Repérages, armes neuves, jackpot… : gang de «Rasta», les terribles révélations de l’enquête
« Rasta » et ses acolytes ont été mis hors d'état de nuire. Dans son édition du samedi, L'Observateur fait des révélations sur les méthodes de cette bande de malfaiteurs qui, entre octobre 2025 et janvier 2026, a multiplié les casses spectaculaires à Dalifort, Bel-Air et Pikine.
Un « modus operandi » chirurgical
Cités par le quotidien du Groupe futurs médias, les enquêteurs décrivent une organisation d'une précision quasi militaire. Loin des cambrioleurs amateurs, le réseau de « Rasta » agissait selon un protocole strict. Chaque opération était précédée d'un repérage approfondi mené par un éclaireur. Ce dernier analysait minutieusement la configuration des sites et les habitudes des vigiles pour identifier la moindre faille sécuritaire.
Une fois la cible validée, le gang passait à la logistique : l’achat systématique de matériel neuf (machettes, cisailles, pieds-de-biche). La règle d'or était de ne jamais réutiliser les outils pour éviter toute traçabilité par les services de police. À 3 heures du matin, encagoulés et gantés, les membres passaient à l'action avec une rapidité déconcertante.
À Dalifort, ils ont notamment emporté 24 millions de francs CFA et du matériel informatique dans une société de distribution, avant de récidiver dans une usine de transformation de poissons en arrachant un coffre-fort scellé contenant plus de 15 millions et 1 000 euros (655 957 FCFA).
C'est à Bel-Air que le gang a signé son plus gros coup. Dans une entreprise du quartier d'affaires, ils ont raflé un jackpot de plus de 100 millions (95 millions en espèces et des bijoux dont la valeur est estimée à 6 millions). Les vigiles étaient systématiquement neutralisés, ligotés et dépouillés de leurs téléphones, dont les fonds mobiles étaient immédiatement transférés.
Grâce à une collaboration entre plusieurs unités (Bel-Air, Pikine, Sûreté Urbaine et DIC), sept suspects ont été interpellés, parmi lesquels le chef présumé et deux receleurs. Placés en garde à vue, ils sont poursuivis pour cambriolages en bande organisée, association de malfaiteurs et détention d’armes à feu.
Si une partie du butin servait à financer le train de vie des membres, l'enquête a révélé une particularité troublante : une part de l'argent était systématiquement reversée à des complices déjà incarcérés. L'enquête se poursuit pour déterminer si d'autres casses non résolus peuvent être imputés à ce réseau, détaille la même source.
Commentaires (4)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.