LYNAQE 2025 : Quand l’excellence est sanctionnée — Indignation face à une injustice flagrante (Communiqué)
Communiqué de dénonciation publique des parents et tuteurs
C’est avec une profonde indignation, mais aussi un sens élevé de responsabilité citoyenne, que nous, parents et tuteurs d’élèves, prenons la parole pour dénoncer une décision que nous jugeons injuste, contradictoire et préjudiciable prise par la commission de délibération du concours d’entrée en classe de 2nde des Lycées Nation-Armée pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE 2025), lors de sa séance du 27 octobre 2025 tenue à la DEXCO.
Le concours LYNAQE 2025, organisé au nom de la qualité, de l’équité et de l’excellence, a enregistré la participation de quatre (04) candidates : N F D, M D, M K et M D S, toutes composantes au centre du Lycée Technique Ahmadou Bamba de Diourbel (LTAB).
Après le dépôt de leurs dossiers de candidature — examinés, jugés conformes et validés par les services compétents (IEF, IA et DEXCO) — ces élèves ont été officiellement autorisées à subir les épreuves écrites du concours, tenues les 13 et 14 octobre 2025, conformément à la liste des 28 candidats par IEF. Des résultats brillants…paradoxalement sanctionnés
Les faits sont troublants et parlent d’eux-mêmes :
. Le relevé de notes de N F D, téléchargé sur ANADOLE.NET le samedi 1er novembre 2025, indique une moyenne de 13,63/20, supérieure à celles de 13,09 et 12,72 obtenues respectivement par le 2ᵉ et le 3ᵉ admis du quota de l’IEF de Mbacké / option Français (classés 33ᵉ et 52ᵉ sur 240 admis au plan national).
. M D obtient une moyenne de 13,45/20, au-dessus des moyennes des candidats classés 3ᵉ, 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ admis du quota de l’IEF de Mbacké / option Français.
. M K réalise une moyenne de 13,50/20, meilleure que celle du candidat classé 2ᵉ admis du quota de l’IEF de Mbacké / option Français.
. Enfin, M D S se distingue avec une moyenne de 13,81/20, soit la meilleure performance, dépassant largement celles de 13,72/20 et 11,63/20 des deux candidates admises de l’IEF de Bambey / option Français (classées respectivement 15ᵉ et 118ᵉ sur 240 admis au niveau national).
L’incompréhensible verdict : l’échec sans classement
Malgré ces performances éloquentes, ces quatre (04) candidates n’ont tout simplement pas été classées sur la plateforme ANADOLE, mais déclarées “Échouées (E)”, sans explication initiale.
Cette situation a plongé les élèves dans une profonde détresse morale, et nous, parents et tuteurs, dans une incompréhension totale, cherchant désespérément les raisons d’un tel verdict.
Et pourtant, selon toute logique académique et comparative :
. M D S devait être la major de l’IEF de Bambey (option Français) ;
. N F D, la major des admis de l’IEF de Mbacké (option Français) ;
. M K, la 2ᵉ meilleure candidate de l’IEF de Mbacké ;
. M D, la 3ᵉ meilleure candidate du même quota.
Une justification tardive et contestable
Ce n’est que le dimanche 02 novembre 2025 vers 19h00 qu’une mise à jour de la plateforme ANADOLE.NET est intervenue, mentionnant comme unique motif de disqualification : “Rejeté par le jury”, assorti du critère d’âge au 31 décembre 2025 :
. M D S : 17 ans, 4 mois, 11 jours — Rejeté par le jury ;
. M D : 17 ans, 11 mois, 4 jours — Rejeté par le jury ;
. M K : 17 ans, 3 mois, 5 jours — Rejeté par le jury ;
. N F D : 17 ans, 11 mois, 15 jours — Rejeté par le jury.
Une décision contraire aux principes de transparence et d’équité
Nous estimons, avec la plus grande fermeté, que le jury ne saurait statuer sur la conformité des dossiers à la toute dernière étape du processus, encore moins pour écarter des candidates ayant été officiellement autorisées à concourir par les autorités habilitées.
Le fait d’autoriser des candidats à prendre part au concours de l’YNAQE 2025 alors qu’il était établi, dès le départ, qu’ils pouvaient être remplacés par d’autres candidats désignés par chaque IEF constitue une violation grave et inacceptable des principes d’équité et de transparence. Cette manœuvre, qui consistait à laisser les candidats concourir tout en se réservant la possibilité de déclarer ultérieurement leur candidature non recevable, relève d’une pratique profondément injuste et discriminatoire.
Plus grave encore, plusieurs de ces candidats ont été admis et ont obtenu d’excellents résultats, certains figurant même parmi les meilleurs. Remettre en cause leur légitimité après coup revient à nier le mérite, à bafouer l’effort fourni et à porter atteinte à la crédibilité même du concours.
Les candidats retirés de la liste ont pourtant concouru avec leur âge réel, en toute transparence, sans qu’aucun jugement préalable n’ait été émis à ce sujet lors de leur inscription.
