Retrait de BP du bloc Yakar-Teranga : « Cela ne freine pas les investissements », (Karim Ndiaye)
Hier, le Président de la Chambre de commerce britannique, Karim Ndiaye s’est exprimé sur le retrait annoncé de British Petroleum (BP) du bloc Yakar-Teranga. Devant des journalistes, à la Résidence de l’Ambassadrice du Royaume Uni à Dakar, il a tenu à relativiser l'impact de cette décision sur l'attractivité du pays auprès des investisseurs britanniques.
D’emblée, il a fait savoir : « qu'on soit dans le gaz ou non, car c'est un sujet d'actualité ». Tout en précisant que « parmi les spécificités contractuelles, nous ne pouvons pas rentrer dans les détails car il y a des aspects qui relèvent de la loi des parties, très spécifiques ».
Puis, Karim Ndiaye dira : « Du point de vue de l'investisseur, quand on vient dans un pays et le Sénégal n'est pas un cas isolé. On voit qu'à chaque transition politique, il y a souvent des renégociations sur certains secteurs, notamment sur des contrats volumineux qui engagent l'État sur une très longue durée. C'est monnaie courante de revisiter ce type de contrat pour s'assurer qu'ils sont équilibrés. »
Sur la question centrale de savoir si le cas de BP pourrait freiner les futurs investissements britanniques au Sénégal, sa réponse est sans ambiguïté : « La réponse est clairement non. Bien au contraire ». Il reconnaît que les investisseurs « rencontrent aussi des difficultés comme parfois les impôts, le droit du travail, les retards de paiement… Cela fait partie du cycle économique, car il y a aussi des facteurs exogènes qui viennent impacter la marche de nos pays. »
« Le potentiel du Sénégal est affirmé, les investisseurs sont toujours très positifs et favorables »
Mais pour Karim Ndiaye, ces difficultés ne sauraient occulter le potentiel du pays. « Quand on met tout cela en regard du potentiel du pays et de la capacité dont le Sénégal a fait preuve en traversant des crises politiques, économiques et sociales bien plus complexes, cela ne fait pas peur à des investisseurs qui ne sont pas pressés par le gain immédiat. Quand on investit dans ces secteurs, l'horizon est de 20, 40, 50 ans. Les changements, les négociations, tout cela est intégré et ne freine pas les investissements », a-t-il indiqué.
Avant de laisser entendre : « Le potentiel du Sénégal est affirmé, les investisseurs sont toujours très positifs et favorables, et nous allons contribuer à notre manière à accélérer les investissements. Cela pourrait être facilité par la signature éventuelle de l'accord du gouvernement avec le Fonds monétaire international (FMI), qui pourrait aussi être un accélérateur par la suite ».
En prélude du lancement officiel de la Chambre de Commerce Britannique au Sénégal, l’Ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal Carine Robarts a organisé une rencontre pour partager le contexte de création de la Chambre de Commerce britannique au Sénégal, évoquer les dynamiques actuelles de la coopération économique Royaume-Uni-Sénégal et présenter les priorités et ambitions de la Chambre dont son lancement officiel est prévu le 27 avril.
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