Donald Trump prévient l'Iran que «le temps est compté» avant une possible attaque américaine
Les États-Unis continuent de renforcer leur présence militaire au large de l'Iran. Le président américain a annoncé de nouveaux déploiements, tout en affirmant que l'Iran se disait prêt à engager des négociations, des déclarations aussitôt relativisées par Téhéran. « Le temps est compté » avant une possible attaque, a rétorqué Donald Trump le mercredi 28 janvier, pressant l'Iran de conclure un accord. L'Iran se dit « prêt » à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord « juste et équitable » sur le nucléaire.
Donald Trump a pressé l'Iran de conclure un accord, affirmant sur sa plateforme Truth Social que « le temps était compté » avant une attaque américaine contre Téhéran. « Espérons que l'Iran acceptera rapidement de s'asseoir à la table et de négocier un accord juste et équitable - PAS D'ARMES NUCLÉAIRES », a écrit le président américain, menaçant d'une attaque « bien pire » que les frappes américaines en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.
« Une immense armada se dirige vers l'Iran. Elle avance rapidement, avec puissance, enthousiasme et détermination. Cette flotte, menée par le porte-avions Abraham Lincoln, est plus importante que celle envoyée au Venezuela. Comme pour le Venezuela, elle est prête à accomplir sa mission rapidement, avec violence si nécessaire », a souligné Donald Trump.
Un responsable américain a estimé à 10 le nombre total de navires américains au Moyen-Orient, dont le groupe aéronaval USS Abraham Lincoln, qui compte aussi trois destroyers et des avions de combat furtifs F-35C. Six autres navires de guerre américains sont également déployés dans la région, trois destroyers et trois navires de combat littoral. Cette armada fait peu ou prou la même taille que celle déployée dans les Caraïbes avant l'opération américaine menée en début d'année pour enlever l'ancien dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro dans le but de le traduire en justice à New York.
L'Iran « répondra comme jamais » en cas d'agression
L'Iran « répondra comme jamais » en cas d'agression américaine, a réagi la mission iranienne à l'ONU sur X. « La dernière fois que les États-Unis se sont engagés par erreur dans les guerres d'Afghanistan et d'Irak, ils ont gaspillé plus de 7 000 milliards de dollars et perdu plus de 7 000 vies américaines. L'Iran est prêt au dialogue, fondé sur le respect et les intérêts mutuels. MAIS SI ON LE PROVOQUE, IL SE DÉFENDRA ET RÉAGIRA COMME JAMAIS AUPARAVANT ! », dit le message.
Téhéran a «le doigt sur la gâchette»
Le chef de la diplomatie iranienne a prévenu les États-Unis que Téhéran avait « le doigt sur la gâchette ». « Nos courageuses forces armées sont prêtes — le doigt sur la gâchette — à répondre immédiatement et avec force à TOUTE agression contre notre terre, notre air et notre mer bien-aimés », a écrit Seyed Abbas Araghchi sur le réseau social X.
« Dans le même temps, l'Iran a toujours accueilli favorablement un ACCORD NUCLEAIRE mutuellement bénéfique, juste et équitable - sur un pied d'égalité, et à l'abri de toute coercition, menace et intimidation - qui garantisse les droits de l'Iran à une technologie nucléaire PACIFIQUE et assure l'absence TOTALE D'ARMES NUCLEAIRES », a-t-il ajouté.
La France soutient l'inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes
« Je reste convaincu qu'un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir qu'en recourant à la violence pure et à la terreur contre sa propre population a ses jours comptés », a de son côté déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz.
« Cela pourrait se compter en semaines », a-t-il ajouté. « Ce régime n'a aucune légitimité pour gouverner » l'Iran, a-t-il déclaré, rejoignant le souhait de l'Italie d'inscrire le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani va faire cette proposition jeudi à ses collègues de l'UE. Friedrich Merz a dit regretter « qu'il y ait encore un ou deux pays de l'Union européenne qui ne soient pas prêts » à ce classement.
