardinales en politique.

Si vous deviez dresser un bilan objectif, quelles réformes de votre régime ont, selon vous, contribué à affaiblir ce fameux système ?

Nous avons transformé le pays, fait revenir la croissance, modernisé le socle juridique afin de rendre le fonctionnement des institutions plus optimal et en phase avec la marche du monde. Un seul exemple suffit : c’est dès 2012 que le Président Macky Sall a fait adopter une loi pour élargir le champ de compétences de la Cour des Comptes et lui conférer davantage de moyens humains et matériels pour jouer son rôle de contrôle de la gestion publique. En 2013, sous le Président Macky Sall, le Sénégal a adhéré à l’ITIE, créée en 2003.

Et dès 2016, notre pays a été classé premier pays en 2016. Position que nous avons à nouveau occupée en 2019. Gouverner, ce n’est ni bavarder ni accuser à outrance sans jamais brandir la moindre preuve. C’est faire sienne cette esthétique du service de l’État jusqu’au bout, en mettant en avant la décence et la dignité.

« Le Pastef n’est porteur d’aucun imaginaire révolutionnaire »

Puisque vous évoquez la Cour des Comptes et la transparence, le nouveau pouvoir a lancé une série d’audits et une reddition des comptes sans concession. Si les mécanismes de contrôle étaient si performants sous votre mandat, pourquoi de nombreux scandales ont éclaté à l’issue de ces enquêtes avec notamment celui de la dette cachée ?

C’est vous qui parlez de scandales avant tout jugement. Aucun procès n’a eu lieu. Il y a des accusations et des arrestations visant des députés, maires et anciens ministres. Beaucoup ont été libérés à la suite d’un examen des charges qui ne tenaient qu’à une volonté d’humilier. Je peux citer les cas de Lat Diop, Mansour Faye. Pour d’autres, les dossiers en cours conduiront fatalement à des libérations car leur vacuité ne laissera aucun choix à des juges indépendants.

Sur l’accusation grossière de dette cachée, le pouvoir n’a jusque-là jamais pu les étayer, préférant les parades outrancières à une mise à disposition d’éléments factuels. Notre position sur ce dossier reste constante : que le gouvernement publie les rapports cachés, dont celui du cabinet Mazars. Mais nous savons qu’ils se garderont bien de publier ces documents…

Le mot « système » a souvent été utilisé dans les discours révolutionnaires. Pensez-vous qu’il s’agit ici d’un slogan politique ou d’un réel projet de transformation ?

Le Pastef n’est porteur d’aucun imaginaire révolutionnaire. Au contraire, c’est un parti réactionnaire dans son essence, violent dans ses méthodes et autoritaire dans son horizon. Le système était un mot-valise porté par un parti attrape-tout dont le chef, un homme banal et au vocabulaire sommaire, est assoiffé de pouvoir tout en étant dépourvu de toutes les qualités qui font la stature des hommes d’État.

L’actuel pouvoir parle de « moralisation de la vie publique ». Est-ce que cela sous-entend que le précédent était immoral ?

La moralisation de la vie publique commence par le rejet des insultes, des calomnies et des menaces. Il s’agit aussi de se garder de toute dérive de nature autoritaire pour soi-disant imposer une notion aussi désuète que le « Parti-État ». Le premier geste de moralisation de la vie publique est de renier l’abjection qu’est le mensonge, qui dans nos religions et dans nos valeurs traditionnelles relève du plus vil péché.

« On peut toujours dialoguer entre républicains soucieux des intérêts vitaux du pays »

Est-il possible, selon vous, de moraliser la vie publique sans tomber dans une logique de règlements de comptes ?

Moraliser la vie publique est une chose, et cela passe par le respect de la loi et l’attachement aux principes sacrés de l’État de droit. A l’APR, la morale première, c’est la République jusqu’au bout ; la République et ses éléments constitutifs comme levain d’espérance afin de bâtir une société de justice, de liberté, de dignité et de progrès.

Vous décrivez le régime actuel comme « totalitaire » et « réactionnaire ». Dans cette configuration, comment l’APR compte-t-elle incarner une opposition constructive ?

L’APR est la force motrice de l’opposition par son positionnement et son discours alternatif. Le parti se situe dans le champ de la radicalité et de la responsabilité qui sied à sa nature de parti de gouvernement. Nous avons entamé une mue, avec de nouvelles nominations, l’installation du Secrétariat exécutif nationale le 6 novembre, celle des Secrétariats exécutifs départementaux courant décembre. Suivra la réorganisation dans la Diaspora en janvier. Il s’agit de remettre l’appareil politique en tension, dans une posture offensive pour mener une opposition de front tout en préparant les prochaines échéances. Au regard de notre responsabilité et de notre souci de changer la vie des Sénégalais, nous ne négligeons pas le travail de fond. Au sein de la Cellule Analyses et Prospective et des Cadres du parti, une réflexion au long cours est entamée pour penser les grandes lignes de notre programme alternatif de transformation structurelle de l’économie en 2027 puis en 2029.

