Un anniversaire tous les quatre ans : le dilemme des natifs du 29 février
Le 29 février n’existe qu’une fois tous les quatre ans. Pour ceux qui y sont nés, ce jour n’est pas simplement un anniversaire, c’est une curiosité qui intrigue, amuse et distingue. Entre anecdotes, superstitions et choix de célébration, cette date rare façonne la vie quotidienne de manière inattendue.
« On me dit que je ne vieillis que tous les quatre ans ! » Ce constat, amusé mais réel, revient chaque année pour de nombreuses personnes nées un 29 février. Et avec lui, la même question : « Alors, tu fais comment cette année ? » confie Yann, étudiant résident vivant au Sénégal. Avant de rétorquer : «c’est à l’âge de 8 ans qu’on m’a expliqué que le 29 février n'existait que tous les quatre ans. J’ai compris que ce n’était pas une date ordinaire. »
De son côté, Dame Bousso fait remarquer : « Notre maître et une camarade nés le 1er mars me disaient que j’étais ‘hébergée’ dans leur anniversaire les années sans 29 février. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que ma date était particulière et rare ».
Cette singularité est perçue comme une distinction positive, un détail qui marque et intrigue autour d’eux.
28 février ou 1er mars : le dilemme annuel
Chaque année non bissextile, il faut décider : fêter le 28 février ou le 1er mars ? « Je préfère le 28 février parce que ça reste dans mon mois. C’est symbolique. Mais pour certaines années, je prolonge jusqu’au 1er mars, un peu comme si j’avais deux possibilités », explique Dame Bousso.
D’autres choisissent le 1er mars pour une raison spirituelle : « Je profite toujours de mon anniversaire pour rendre grâce à Dieu », confie Mouhamadou Diallo.
Pour ces natifs du 29 février, le choix du jour est secondaire. Ce qui compte, c’est le moment et les proches avec qui il est partagé.
Entre humour, étonnement et superstitions
Le 29 février attire toujours des regards surpris et des commentaires amusés. « Il y a toujours des réactions amusées quand on voit ‘29 février’ sur ma pièce d’identité. Certains pensent que c’est une erreur », raconte Yann.
Mais cette singularité est aussi entourée de croyances : « J’avais entendu un astrologue dire que les natifs de ce jour étaient souvent en difficulté à cause des années bissextiles. Pour mon cas, c’est faux. Dieu merci », assure une autre personne. Ces anecdotes font sourire, mais ne freinent jamais leur quotidien. Une date rare, mais sans obstacle. Administrativement, quelques formulaires numériques posent problème, mais cela reste marginal.
Pour Yann, sur le plan scolaire, professionnel ou administratif, le 29 février n’a jamais été un obstacle.
« Au contraire, c’est une date dont les gens se souviennent facilement. Cela suscite souvent l’intérêt plutôt que des difficultés », dit-il
Cette rareté devient alors un trait distinctif positif. Les anniversaires sont mémorables, les conversations faciles à engager, et la rareté du jour ajoute une touche de curiosité à leur vie.
Une exception qui se vit sereinement
Naître le 29 février, c’est appartenir à un groupe extrêmement restreint. Mais pour ceux qui portent cette date, elle n’est ni un handicap, ni une fatalité.
« Ce n’est pas forcément la date qui compte le plus, mais l’intention et les personnes avec qui je partage ce moment », conclut une dame.
Pour les natifs, le 29 février est une singularité positive, un trait d’originalité qui amuse, surprend et distingue… sans jamais empêcher de vivre pleinement.
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