Cri du cœur de Moussa Tine : "J’ai honte. J’ai honte de nous"
"Nous sommes incapables de changement et de rupture. Après Balla Gaye et Fallou Sène, c’est la troisième fois qu’un étudiant meurt après une alternance". Ce cri du cœur est de l'ancien député, Moussa Tine.
Il rappelle que "la vie humaine est sacrée. Elle doit être hors de portée de la bêtise politique". Et "ne me dites surtout pas que c’est lié à la réalité de gestion du pouvoir. C’est juste lié à la folie liée à la gestion du pouvoir".
Comment, s'interroge Moussa Tine, "peut-on envoyer de jeunes policiers envahir l’espace social du campus ? Qui en a donné l’ordre et pour quelle raison, puisqu’il ne s’y passait aucune manifestation lorsque les forces de l’ordre arrivent dans l’espace ?".
Pour l'ancien parlementaire, "ce qu’on a vu ce n’est techniquement ni une opération de maintien de l’ordre ni une opération de rétablissement de l’ordre".
Il espère qu’il va y avoir des démissions et des gens qui seront démis et que toutes les garanties d’une enquête sérieuse seront données.
En attendant, a-t-il poursuivi, "silence et introspection personnelle pour chacun : un jeune qui comptait sur le pouvoir pour être protégé vient de perdre la vie". Abdoulaye Ba, a-t-il regretté, allait devenir docteur en médecine et porter toute la famille qui porte depuis hier soir le deuil de son espoir, de son champion.
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