 

Est-il possible de dialoguer avec ceux que vous qualifiez de « fascistes », ou nous dirigeons-nous vers un blocage institutionnel et politique ?

Le Président Macky Sall a fait du dialogue une esthétique de gouvernance, convaincu qu’il est par l’art senghorien du « compromis dynamique ». Il a institué le 28 mai comme Journée du Dialogue national dans l’agenda républicain. Les Sénégalais doivent avoir un socle minimal d’entente autour d’impératif de préserver la paix civile, l’intégrité du territoire et l’image de marque du pays à l’étranger. La politique est l’espace symbolique de la conflictualité, du rapport de forces pour penser le présent et l’avenir dans une logique de production du bonheur. On peut toujours dialoguer entre républicains soucieux des intérêts vitaux du pays, si un certain socle est présenté autour du renoncement à la violence, à la calomnie et à la médisance. Mais à ce stade, la seule urgence de l’APR, c’est le travail de Reconquête, comme matrice politique édictée par le Président Macky Sall.

Au-delà du débat politique, comment percevez-vous la place du Sénégal dans cette quête d’une gouvernance vertueuse que tout le monde appelle de ses vœux ?

Le Sénégal est un grand pays avec une histoire riche et belle. Nous sommes la plus grande démocratie d’Afrique. Notre société fait preuve d’une vitalité extraordinaire. Nous sommes un peuple politique au sens où le politique est cette manière d’habiter réellement, par le sens et les symboles, sa terre afin de produire une humanité commune et reliée. La vertu suivant Platon, c’est la sagesse pour produire du Bien. C’est à ce travail que l’APR s’attelle dans sa matrice de la Reconquête, avec comme horizon 2029.

Auteur: Moustapha TOUMBOU
Publié le: Samedi 29 Novembre 2025

Commentaires (19)

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    Irving il y a 5 heures

    Un premier ministre creux, sans profondeur. Ça vole toujours bas. Toujours en train de dire des choses élémentaires, populistes. << il faut que le peuple se sacrifie, on va gagner le combat, il faut qu’on fasse des efforts, allez sur youtube et tapez singapour>> aucun argument technique, aucune connaissance technique, aucune solution technique pour redresser la barre, pour faire mieux que le régime précédent. Sonko ne maitrise rien, quand il s’exprime, il se limite dans des généralités, il fait semblant de connaître, de savoir, alors qu’il est trop limité intellectuellement. C’est Sonko durant son tera meeting qui nous dit de ne pas payer les impôts si justice n’est pas faite, le même, hier nous parle des économies de son plan de redressement, et nous dit que les sénégalais doivent faire l’effort de payer des taxes, à participer à la bonne marche du pays etc. C’est Sonko qui nous disait avoir découvert un compte de 1000 milliards appartenant à quelqu’un, hier, face à la terrible question de Tafsir Thioye, il nous parle d’un compte d’état public logé au trésor. Le même qui attaquait frontalement le président de la république publiquement, causant toutes les insanités envers la première institution du pays, nous dit hier que tout se passe bien, qu’il déjeune et dine avec lui. Le même encore qui nous parlait de tolérance zéro, de s’immiscer dorénavant dans les affaires judiciaires, de combattre les chroniqueurs, hier nous dit que c’est pas normal d’envoyer les gens en en instruction pendant des mois sans les juger ou de les emprisonner injustement alors qu’ils sont innocents. Vous voyez pourquoi on ne peut pas être militant de ce gars, on ne peut pas l’idolâtrer, ni le suivre, non pas parce qu’on le déteste, loin de là, mais parce qu’il raconte tout le temps des contrevérités , parce qu’il est contradictoire et incohérent, parce qu’il joue avec l’Etat, parce qu’il change de version tout le temps, parce qu’il applique la politique de la tromperie, il est tout le temps en mode freestyle et il aime insulter l’intelligence de ceux qui croient en lui. Toutes ces incohérences, contradictions, changements de version sont interprétés par les pastefiens comme stratégies de com, comme génie politique, or ce n’est que tromperie, manque de vertu, malhonnêteté et manque de sincérité. Ousmane Sonko ne respecte pas les gens qui l’écoute parler. Tant qu’il est premier ministre, ce pays n’ira nulle part.

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    Felw il y a 5 heures

    Vous pouvez tjrs rêver. Ce n' est pas interdit...

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    Hors sujet il y a 5 heures

    Le mbidou de services est de retour😂 pour faire son ndedo bandoum

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    Excellente Analyse Hanne il y a 5 heures

    Excellente analyse de Hanne dans cette interview conduite par l 'excellent journaliste Tambedou.

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    C'est un COMPLOT il y a 5 heures

    Quelqu'un qui laisse ses 2 épouses à la maison pour aller se faire masser nuitamment par une fille de 20 ans dans une maison close qui opérait en plein couvre feu alors que le monde entier était confiné ne peut qu'être violent, autoritaire, incompétent, limité

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    reponse a c est un complot il y a 4 heures

    tu vis en 2021 ou 2025 ?

