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Financement du champ gazier Yakaar-Téranga : L’appel du DG de Petrosen aux assureurs et à la diaspora

Auteur: Thiebeu NDIAYE

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Financement du champ gazier Yakaar-Téranga : L’appel du DG de Petrosen aux assureurs et à la diaspora

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Face au défi colossal du financement du champ gazier Yakaar-Téranga, le directeur général de Petrosen (Société nationale des pétroles du Sénégal), Alioune Guèye,  a lancé un appel à la mobilisation du capital national. 

À travers l’exploitation de ce champ par les Sénégalais et pour les Sénégalais, le pays cherche à financer son avenir sans dépendre exclusivement des majors étrangères. L’ambition de Petrosen est claire : devenir l’opérateur essentiel et transformer ce gaz en électricité accessible pour tous.

Situé au large de Kayar, le champ Yakaar-Téranga est une immense réserve de gaz. Les estimations sont comprises entre 27 et 32 Tcf (trillions de pieds cubes), soit un potentiel vertigineux de 32 000 milliards de pieds cubes. 

Selon le DG de Petrosen qui donne une échelle à ces chiffres, un seul Tcf suffirait à garantir l’autosuffisance de la Senelec pendant 23 ans au rythme de consommation actuel.

« Yakaar-Teranga,  c’est ce projet souverain qui va nous permettre d’assurer le développement du Sénégal. Tout le monde sait qu’il ne peut pas y avoir de développement sans souveraineté énergétique. L’énergie est le premier facteur de production. Nous avons la chance d’avoir un champ qui regorge entre 27 et 32 Tcf (trillions de pieds cubes) de gaz naturel. L’ambition de Petrosen c’est d’être opérateur sur ce champ gazier et d’en faire une stratégie réussie du gas to power », a-t-il déclaré en marge d’un atelier de concertation sur le dispositif assurantiel dans le secteur extractif, ce jeudi.

Pour transformer ce rêve en réalité, Petrosen table sur une enveloppe financière de 3 et 4 milliards de dollars US,  soit un peu plus de 2 000 milliards F CFA sur trois ans (environ 700 milliards F CFA par an). Un financement que le Sénégal veut endogène.

Pour lever ces fonds, Petrosen ne se tourne pas vers les banques de développement internationales, mais vers les forces vives du pays que sont les assureurs nationaux et les Sénégalais (d’ici et de la diaspora). Un objectif que le DG juge réaliste.

« L’année dernière,  l’État a financé son déficit budgétaire à hauteur de 1 800 milliards F CFA à travers des appels publics à l’épargne (APE) et peu de Sénégalais ont contribué. Imaginez si tous les Sénégalais s’approprient ce projet et que les assureurs et la diaspora investissent... Je lance un appel aux assureurs, aux Sénégalais et à la diaspora de financer ce projet », conclut-il.

Auteur: Thiebeu NDIAYE
Publié le: Jeudi 07 Mai 2026

Commentaires (6)

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    Elhadji il y a 1 semaine
    Quête rék !!!!
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    Ttt il y a 1 semaine
    Des diaspora financés des projets hydrocarbures non wou le senegal est tombé entre de mauvais main et la fin des hydrocarbures est proche deh
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    DiolaBi il y a 1 semaine
    Il faut aller a la bourse de Toronto! C'est tout!
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    Ismaila Sall il y a 1 semaine
    Aller regarder ce que les Ethiopians ont fait pour financer leur barrage! Sunugal peut le faire!
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    Sonko il y a 1 semaine
    Avec SONKO oui mais pas avec DIOMAYE. ce dernier il va tranquillement faire comme Macky, faire revenir le entreprises étrangère et les prêts du FMI
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    Ethiopie il y a 1 semaine
    Ethiopie c'est au moins 100 millions d'habitants.
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    B il y a 1 semaine
    Investissez d abord la où vous résidez. Maison famille école caisse de retraite…, c est mieux
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    Cotiser il y a 1 semaine
    Bonne idée, surtout qu’on peut dédier une partie de nos épargnes pour la retraite à ce projet gazier, ce sera rentable j’espère. Avec garantie bien sûr!
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    YSW il y a 1 semaine
    Le DG cite 1 800 milliards F CFA levés via les APE l'an dernier — et le besoin est d'environ 700 milliards F CFA par an. Mathématiquement, la capacité d'épargne nationale *existe*. La diaspora sénégalaise transfère également environ 1 500 à 2 000 milliards F CFA par an au pays, ce qui représente un réservoir considérable. *Mais plusieurs obstacles structurels rendent la chose très difficile D'abord, la nature du projet. Un champ gazier offshore est un investissement à très long cycle (10 à 15 ans avant retour sur investissement), avec des risques techniques et géopolitiques élevés. Les épargnants et assureurs nationaux sont généralement peu habitués à ce profil de risque. Ensuite, la capacité des assureurs sénégalais est limitée. Le marché assurantiel local reste modeste en volume de primes et en capacité de portage de grands risques industriels — c'est précisément pourquoi l'atelier mentionné dans le texte sur le "dispositif assurantiel dans le secteur extractif" est organisé. Par ailleurs, la confiance et la gouvernance jouent un rôle clé. Les Sénégalais investiront massivement uniquement si la transparence sur l'utilisation des fonds est garantie — ce qui reste un défi historique dans le secteur extractif africain. Enfin, 3 à 4 milliards de dollars, c'est une somme hors normes pour un financement purement endogène. À titre de comparaison, le projet GTA (Greater Tortue Ahmeyim, déjà en production) a nécessité des financements de BP, Kosmos Energy, et de grandes banques internationales. *En réalité, un mix est probable L'appel au capital national est politiquement fort et économiquement souhaitable — il ancre la souveraineté et crée une appropriation citoyenne. Mais dans les faits, il est très peu probable que Petrosen puisse se passer *totalement* de financements étrangers, que ce soient des banques de développement (BAD, IFC), des partenaires techniques, ou des co-investisseurs internationaux. La vraie question n'est pas "tout national ou tout étranger", mais **quel équilibre permet à Petrosen de rester opérateur et au Sénégal de conserver le contrôle stratégique**, tout en sécurisant les milliards nécessaires dans les délais requis.
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    At il y a 1 semaine
    Tu as parfaitement raison mais y'a le don de soit 4m de dollars n'a jamais été une sommes colossal en vrai nous beaucoup de sénégalais extrêmement riches seuls les joueurs sénégalais peuvent financer ce projet reste a savoir la transparence qu'il faut sera t'elle au rendez-vous mais pour dire vrai les sénégalais peuvent financer ce projet
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    KYFE il y a 1 semaine
    Belle analyse. PETROSEN devrait pouvoir ouvrir le tour de table aux acteurs sous regionaux qui, faut le dire, ont été d'un soutien majeur au financement du deficit budgetaire senegalais. Cette solidarité regionale (UEMOA, CEDEAO) serait un atout supplémentaire pour le bouclage du financement. Et enfin, y impliquer dans une certaine mesure les bailleurs internationaux pour éviter de s'attirer leur jalousie (MDR).

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