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650 milliards de FCFA dormants ? Les révélations de Mamadou Racine Bathily sur le pactole des assureurs

Auteur: Léna THIOUNE

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650 milliards de FCFA dormants ? Les révélations de Mamadou Racine Bathily sur le pactole des assureurs

Avec un chiffre d’affaires global ayant atteint 291 milliards de FCFA en 2024 et des projections autour de 310 milliards en 2025, le secteur des assurances au Sénégal affiche une progression notable. Cependant, selon Mamadou Racine Bathily, expert en assurance, cette performance masque une faible pénétration et un déficit de confiance.

« Le taux de pénétration reste à 1 ou 1,5 % dans notre pays, là où d’autres vont jusqu’à 7 % », souligne l’invité de l’émission Seneweb Éco de ce dimanche 26 avril 2026. Selon lui, ce retard s’explique en partie par « le déficit d’assurance obligatoire » et par une faible culture de l’épargne à long terme. « La sagesse d’épargner pour demain n’est pas automatique », insiste-t-il, rappelant qu’une grande partie de la population reste en marge des mécanismes assurantiels.

Pourtant, le rôle économique de l’assurance demeure central pour l’ancien secrétaire général de la Fédération sénégalaise des sociétés d'assurance (FSSA). En effet, pour M. Bathily, ce secteur agit comme un levier de stabilisation et de financement de l’économie. « Le rôle principal de l’assurance, c’est d’éviter que les progrès accomplis soient compromis par un accident », explique-t-il. En d’autres termes, elle permet de préserver les acquis des entreprises et des ménages face aux aléas.

De plus, les compagnies d’assurance sénégalaises disposent aujourd’hui d’environ 650 milliards de FCFA d’actifs investis dans l’économie nationale. « Les assureurs sont des agents à excédent de ressources », précise-t-il. Ces ressources, issues des cotisations, sont ensuite placées dans les banques, les obligations d’État ou encore l’immobilier, contribuant ainsi au financement des besoins publics et privés.

En ce sens, « le rôle de l’État reste central » en matière d’obligation d’assurance et de régulation. Selon l’expert, cette intervention est d’autant plus nécessaire que le secteur reste confronté à des dysfonctionnements internes tels que le manque de compétences techniques, les retards dans le paiement des sinistres ou encore une gouvernance perfectible. « C’est le rôle de l’État de veiller à la bonne santé des compagnies », insiste M. Bathily, appelant à plus de rigueur dans l’application des règles. Cette mission est en partie assurée par la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), dont les décisions s’imposent aux acteurs du secteur.

Auteur: Léna THIOUNE
Publié le: Lundi 27 Avril 2026

Commentaires (1)

  • image
    ASSUREURS il y a 4 jours
    Les assureurs sénégalais sont assis sur une rente, les primes des assurances obligatoires principalement. Et quand il s'agit de payer les sinistres, ils sont aux abonnés absents. Et l'Etat ne protège guère les clients des sociétés d'assurances , laissés à eux-mêmes. L'Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) censés les protéger est à réformer ou à fermer... Organisme inutile et sans résultats depuis sa création.

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