Or, il apparaît contradictoire que ce concours, qui autorise par ailleurs des jugements et évaluations basés sur des critères subjectifs, exclue certains candidats uniquement en raison de leur âge. Cette pratique soulève des interrogations quant à l’équité, à la cohérence et au respect du principe d’égalité des chances, qui devraient être au cœur de tout concours.
Ces agissements jettent un sérieux discrédit sur l’organisation de l’YNAQE 2025 et traduisent un mépris manifeste des valeurs de justice, de rigueur et d’égalité des chances. Ils sont en totale contradiction avec le slogan « Jub, Jubal, Jubanti », porté par Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, qui incarne l’exigence de droiture, de transparence et de rupture avec les pratiques du passé.
Le critère d’âge n’a jamais été bloquant lors du dépôt des dossiers, ni au moment de l’administration des épreuves. Il est donc inacceptable qu’il soit invoqué après coup, pour invalider des résultats issus de performances avérées et remet en cause la crédibilité du processus de sélection, notamment lorsqu’il s’agit des majors de Mbacké et de Bambey.
Nous rappelons également que l’arrêté ayant régi le LYNAQE 2024, au titre duquel 28 candidats admis sont nés en 2007, est le même arrêté qui a encadré le LYNAQE 2025. Cette situation renforce le caractère incohérent et discriminatoire de la décision contestée.
Conformément à l’annexe dudit arrêté :
. Tout dossier incomplet ou non conforme est classé sans suite ;
. La liste définitive des candidats autorisés à passer le concours est publiée par voie de presse.
Dès lors que ces candidates figuraient sur la liste officielle et ont composé, leur rejet à l’issue de la délibération viole clairement les principes de transparence, d’égalité des chances et de justice. Notre appel solennel Les autorités Compétentes,
Au regard :
. De la validation préalable des dossiers ;
. De l’autorisation officielle à concourir ;
. Des efforts soutenus fournis par les élèves ;
. Des sacrifices consentis par les familles ;
. De la mobilisation des acteurs du système éducatif ;
. Et surtout des performances individuelles indiscutables réalisées par ces candidates,
Nous considérons que cette décision a gravement lésé ces élèves et porté atteinte à l’esprit même du LYNAQE.
Nous sollicitons donc avec insistance, respect et espoir, la réappréciation immédiate de ces cas, afin de rétablir ces élèves dans leurs droits, et de préserver le sens véritable des mots « Qualité » et « Équité », qui fondent l’identité et la crédibilité des LYNAQE.
L’excellence ne doit jamais être punie.
Commentaires (21)
Aussi il y a de la magouille qui commence à se développer sur le choix des élèves.
Beug lou yomb bakhoul, on risque de te rendre un enfant dont l'éducation est ratée
A bon entendeur....
Le critère « âgé de 17 ans au plus » signifie simplement que l’on ne doit pas avoir franchi le seuil des 18 ans. Que l’on ait 17 ans et 1 jour ou 17 ans et 364 jours, on reste dans la catégorie des personnes ayant 17 ans ou moins. L’âge s’apprécie en années révolues, c’est-à-dire en fonction du nombre d’anniversaires déjà célébrés, et non en fonction de la proximité avec l’anniversaire suivant.
Donc une personne née, par exemple, le 15 janvier 2008 aura 17 ans et environ 11 mois et demi le 31 décembre 2025, et sera bien éligible selon ce critère
On peut comparer cela à une élection présidentielle : toute personne peut déposer sa candidature, mais c’est le conseil qui la valide. Or, au lieu de déclarer une candidature non recevable, on laisse le candidat battre campagne. Il arrive même en tête, et au moment de la proclamation des résultats, on lui dit qu’il ne peut pas être président à cause de son âge, alors qu’il était possible de déclarer sa candidature non recevable dès le départ.
Pourtant genre yi mo takh les jeunes ne veulent plus faire de concours. Car certains concours sont déjà trop sélectifs, ils vont y mettre trop d'efforts pour en sortir en se sacrifiant ( Une bonne préparation, laisser tout et la concentration, ...) mais être sélectionné est le problème le plus persistant, et est souvent causé par le nombre de candidats élevé. Ce dernier peut multiplier beaucoup de fois le quota demandé. On note aussi que dans les concours les fis des riches et ceux des hommes de tenus réussissent toujours alors que les fils de soi-disant "baadola" sont souvent les meilleurs et donnent tout contrairement à eux.
En plus warnaño wakh thi les deux fameux termes le "lidieunti" et le bras long oubien "koula fi yaball, andi, déposéll, domou diw la" ...
Gall gui dall démagoull, mais Yalla baxna
État diapaléll nos frères fii sabi Allah.
C'est injuste de réussir et qu'on te retiens
C'est injuste qu'on respecte les normes sans succès
C'est injuste d'endosser une injustice à un adolescent
C'est injuste de fournir plus et Celui qui donne le moins devance toujours ... ... ... 😭😭😭
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.