Cité Mixta : les résidents dénoncent l’insécurité et rejettent toute stigmatisation collective
La tension monte au sein de la résidence dite « Cité Mixta ». Dans un communiqué, le collectif des propriétaires et résidents tire la sonnette d’alarme face à une situation sécuritaire jugée alarmante, tout en dénonçant les amalgames et la « diffamation collective » dont ils estiment être victimes.
Les habitants affirment ne plus vivre dans un « havre de paix » depuis plusieurs années. Ils évoquent une recrudescence de pratiques illégales : trafic de drogue, proxénétisme, vols et agressions, parfois en pleine journée. Selon eux, ces dérives affectent profondément leur quotidien, installant un sentiment généralisé de peur, de désolation et de colère. Face à cette situation, les résidents disent se sentir abandonnés par les autorités publiques, malgré de multiples interpellations adressées à l’État.
« Stop à l’amalgame »
Si les habitants reconnaissent la gravité de certains faits récemment révélés, notamment des crimes impliquant des mineures et des réseaux criminels, ils insistent sur un point : ces actes ne doivent en aucun cas définir toute une communauté. Le collectif dénonce une tendance à généraliser et à transformer des affaires judiciaires ciblées en « procès public » contre l’ensemble de la Cité Mixta. Une approche jugée dangereuse, car elle contribue, selon eux, à salir la réputation de milliers de personnes honnêtes : enseignants, commerçants, fonctionnaires, entrepreneurs et familles. « Depuis quand un quartier est-il coupable des actes de quelques individus ? », s’interrogent-ils.
Une critique des médias et des réseaux sociaux
Le communiqué pointe également du doigt certains traitements médiatiques jugés sensationnalistes, ainsi que l’emballement sur les réseaux sociaux. Les résidents évoquent une « chasse aux sorcières numérique » où rumeurs et accusations circulent sans preuve, exposant des innocents. Ils regrettent un manque d’analyse de fond, notamment sur les causes profondes du phénomène : défaillances dans les mécanismes de prévention, rôle des réseaux sociaux, ou encore prolifération d’appartements meublés servant de cadre à des activités illicites.
Des mesures urgentes demandées
Au-delà du constat, le collectif formule plusieurs recommandations concrètes à l’endroit des autorités : Déploiement d’un poste de police de proximité, Mise en place de dispositifs de surveillance en partenariat avec l’ASP, Installation de caméras dans les principaux axes de la cité, Recensement et fermeture des appartements meublés illégaux, Encadrement strict de la location meublée touristique et saisonnière.
Les résidents appellent à une action rapide et coordonnée, de la municipalité à l’État, pour restaurer la sécurité. Ils insistent également sur le traitement responsable de l’information. « Informer, oui. Dénoncer, oui. Mais sans déformer, sans généraliser, sans salir », plaident-ils.
En conclusion, le collectif rappelle que la Cité Mixta reste avant tout « une mosaïque humaine » et refuse que sa dignité soit entachée par les agissements d’une minorité.
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