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Proposition de révision constitutionnelle : « Cette initiative de Pastef pue le désordre institutionnel » (Abdou Aziz Diop)

Auteur: Thiebeu NDIAYE

Proposition de révision constitutionnelle : « Cette initiative de Pastef pue le désordre institutionnel » (Abdou Aziz Diop)

Proposition de révision constitutionnelle : « Cette initiative de Pastef pue le désordre institutionnel » (Abdou Aziz Diop)

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Invité de l’émission "Objection" de ce dimanche sur Sud FM,  l’ancien conseiller politique de Macky Sall, Abdou Aziz Diop,  a brocardé la méthode de l’actuel président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko et de sa majorité. 

Pour Abdou Aziz Diop, le problème de fond avec l’ex-chef du gouvernement relève d'un manque de culture d'État. C’est ce qui explique, selon lui, les nombreuses violations de la Constitution et les chevauchements de compétences qui risquent d’enliser le pays dans une crise institutionnelle majeure.

« Mon problème avec Ousmane Sonko, c'est qu’il ne comprend pas la chose la plus élémentaire quand on s'intéresse à la vie politique : c'est qu'il est arrivé au moment où nous sommes passés d'une vie sauvage à une vie civile », a d'emblée martelé l'invité de Sud FM, déplorant ce qu'il qualifie de mépris flagrant des règles établies.

Monsieur Diop en veut pour preuve la modification au forceps des articles L29 et L30 par le groupe parlementaire Pastef sur instruction de l’ex-PM. L’invité de Baye Oumar Guèye s’est d’ailleurs vivement opposé à cette réforme qui a acté la suppression de la contumace comme motif d'inéligibilité automatique.

Selon lui, cette initiative des députés du pouvoir est une régression civique qui bafoue l'esprit de la charte fondamentale. « Depuis 2024, le Premier ministre du Sénégal n'a respecté aucune règle. La dernière fois qu'il a marché sur la Constitution, c'est en faisant adopter par son groupe parlementaire la fameuse loi sur la modification de la loi L29 et L30 », dénonce-t-il. 

Il estime qu'en agissant ainsi, la majorité a piétiné l'article 7 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme et du citoyen, inséré dans le préambule de la Constitution sénégalaise.

Rappelant l’esprit de cet article, il soutient que lorsqu'un citoyen refuse de déférer à une convocation de la justice, « il se considère lui-même coupable ». Dès lors, l'extraction de la contumace du Code électoral constitue, à ses yeux, une violation flagrante.

Quid de la proposition de révision constitutionnelle engagée par la majorité parlementaire ? « Cette initiative pue le désordre institutionnel », a-t-il affirmé sans détour. 

Pour expliquer sa position, Abdou Aziz Diop pointe un télescopage inexplicable entre les actions du président de la République et celles des députés de Pastef. Il rappelle que le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, a déjà pris l'initiative d'un avant-propos de révision constitutionnelle, mûri par un comité restreint et soumis au Conseil constitutionnel. Ce dernier a d'ailleurs rendu sa décision, validant et « relookant » le texte pour le rendre conforme.

« Quand un travail est fait, on passe à autre chose », estime Abdou Aziz Diop, pour qui le président de la République reste le seul légitime à engager un tel chantier puisqu'il lui incombe, selon les textes, la définition de la politique de la Nation. 

En engageant de front une initiative concurrente à l'Assemblée, la majorité crée « un conflit de compétences » qui affaiblit l'autorité de l'exécutif et brouille la marche des institutions. Une posture qui, selon l'analyste, installe inutilement le pays dans une zone de turbulences juridiques.

Auteur: Thiebeu NDIAYE
Publié le: Dimanche 14 Juin 2026

Commentaires (15)

