La situation actuellement sous le ciel du pays de la Teranga est lourde de tensions. Le rendez-vous de la prĂ©sidentielle de 2024 est passĂ©e par lĂ . Notamment la question des candidatures. En effet, c'est cela qui justifie les fibrilations de la contingence socio-politique. Pour faire synthĂšse, deux variables se retrouvent ĂȘtre les facteurs pouvant dĂ©tĂ©riorer la paix sociale et la stabilitĂ© politique. Il s'agit d'abord de l'hypothĂ©tique troisiĂšme candidature du PrĂ©sident Sall, et ensuite de la participation ou non du principal leader de l'opposition Ousmane Sonko. Ce sont ces deux facteurs Ă©minemment politiques qui sont Ă l'origine de tensions et qui risquent de dĂ©stabiliser la RĂ©publique. La hantise qui bouleverse le sommeil du RĂ©gime en place reste, en toute Ă©vidence, la prospective de l'accĂšs de Ousmane Sonko Ă la magistrature suprĂȘme. Avec la peur d'une reddition des comptes et d'une chasse aux sorciĂšres. Et voilĂ que l'agenda de fin de rĂšgne de l'actuel locataire du Palais est conditionnĂ© par sa succession. Et l'absence d'un dauphin capable de gagner contre l'ennemi challenger porte Ă la tentation du PR de se succeder lui-mĂȘme. En tout cas c'est ce que pensent ses alliĂ©s mĂȘme si l'interessĂ© maintien le flou. Et sa rĂ©cente sortie sur cette question, avec l'interview de l'Express, alimente outre-mesure le flou. Le fait de noyer le poisson dans l'eau du juridisme est quelque peu malsain lĂ oĂč tout est question d'Ă©thique et d'esthĂ©tique. Il ne sert Ă rien de renvoyer la question au Conseil Constitutionnel. La dĂ©cision de vouloir briguer un troisiĂšme mandat ne relĂšve que de sa propre volontĂ©. Ce n'est pas une question de constitutionalitĂ© mais plutĂŽt une question d'honneur personnel et d'Ă©lĂ©gance rĂ©publicaine. Tant est qu'une forfaiture pourrait destabiliser le pays en sacrifiant la crĂ©dibilitĂ© des institutions Ă partir du pouvoir judiciaire et de son indĂ©pendance. Donc c'est de la responsabilitĂ© exclusive du PR d'Ă©viter la destabilisation du pays. D'autre part la volontĂ© manifeste de disqualifier le principal challenger (liquidation par voie judiciaire) est l'autre facteur de risque. Le tout sauf Sonko ne peut valoir notre commun vouloir de vivre ensemble. Il aurait fallu user le suffrage des Ă©lecteurs pour Ă©ventuellement faire perdre son challenger. Et ce n'est pas une troisiĂšme candidature qui va rĂ©soudre cette question. Cette option n'est certainenent pas la bonne si elle est apprĂ©hendĂ©e sous l'angle d'une Ă©valuation d'opportunitĂ©. Elle devrait ĂȘtre Ă©cartĂ©e pour le bien supĂ©rieur de la Nation. Que le PR qui a exercĂ© deux mandats ne soit pas tentĂ© par une forfaiture fut-elle validĂ©e par le Conseil Constitutionnel. Le PR le doit au peuple sĂ©nĂ©galais. "kennĂ« duma sentu si ñetteelu jo?ante" avait-il affirmĂ© publiquement. Va't-il faire du "wax waxeet"?En somme le dĂ©bat qui s'est invitĂ©, avec tous les sophismes de technicitĂ© du droit avec de politiciens s'arrogeant le statut de kamikaze du droit est moralement maudit et socialement pĂ©rilleux. En effet une troisiĂšme candidature comporte des risques et un Ă©ventuel troisiĂšme mandat ouvrirait dans notre pays un cycle infernal entre rebellion et rĂ©pression ce qui porterait Ă une fragilisation de notre dĂ©mocratie voire une destabilisation de nos institutions. Le SĂ©nĂ©gal qui s'est retrouvĂ© avec un statut inĂ©dit de pays "pĂ©trolier et gazier" aura besoin de stabilitĂ© pour se projeter au niveau des nations les plus developpĂ©es. De grĂące que le PrĂ©sident soit Ă©clairĂ© par la sagesse et la dignitĂ© de nos saints et de hĂ©ros.Le President ne devrait pas ĂȘtre candidat, au de lĂ de ce que le Conseil Constitutionnel pourrait en penser. S'il est un homme d'honneur, s'il a une minime fibre patriotique, il ne sera pas candidat. Lui mĂȘme l'avait dit: "on pourrait m'attendre partout mais pas dans une quĂȘte d'un troisiĂšme mandat". Alors puisqu'il en a dĂ©jĂ fait deux on devrait s'attendre qu'il ne soit pas candidat. S'il pose sa troisiĂšme candidature alors qu'il a dĂ©ja fait deux mandats quoiqu'en disent les tenants de la nuance qui veulent justifier une Ă©ventuelle forfaiture en parlant de second quinquĂ©nnat. Ăa c'est du verbiage malsain d'autant qu'une Ă©ventuelle troisiĂšme candidature consisterait Ă placer notre pays dans un processus d'instabilitĂ©. Si le PR a Ă coeur le destin de notre cher pays qu'il Ă©vite ce basculement. Qu'il essaie de se trouver un dauphin pour battre ses adversaires et non la liquidation par voie judiciaire.
En tout Ă©tat de cause le meilleur moyen pour rester dans l'histoire c'est d'Ă©viter Ă notre pays de sombrer... Il a 12 ans Ă la tĂȘte de l'Etat, il a fait ce qu'il a pu faire dans le bien comme dans le mal. Oui la perfection n'appartient qu'Ă Dieu! Si son bilan peut ĂȘtre mitigĂ© on peut quand mĂȘme lui reconnaitre l'empreinte de son magistĂšre sur le plan de la contruction des infrastructures (au de la des coĂ»ts) LĂ ou il a pĂ©chĂ© c'est sur le plan des infrastructures immatĂ©rielles qui fonde le patrimoine de valeurs de notre pays. Maintenant le PR a la possibilitĂ© de respecter sa parole. C'est d'abord une question de dignitĂ© personelle mais aussi de respect de son peuple. Que le PrĂ©sident ait le SĂ©nĂ©gal dans son coeur!
Aly Baba Faye
Auteur: Aly Baba Faye
Publié le: Dimanche 26 Mars 2023
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