Filière "cuir et peau" : Plaidoyer pour la structuration et la dynamisation du secteur
Les artisans regroupés au sein de la plateforme des acteurs de la filière cuir et peau Jokko Ligeey Sunu Der, pensent que ”la production de chaussures destinées aux forces de défense et de sécurité pourrait contribuer à booster ce secteur à Ngaye-Méckhé, commune dont le nom est associé à la cordonnerie, dans le département de Tivaouane.
L'idée a été émise lors d’une journée de réflexion, de sensibilisation et de plaidoyer pour la structuration et la dynamisation de la filière, tenue à Ngaye-Méckhé choisi comme zone pilote pour le développement du secteur du cuir et de la peau au Sénégal.
La rencontre, marquée par une exposition de produits d'artisans, des réflexions thématiques sur les défis et solutions concrètes de dynamisation de la filière cuir et peaux, la reconnaissance des artisans et des acteurs locaux méritants, l'adoption des résolutions de Ngaye-Méckhé, s’inscrit dans le sixième plan d’action conjoint, après plusieurs cycles de formation déjà réalisés au profit des artisans.
Selon Moustapha Sall, président de la Coopérative des artisans professionnels du cuir et associés de Ngaye-Méckhé, l'objectif est d'échanger, en profondeur, sur la filière reconnue comme un secteur porteur.
Des échanges ont porté essentiellement sur le diagnostic du secteur, l’amélioration de la qualité de la matière première, ainsi que l’accès à l’appui technique et au financement, notamment à travers des structures publiques telles que l’Office national de la formation professionnelle (ONFP) et la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (DER).
Les perspectives évoquées sont relatives à une participation accrue de Ngaye-Méckhé à la commande publique, en particulier dans la production de chaussures destinées aux forces de défense et de sécurité (FDS). Moustapha Sall de lancer un appel à l’unité et à la cohésion des artisans, indiquant qu’une bonne organisation de la filière constituerait un ”levier essentiel” pour une valorisation durable du secteur et sa compétitivité.
"La rencontre était un cadre de réflexion stratégique et de plaidoyer en faveur de la filière", souligne Amadou Sarr, coordonnateur de projet à Maraz Academy, une école spécialisée dans la formation aux métiers de la maroquinerie, au cœur de l’industrie de la mode.
Selon lui, ”les compétences et le savoir-faire existent déjà à Ngaye-Méckhé. Il ne reste désormais qu'à capitaliser ces acquis et explorer de nouvelles opportunités, notamment dans la haute maroquinerie".
Mouhamadou Lamine Lo Bara d'indiquer que "la formation demeure centrale. Le niveau de maîtrise technique et de savoir-faire constitue un gage de réussite et un facteur clé de bon positionnement sur le marché".
(Correspondants à Thiès)
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