L'état mental de Farba Ngom, l'affaire des téléphones : le cri du cœur de Me Doudou Ndoye
Invité de l’émission Le Jury du Dimanche sur iRadio, Me Doudou Ndoye a dressé un tableau préoccupant de la situation de son client, Farba Ngom. L'avocat dénonce un maintien en détention qu’il juge profondément injuste et s'inquiète de l'état de santé de l'ancien député-maire d'Agnam.
Dès l’entame de son propos, Me Ndoye n’a pas caché son appréhension. Après une récente visite en milieu carcéral, il affirme que son client a perdu sa combativité habituelle. « Quand je l’ai vu, il ne m’a pas semblé bien, ni moralement ni mentalement », a-t-il confié. Selon lui, cette dégradation contraste avec la force morale dont Farba Ngom a toujours fait preuve par le passé, y compris face à la maladie.
Une « double injustice » juridique et factuelle
Au cœur de son intervention, le conseil dénonce ce qu'il qualifie de double injustice. Il rappelle que les instances judiciaires avaient pourtant ordonné la libération de son client : d’abord le juge d’instruction, puis la chambre d’accusation. Cependant, le pourvoi introduit par le ministère public devant la Cour suprême bloque l’exécution de ces décisions. Pour l’avocat, cet acharnement procédural est incompréhensible.
Me Doudou Ndoye pointe également une incohérence majeure dans le traitement du dossier : « On dit à l’un : tu n’as rien fait, rentre chez toi. Et à l’autre : tu l’as aidé à ne rien faire, donc tu restes en prison ». À ses yeux, cette situation illustre une rupture flagrante du principe d’égalité devant la justice.
L'affaire des téléphones : une « dérive » procédurale ?
L'avocat s'est aussi arrêté sur l'ouverture d'une nouvelle procédure liée à l'usage de téléphones en détention. Pour Me Ndoye, ces faits relèvent strictement du règlement intérieur de la prison et non d'une poursuite pénale. Transformer cet incident en dossier judiciaire constitue, selon lui, une dérive inquiétante.
Malgré ces critiques acerbes, l'avocat précise que plusieurs recours sont toujours en cours et que des décisions de la Cour suprême sont attendues dans les prochaines semaines. En attendant, il martèle sa position : le maintien en détention de Farba Ngom ne repose sur aucun fondement équitable. « Avant de mettre quelqu’un en prison, il faut s’assurer qu’il a réellement commis les faits. Sinon, c’est toute la société qui est en danger », a conclu l'invité du dimanche.
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