Volte-face du Pastef sur sa promesse : "On ne criminalise plus, on durcit la loi", Alioune Badara Coulibaly
Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, mardi à l’Assemblée nationale, le dépôt d’un projet de loi visant à durcir les peines réprimant les relations homosexuelles au Sénégal. Selon les déclarations faites devant les députés, les sanctions passeraient d’une fourchette... actuelle d’un à cinq ans d’emprisonnement à des peines allant de cinq à dix ans.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par des vagues d’arrestations pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH, relançant le débat sur l’arsenal juridique encadrant ces infractions.
Une promesse de campagne au cœur des critiques
La démarche du gouvernement suscite toutefois des réactions contrastées.
"Cette loi évoquée par le Premier ministre semble peu satisfaisante au regard des différentes réactions. Car elle tranche nettement avec l’engagement ferme de M. Sonko et de son parti de criminaliser l’homosexualité une fois au pouvoir. Au bout de deux années de tergiversations, le discours et les intentions varient. On ne criminalise plus. On pénalise durement. Ce que l'opposition et les activistes reprochent, à juste titre, au gouvernement", dénonce Alioune Badara Coulibaly, porte-parole APR.
Selon lui, il s’agirait davantage d’un durcissement des peines existantes que d’une refonte juridique correspondant aux promesses électorales.
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