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    Diop il y a 1 heure

    Arrete tes idioties tu es vraiment méchant

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    Lol il y a 5 heures

    Le système ce sont les vieux franc maçons qui sont au coeur de l’état qui se passent les privilèges depuis la colonisation.Le palais est ce qui est une mosquée pour les musulmans et une église pour les chrétiens.Pour être imam il faut être musulman,mais pour être abbé il faut aussi être chrétien dans cette logique pour être président il faut être franc maçon c’est une condition sine qua non .Ce n’est pas pour rien que Macky a combattu la candidature de Sonko qui avait décliné l’invitation de rejoindre cette secte satanique c’était une recommandation des loges.Diomaye par contre a rejoint cette mafia tapis au coeur de l’état pensant que c’est une garantie pour etre président à vie comme son mentor Ouattara. C’est l’expérience des soi disant Hommes d’état qui est chimérique !

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    DIAKSAO il y a 4 heures

    Abruti !!!!!

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    Ls il y a 4 heures

    Hann oreilles de mbeur

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    IFaye il y a 4 heures

    Anne mbi dou dem GUINEE AK CHEIKH BA DE LUMS...

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    Panafricain il y a 4 heures

    Arrêter de emmerder le peuple vous a vomis

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    Jambaar il y a 4 heures

    C qui sui cewii la?? Senegal moo barre ayy nimero????? Wax rekk...Tousss xamu nuko.

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    KALKULART il y a 4 heures

    Un corps sain dans un esprit sain.
    Voilà un exemple d'hommes que le senegal a toujours produit et promu . La pensée libre et porteur de réflexion humaniste, progressiste, génératrice de richesse et de paix dans toute la natiô

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    Mohamed LO il y a 3 heures

    Toi Hamidou, petit peul de service après Yoro Dia, tu ferais mieux d'aller chercher un bouchon adapté à ton sale cul et le boucher pour de bon Tu ne dis rien d'intéressant, rien de sérieux, rien de futé. POURITURE AVARIEE!

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    Blankagiga il y a 3 heures

    💣 Destruction Sans Pitié : La Vérité Brute Contre les Larves du Système !
    Assez de faux-semblants ! Le discours d’Hamidou Anne n’est pas une analyse politique ; c’est la défense abjecte d'un ordre criminel et le cri d'un larbin du clan Macky Sall terrifié de perdre ses miettes ! Le Premier ministre Ousmane Sonko ne dénonce pas une "chimère" : il met à nu la véritable hydre de corruption et de prédation qui a saigné le Sénégal !
    • Anne, le Héraut du Chaos Ancien ! Appeler le chef du gouvernement "incompétent arrivé par effraction" est une insulte crachée par la bassesse. Hamidou Anne est l'archétype même de l'intellectuel mercenaire que le "Système Macky Sall" a engraissé. Son rôle aujourd'hui est d'essayer de réanimer le cadavre putride d’un régime que le peuple a vomi. Il parle de "démagogie," mais sa défense n’est qu’un tissu de mensonges éhontés pour protéger la mafia politico-judiciaire qui a pillé l'État pendant douze ans !
    • La Justice : Un Réseau de Saboteurs et de Complices ! Quand Sonko dénonce des magistrats, il ne fait pas du "populisme" ; il sonne la charge contre les saboteurs de la République ! Ces juges ne sont pas des garants de la loi ; ils sont les derniers fusibles tordus que le Système active pour entraver le changement ! Leur prétendue "indépendance" est une fiction obscène tant que leurs agissements sentent la vengeance politique et l'allégeance au régime déchu ! L'UMS doit cesser de jouer les martyrs ; elle est interpellée non par la politique, mais par la nécessité de purger ses propres rangs des éléments compromis qui continuent de servir leurs maîtres corrompus !
    • Le NETTOYAGE EST UNE GUERRE À MORT ! Le gouvernement n'a pas le temps de jouer avec les "remous" et les "écrans de fumée." Le combat contre le "Système Macky Sall" est une guerre totale pour la survie du Sénégal ! Les plaintes d'Anne sur la "fragilisation des institutions" sont une hypocrisie sans nom ! C’est le régime qu’il a servi qui a déchiqueté ces institutions. Le Premier ministre est la lame de la rupture que le peuple a mandatée pour trancher dans le vif et déraciner la gangrène. Ceux qui résistent au nettoyage ne sont pas des républicains ; ce sont des ennemis du peuple qu'il faut neutraliser sans la moindre pitié ! Sénégal sunu reew

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    Ibrahima il y a 2 heures

    12 ANS AU POUVOIR AVEC UN BILAN CATASTROPHIQUE : DETTE CACHÉE ET UN PIB DE 133%

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    CIA il y a 2 heures

    Hamidou ANNE et Mbougar SARR formerez un beau couple gay.

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    Anni il y a 55 minutes

    Bienvenue sur le meilleur site de rencontres sexe -- Sex24.Fun

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    Fils de chien il y a 22 minutes

    Ce fils de chien toujours aux abois ne sait pas que son père est mort !

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    L'enseignant en vacances il y a 13 minutes

    Mais grand hamidou. Temps yi danga ame sikkim dh.

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