De son côté, la France « soutient l'inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique » de l'Iran « sur la liste européenne des organisations terroristes », a annoncé ce mercredi l'Élysée.
« Avec nos partenaires européens, nous prendrons demain à Bruxelles des sanctions contre les responsables de ces exactions. L'accès au territoire européen leur sera interdit, leurs actifs seront gelés », a assuré sur X le chef de la diplomatie française, dénonçant « l'insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ».
La Chine met en garde contre tout «aventurisme militaire»
Le représentant chinois à l’ONU Fu Cong a mis en garde le Conseil de sécurité contre tout « aventurisme militaire » en Iran.
« La Chine espère que les États-Unis et les autres parties concernées (...) prendront davantage de mesures propices à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient et qu’ils éviteront d’exacerber les tensions et de jeter de l’huile sur le feu », a-t-il déclaré. Fu Cong a également qualifié l’Iran d’État « indépendant et souverain » dont les « affaires devraient être décidées de manière indépendante par le peuple iranien lui-même. »
Téhéran exclut des négociations tant que Washington poursuit ses « menaces »
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait déjà réagi la veille aux déclarations du président américain Donald Trump en affirmant que l'Iran refusait toute négociation menée sous la menace d'une intervention militaire. « Faire de la diplomatie tout en formulant des menaces militaires ne peut être ni efficace, ni utile », a déclaré M. Araghchi à la télévision, assurant que pour négocier, les Américains allaient devoir « cesser les menaces, les demandes excessives ».
Il a toutefois précisé que plusieurs pays cherchaient actuellement à jouer les intermédiaires et étaient en contact à la fois avec Téhéran et Washington afin de faciliter d'éventuelles discussions entre les deux pays. Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères s'est entretenu ce mardi 27 janvier avec son homologue iranien, avant de parler avec l'émissaire américain Steve Witkoff.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian s'est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, affirmant que l'Iran était prêt à s'engager dans un processus visant à éviter une guerre, à condition que celui-ci s'inscrive dans le respect des règles internationales et des intérêts nationaux iraniens, résume notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
Commentaires (5)
Des garages de mécaniciens y opèrent illégalement et servent de couverture à des activités criminelles et antisociales : trafic et consommation de drogue, prostitution nocturne, mendicité organisée, tapage permanent, et stationnement anarchique de taxis dans une zone strictement résidentielle.
Malgré une plainte déposée auprès de la DESCOS et de la mairie de Yoff, aucune action concrète n’a été engagée, laissant perdurer une situation qui constitue une menace directe pour la sécurité des habitants, des élèves et des familles.
Nous demandons donc une intervention immédiate des services compétents afin de procéder au démantèlement de ces installations illégales et au rétablissement de l’ordre public.
1- Des centaines de drones iraniens continuent survoler le porte avions et les navires américains dans la zone, de même que les bases américaines dans la région (publiée par Trump).
2- Les USA ont utilisé des canaux diplomatiques pour demander à l'Iran d'accepter de procéder à une riposte mesurée en cas d'attaque des USA (publiée dans le réseau de Trump). Il s'agit de démarches diplomatiques pour pouvoir fabriquer des titres de presse à partir de rien, ou très peu, et ainsi sauver la face pour pouvoir continuer de bomber le torse de "Première Puissance Mondiale ". Il y avait eu le même genre d'accords avec les USA lors des derniers affrontement de 12 jours: tirs sur des sites nucléaires vides de l'Iran et tirs répliques sur une base américaine déjà évacuée.
Les USA veulent s'assurer de ripostes qui ne viserait pas Israël. Ce que l'Iran refuse.
Tout ceci pour dire quoi ? RFI sélectionne de quoi fabriquer des titres orientés. Tout ce qui permet de comprendre que les USA et Israël redoutent quelque chose de l'Iran, ou qu'ils négocient en sourdine avec l'Iran, les médias français ne le laisseront pas apparaître dans dans leurs "informations ". Et c'est fait à dessein.
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