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[Billet d'humour] Pastef : le pouvoir est dans le groupe… WhatsApp

Auteur: Mass Massamba NDAO

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[Billet d'humour] Pastef : le pouvoir est dans le groupe… WhatsApp

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Il fut un temps où les partis politiques excluaient leurs frondeurs à coups de commissions de discipline, de lettres recommandées et de conférences de presse. Au Pastef nouveau, la révolution tient désormais dans un geste du pouce : « Retirer du groupe ». Le couperet est numérique, la sanction instantanée, le déshonneur en haute définition.

Hier, on perdait sa carte de parti. Aujourd'hui, on perd surtout le droit de lire les « heures de prière » partagées chaque matin. L'excommunication, version 5G.

Il faut reconnaître une chose : Pastef a inventé une justice expéditive. Plus besoin de convoquer un conseil de discipline ; un administrateur connecté, une connexion stable et hop… direction la salle d'attente de Facebook, où tous les bannis viennent raconter leur passion du débat interne.

Le plus drôle, c'est que le véritable baromètre politique n'est plus le Journal officiel, mais la liste des administrateurs WhatsApp. Être ministre rassure moins qu'être admin. Un DG peut tomber. Un PCA, voire un ministre, peut vaciller, mais l'administrateur, lui, distribue la citoyenneté numérique.

Le paradoxe est savoureux. Ce qui fut l'arme de conquête du pouvoir devient aujourd'hui l'instrument des purges domestiques.

Mais à force de supprimer les contradicteurs, on finit par gouverner une discussion… pas un pays. Car le peuple, lui, n'est pas un contact que l'on retire d'une boucle. Les délestages ne quittent pas le groupe, le chômage ne peut être bloqué, et la vie chère refuse obstinément d'être supprimée pour tout le monde.

En politique, il arrive un moment où le bouton « Retirer du groupe » cesse de fonctionner. Ce jour-là, c'est le groupe qui retire les administrateurs.

⚡ Résumé express généré par IA, vérifié par la rédaction
- Pastef utilise désormais le retrait des groupes WhatsApp comme méthode d'exclusion politique, remplaçant les commissions de discipline traditionnelles. - Le véritable pouvoir au sein du parti se mesure au statut d'administrateur WhatsApp, plus que par les fonctions ministérielles ou de direction. - L'article souligne le paradoxe : gouverner un pays ne se résume pas à supprimer des contradicteurs numériques, car les vrais problèmes (délestages, chômage, vie chère) ne peuvent être "bloqués".
Auteur: Mass Massamba NDAO
Publié le: Vendredi 10 Juillet 2026

Commentaires (4)

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    Rambo il y a 12 heures
    Gourou politicien menteur et manipulateur Ndiaga Séck Sida Interdiction de sortie du territoire Réforme constitutionnel rejetée Pasteef en chute libre Le karma a frappé la bergerie Karma
  • image
    Bro il y a 12 heures
    Sonko c'est fini
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    Xeme il y a 11 heures
    N'oubliez pas que c'est le programme du peuple sénégalais, celui pour lequel il a voté à une majorité de 54%, qui vient d'être invalidé. Le président a trahi son programme, celui que le peuple a voté. Pour ne pas le laisser comprendre, il a préféré dire que les députés sont irrespectueux parce qu'ils suivent un messie sans réflechir. Ok, accordons le lui. Il s'est rappelé que le peuple peut voter directement par référendum. Il le promet. Mais finit par trahir cette dernière promesse aussi. On lui conseille une voie pour empêcher la validation du travail que l'assemblée a fait pour le programme que le peuple a voté à 54%. La question est simple: Est-ce que le peuple sénégalais doit être trahi par Diomaye, puis par l'assemblée nationale ? Un peuple trahi successivement par les deux majorités qu'il a voté ? Si vous réfléchissez à ces questions, en dehors des manipulations médiatiques, vous devez comprendre qu'elle doit être rapidement la prochaine étape à l'assemblée: reprendre la procédure et voter encore à une écrasante majorité. Le peuple sénégalais ne mérite pas d'être doublement trahi, sous les applaudissements de ceux qui applaudissaient hier les assassinats de ses fils. Pas de répit. Reprise rapide du vote. Et autant de fois que nécessaire tant que nous respirerons.

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