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    Boy Town ⭐ Top commentaire il y a 4 semaines
    Quand on entend que Diomaye, qui a été parrainé, soutenu financièrement, logé, nourri et vêtu par le Pastef, qui a fini par le porter au pouvoir, a refusé de recevoir les détenus politiques qui ont fait plusieurs mois en prison pour le projet, et qu’au même moment il reçoit Antoine Diome, qui avait criminalisé leur dossier, Amadou Ba, fonctionnaire milliardaire et pion des Occidentaux, ainsi que toute la mafia du système maçonnique, on se rend compte qu’il ne peut être que de la même ethnie que le plus grand traître, Senghor. Il faut voter désormais pour les Wolofs ou les Diolas, plus dignes ; les Sérères sont des complexés et des traîtres, les « neddo ko bandoum », une vraie mafia.
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    b il y a 4 semaines
    Article 103. - L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés.
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    CLAIRVOYANCE il y a 4 semaines
    Celui qui n' a pas la majorité doit se résigner , faire profil bas et croire à la volonté divine et celle du peuple .Allah ne sommeille pas , il voit tout . Chacun serait seul dans sa tombe . Le peuple a élu un Président grâce à la reconnaissance qu'il a envers SONKO, tout le reste n'est pas vérité et prions à ALLAH que Vérité soit rendue au peuple et à Ousmane SONKO.
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    Zouss il y a 4 semaines
    Faut pas confondre ordre institutionnel et ordre monarchique. Les politiciens habitués à être des sujets d'un monarque et nostalgiques de la courbette, ne peuvent pas comprendre que la monarchie a été abolie par le Peuple sénégalais depuis 2024. On a un fonctionnement que même France et cie n'ont pas, avec 1 pdt du Parlement nommé sans l'avis ou le consentement du PR . C'est donc des institutions indépendantes et non plus subalternes. Évidemment les adeptes des institutions serviles à la botte du monarque ne peuvent qu'être déboussolés.
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    Kane il y a 4 semaines
    Le Sénégal n'a juste jamais eu une Assemblée nationale indépendante.Le président a toujours contrôle l'Assemblée et assumait tous les pouvoir (même le Judicaire comme le Président est président du Conseil Supérieur de la magistrature). Pour la première fois au Sénégal, on a une Assemblée qui va exercer les pouvoirs que lui a donné la Constitution. Il n'y a pas d'ordre, on a 3 branches supposée indépendantes. Tous les projets de lois passent par l'Assemblée Nationale et le président ne peut rien faire pour bloquer l'Assemblée Nationale.
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    CITOYEN il y a 4 semaines
    La grossièreté ne peut rendre une idée valide. À aucun moment il a qualifié d'illégal les actes pris par les députés Pastef. Ces gens ont l'esprit tourné vers le siècle dernier. Ils ont l'habitude de se soumettre au monarque président et refusent leur émancipation.
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    merci Diomaye il y a 4 semaines
    Sénégal a signé un accord avec l’ONU sur le nouveau siège régional de l’institution dans la ville de Diamniadio, près de Dakar, a annoncé vendredi 12 juin, dans un communiqué, le ministère de l’Intégration africaine. « Le gouvernement de la République du Sénégal et le Système des Nations unies ont procédé, ce 12 juin 2026 à Dakar, à la signature de l’Accord relatif à la Maison des Nations unies à Dakar (Monud), marquant l’aboutissement d’un projet historique et l’ouverture d’une nouvelle étape dans la coopération entre le Sénégal et l’Organisation des Nations unies », indique le communiqué. « L’engagement personnel » du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye « a permis de lever les derniers obstacles et d’aboutir à la finalisation d’un dossier attendu depuis plusieurs années », ajoute le communiqué. La Maison des Nations unies avait été inaugurée en novembre 2023 par l’ex-président sénégalais Macky Sall (2012-2024), mais le déménagement n’avait pas eu lieu pour diverses raisons. La Monud doit accueillir toutes les entités de l’ONU basées au Sénégal et dédiées à l’Afrique de l’Ouest et à l’Afrique centrale. Une avancée majeure « Le gouvernement du Sénégal se félicite de cette avancée majeure et réaffirme sa volonté de poursuivre le renforcement de son partenariat stratégique avec les Nations unies au service des populations sénégalaises, africaines et des objectifs de développement durable », souligne le communiqué. La Monud, construite sur un site de 13 hectares, s’élève sur sept étages, abritant notamment 1 800 bureaux, des salles de conférences, restaurants et espaces verts dans la ville de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar. Elle est destinée à accueillir les 34 entités de l’ONU présentes au Sénégal et leur quelque 2 400 employés, selon la présentation qui en avait été faite par les organisateurs lors de la cérémonie d’inauguration. Le complexe, dont les travaux ont été lancés en 2019, a coûté de 175 milliards de F CFA (près de 267 millions d’euros). Il a été réalisé par Envol Immobilier, une entreprise privée sénégalaise liée à l’État du Sénégal avec un système de location-vente. La ville nouvelle de Diamniadio a été lancée en 2015 par le président Macky Sall pour désengorger Dakar, qui concentre l’essentiel des activités économiques du pays. Elle abrite notamment plusieurs ministères, un centre de conférences, une université, un stade de football de 50 000 places, un domaine industriel et une gare du train rapide reliant la capitale à sa banlieue. (avec AFP)
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    b il y a 4 semaines
    ce que afp ne dit pas. Macky avait construit et donne gratuitement tout le bâtiment pour 99ans. sonko a regocie maintant pour 25 ans seulement et la moitié du bâtiment sera.livre au Sénégal

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