SORÉTO (BAKEL) : Accusé de vol et agression mortelle, un malien acquitté au bénéfice du doute
Le malien Biton Coulibaly a été acquitté au bénéfice du doute par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Tambacounda pour les faits de vol et coups et blessures volontaires ayant entraîné mort d'homme.
La nuit du 23 août 2024 avait viré au cauchemar au village de Soréto dans la commune de Sadatou, au département de Bakel. Biton Coulibaly, un orpailleur âgé de 34 ans, marié et père de trois enfants, qui tentait de voler des pierres précieuses, aurait mortellement poignardé un vigile Aboubacar Kanté. La scène, survenue sur le site minier d'extraction d'or, avait choqué tout un village.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 3 heures du matin, selon les témoignages de Claufasse Diarra, qui attestait avoir vu Biton Coulibaly porter deux coups de couteau à leur coéquipier Aboubacar Kanté. Il expliquait qu'il était de service sur le site d'orpaillage avec la victime lorsque, aux environs de 3 heures du matin, il avait été alerté par des cris de cette dernière.
D'après le témoin Kadiatou Coulibaly, le suspect lui avait confié qu'il s'en prendrait à tout gardien qui se mettrait sur son chemin lorsqu'il irait commettre un vol à ce niveau et affirmait avoir divulgué cette information à ses proches.
Touché avec une violence inouïe, le vigile s'est effondré et a été transporté d'urgence au district sanitaire de Kidira. Malgré les efforts des secours, la victime n'avait pas survécu à la gravité de ses plaies. Le rapport médico-légal a révélé des « lésions ouvertes à la face latero interne et au bras droit causée par une arme blanche tranchante », entraînant une hémorragie massive et la mort.
La brigade de gendarmerie de Kéniéba, immédiatement saisie de l'affaire, avait ouvert une enquête.
A l'activation de toutes les pistes possibles, le suspect avait été arrêté le 27 août 2024 soit 05 jours après les faits pour vol avec violences ayant entraîné la mort. Le mis en cause Biton Coulibaly avait contesté avoir mortellement poignardé la victime en déclarant n'avoir pas été sur le site dans la nuit du 23 au 24 août 2024, mais plutôt chez lui avec les membres de sa famille dont son épouse. A la barre de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Tambacounda, les témoins ont réitéré leurs précédentes déclarations.
Le maître des poursuites, après avoir fait la synthèse des circonstances dans lesquelles le mis en cause a été arrêté, a fait savoir que les faits de l’espèce ne souffrent d’aucune contestation. Il a, sur ces entrefaites, requis la réclusion criminelle à perpétuité.
Le conseil de la défense Me Ababacar Kamara a plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Tambacounda a finalement édifié les différentes parties en acquittant l'accusé au bénéfice du doute.
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