Libérée dans l’après-midi d’hier après avoir signé une lettre d’excuses, la journaliste du groupe Futurs médias, Mame Sira Konaté, s’est confiée à «L’Observateur», pour donner sa version des faits qui lui ont valu une arrestation par la gendarmerie.«J’ai eu un problème avec le colonel Moussa Fall, commandant de la légion Ouest de la gendarmerie. J’ai eu une altercation avec son chauffeur dans les locaux de la Tfm. En compagnie d’un autre gendarme, il s’est introduit dans nos locaux.
Ils sont tombés sur moi et croyaient peut être que j’étais la propriétaire de la voiture qui était stationnée dehors. Je ne savais pas ce qui se passait au dehors. Donc, je ne pouvais pas deviner qu’il y avait une histoire de voiture à déplacer. Tout ce que je voyais c’était deux gendarmes qui déboulent dans nos locaux. Certains des responsables étant en réunion, d’autres absents, j’ai pris la responsabilité de leur demander le pourquoi de leur présence sur les lieux. Ils m’ont répondu d’aller dégager mon véhicule car j’obstruais la voie alors que le cortège présidentiel doit passer. Puis, il m’a lancé «danguène yabaté quoi» (vous-vous fichez des gens quoi). Je lui ai, en l’appelant «chef», dit qu’il était dans un domaine privé et qu’il n’avait pas le droit de s’introduire ainsi en traitant les gens de tous les noms, alors que l’on ne sait même pas de quoi on nous accuse.
Pour toute réponse, il m’a lancé que si je voulais savoir de quoi ils parlent, je n’avais qu’à les suivre», explique-t-elle.Au même moment, poursuit-t-elle, Pape Cissé (un agent de la Tfm) et un autre gendarme sont sortis des autres locaux de la Tfm. « Nous nous sommes retrouvés à la porte. Là-bas, Pape Cissé discutait avec le colonel et j’ai demandé au colonel d’éclairer ma lanterne. Le gendarme s’est tourné vers son supérieur hiérarchique et n’a plus voulu parler. J’ai expliqué au colonel ce qui s’était passé, lui disant que ses hommes n’avaient pas, sans mandat, le droit d’entrer ainsi dans nos locaux. Mais il m’a craché qu’il ne me parlait pas. Je lui ai fait savoir qu’il ne voulait certes pas me parler, mais que j’avais le droit de lui parler parce qu’il était le supérieur de ces hommes. Si j’ai des réclamations à faire, c’est à lui que je dois m’adresser. Il a donc demandé à ses hommes de m’embarquer tout simplement», explique-t-elle.
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