Lutte contre le Sida : Le Ministère de la Famille renforce la riposte face à la vulnérabilité croissante des jeunes filles
Le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités franchit une nouvelle étape majeure dans la lutte contre le VIH/Sida et les violences sexistes. À travers son Plan sectoriel de lutte contre le Sida, il a procédé, ce mardi 13 janvier, au lancement officiel d’un atelier national de formation sur la relation d’aide et les techniques de communication destiné aux Directeurs régionaux du Développement communautaire, de l’Action sociale et de la Famille.
Organisée du 13 au 15 janvier 2026 à la salle de conférence du Conseil national de Lutte contre le Sida (CNLS), à l’hôpital Fann, cette session de renforcement de capacités s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à améliorer la prise en charge des IST/VIH/Sida et des violences sexistes dans un contexte marqué par la féminisation inquiétante de l’épidémie, notamment chez les adolescentes et les jeunes filles.
Une volonté politique affirmée, des défis persistants
L’amélioration de la santé des adolescents et des jeunes constitue une priorité politique de l’État du Sénégal qui a souscrit à plusieurs engagements internationaux et mis en place des cadres législatifs et stratégiques en matière de santé sexuelle et reproductive.
Cependant, malgré ces avancées, l’accès à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive demeure inégal, surtout pour les jeunes hors du système scolaire.
En effet, au Sénégal, près de 45 % des adolescentes et adolescents sont non scolarisés ou déscolarisés, une situation qui accentue leur vulnérabilité face aux IST, au VIH et aux violences basées sur le genre.
Violences sexistes et VIH : un cercle vicieux
Les violences sexistes, qu’elles soient verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles, touchent toutes les tranches d’âge, mais exposent davantage les jeunes filles.
Leurs conséquences sont lourdes : infections sexuellement transmissibles, VIH, abandons scolaires, traumatismes psychologiques, sans oublier les complications obstétricales, les souffrances liées aux mutilations génitales féminines et aux mariages précoces.
À cela s’ajoute le harcèlement sexuel, une violence silencieuse mais persistante qui alimente la peur, l’auto-stigmatisation et la marginalisation des victimes.
Face à ce constat, le Ministère de la Famille a jugé indispensable de renforcer les capacités des acteurs territoriaux, véritables relais de proximité.
L’atelier réunit 31 Directeurs régionaux ainsi que 10 leaders communautaires, autour d’objectifs clairs : renforcer les connaissances sur les IST/VIH/Sida ;
. approfondir la compréhension du genre et des violences sexistes ;
. améliorer les compétences en communication et en accompagnement psychosocial ;
. favoriser l’identification et le référencement des cas de violences ;
. définir des stratégies concrètes de réduction des violences sexistes.
Une mobilisation multisectorielle saluée
Dans son allocution, le directeur national du développement communautaire, Elipole Biagui, a souligné l’importance de la communication de proximité pour lutter contre la stigmatisation, particulièrement dans le cadre de la Semaine Femmes et Sida.
"Les Directeurs régionaux présents dans les 14 régions joueront un rôle clé dans la sensibilisation et la protection des groupes vulnérables", a-t-il affirmé.
Même son de cloche du côté de Soukey Ndiaye. La présidente du Réseau national des associations de personnes vivant avec le VIH (RNP+) a rappelé que les jeunes filles restent les plus touchées par le VIH en raison de facteurs sociaux, éducatifs et économiques.
Elle a plaidé pour une communication renforcée, une lutte sans relâche contre la stigmatisation et la discrimination, ainsi qu'un investissement accru dans le leadership féminin.
À quelques années de l’échéance 2030 pour l’élimination du VIH, cet atelier apparaît comme un signal fort de l’engagement du Ministère de la Famille, en parfaite cohérence avec les priorités nationales et les attentes des partenaires techniques et financiers.
En misant sur le capital humain, la communication et l’accompagnement psychosocial, le Sénégal réaffirme sa volonté de ne laisser aucune fille et aucune femme de côté dans la lutte contre le Sida et les violences sexistes.
Commentaires (2)
Quelle tristesse d'entendre de telles inepties ! Le seule différence est que les femmes sidéennes transmettent le virus à leurs enfants lors de la naissance. Enfin ...on a les soi-disant responsables que l'on mérite, juste bons à nous raconter des âneries et organiser des cérémonies, forums, symposiums, "causeries" inutiles si elles sont de la trempe de celle-ci
des cours d4éducation sexuelle à l'école à 5 ans et 8 ans !!! réfléchissez un peu. Et c'est aux parents de leur expliquer ce qu'est cette maladie. merci
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