Le pouvoir iranien se dit prêt à la guerre, après des menaces de Trump
Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé lundi que l'Iran était prêt à la guerre, après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation qui aurait fait des centaines de morts se poursuivait.
Face aux grandes manifestations observées ces derniers jours à Téhéran et dans d'autres villes, les autorités ont appelé à des contre-manifestations lundi en soutien à la République islamique, confrontée à l'un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.
L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants depuis le début de la contestation le 28 décembre, mais averti que le bilan pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".
"Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a souligné l'ONG, parlant aussi de plus de 2.600 arrestations.
Malgré la coupure d'internet imposée depuis le 8 janvier par les autorités, des images filtrant depuis Téhéran et d'autres villes d'Iran, dont Machhad, dans l'est, probablement via des moyens satellitaires, ont montré de grandes manifestations ces derniers soirs.
Sur une vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.
A Téhéran, un journaliste de l'AFP a décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne.
Ce mouvement, initialement lié au coût de la vie et à l'hyper inflation, défie à présent ouvertement le pouvoir. Il survient dans un pays affaibli par la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025 et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l'ONU.
"Des options très fortes"
Après des menaces répétées d'une intervention militaire américaine en réponse à la répression, le président américain a affirmé dimanche que les dirigeants iraniens voulaient "négocier" et qu'une réunion était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire.
"Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", a-t-il affirmé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".
"La République islamique d'Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre", a répondu lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d'une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d'Etat.
"Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel", a-t-il ajouté.
Dimanche soir, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.
Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains".
La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.
Hôpitaux "débordés"
Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.
Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.
Le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple".
Déclenché à Téhéran par des commerçants furieux contre le coût de la vie, ce mouvement de contestation est d'une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l'Iran en septembre 2022 après la mort de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.
Des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dimanche à Paris, Londres ou Vienne.
Commentaires (13)
Ces pays criminels doivent disparaitre de la planète ainsi que leurs larbins que sont l Angleterre,l Allemagne la France.
Honte à ces colons prédateurs génocidaires qui endeuillent le monde depuis des décennies.
Le ministre iranien des Affaires étrangères assure que les manifestations en Iran ont été détournées par des groupes armés opérant sous influence étrangère afin de provoquer une intervention américaine. Téhéran affirme disposer d’enregistrements et de documents établissant l’implication directe des États-Unis et d’Israël dans des actes terroristes.
Les autorités iraniennes estiment que les violences ayant secoué le pays dépassent largement le cadre de simples protestations sociales. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, des groupes armés ont infiltré des rassemblements initialement pacifiques afin de provoquer un chaos généralisé, visant aussi bien les forces de l’ordre que des civils.
« Les manifestations ont été transformées en bain de sang uniquement pour donner un prétexte au président américain à intervenir militairement », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne lors d’une rencontre avec des ambassadeurs étrangers à Téhéran. Il a souligné que cette dérive violente ne correspondait en rien aux revendications économiques exprimées au départ par les manifestants.
Abbas Araghchi affirme que l’Iran dispose de « nombreux documents et enregistrements vocaux » démontrant une coordination depuis l’étranger. « Nous avons des messages audios envoyés de l’étranger aux fauteurs de troubles : “S’il y a la police, tirez sur la police, sinon frappez les civils. Le but est d’avoir plus de victimes” », a-t-il précisé
Une stratégie déstabilisatrice orchestrée depuis l’étranger
Le ministre iranien évoque un basculement délibéré dans la violence à partir du 8 janvier. À cette période, selon lui, les principales revendications économiques étaient le sujet de discussions entre les autorités et les syndicats, et la mobilisation commençait à faiblir. C’est alors que des éléments armés seraient apparus dans plusieurs villes, aggravant la situation de manière coordonnée.
« Les menaces du président américain ont encouragé les terroristes à attaquer à la fois les manifestants et les forces de sécurité pour provoquer une ingérence extérieure », a expliqué Abbas Araghchi. Selon les chiffres officiels, ces violences ont causé la mort d’au moins 13 civils, dont un enfant, et de 38 membres des forces de sécurité.
Dans ce contexte, Donald Trump a menacé l’Iran de frappes militaires d’une puissance « jamais vue ». En réponse, Téhéran a averti que toute attaque justifierait une riposte immédiate. Les bases américaines et israéliennes dans la région sont désormais considérées comme des cibles légitimes en cas d’agression.
L’Iran prêt à se défendre, mais ouvert au dialogue
Tout en réaffirmant que la situation est « sous contrôle total », Abbas Araghchi a transmis un message de fermeté. Il a accusé les puissances occidentales d’appliquer une politique de deux poids, deux mesures. « Les États qui ferment les yeux sur le massacre de dizaines de milliers de civils à Gaza se permettent aujourd’hui de donner des leçons de droits de l’homme à l’Iran », a-t-il déclaré.
Le ministre a également dénoncé les campagnes médiatiques étrangères visant, selon lui, à diaboliser la réponse des forces de sécurité iraniennes. Il a rappelé que des dizaines de policiers ont été tués et que de nombreuses infrastructures ont été attaquées par des groupes qualifiés de « terroristes » par Téhéran.
Malgré les menaces, l’Iran se dit toujours favorable à une voie diplomatique. « Nous sommes prêts à la guerre, mais nous sommes aussi prêts à des négociations honnêtes, fondées sur le respect mutuel et l’égalité », a affirmé Abbas Araghchi.
Allah Akbar !!!!!!
Des marches progouvernementales ont réuni des «dizaines de milliers» de manifestants ce 12 janvier à Téhéran et dans plusieurs provinces, exhortés par le président Massoud Pezechkian à se joindre à la «marche de résistance nationale» et à faire preuve d’unité contre ce qui est qualifié de campagne de déstabilisation orchestrée par l'étranger.
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Au Sénégal où on fait souvent du copier/coller, et où des trolls sont envoyés dans les forums pour brouiller les pistes, c'est pas facile de comprendre. Mais dans la sphère médiatique mondiale, l'Iran a fait tomber la première ligne de la manipulation occidentale. Comment ? J'explique.
En Iran, ce qu'il y a c'est comme ce qu'il y avait au Sénégal en 2011 lorsque le sioniste israélien Georges Soros avait financé Y en a marre contre Wade. C'est la même chose qu'il a fait dans toutes les révolutions de couleurs et celles du printemps arabe. Des iraniens sont financés pour manifester. Même s'ils ne sont que 100 personnes, ce sont les médias qui feront le reste du travail. Et pour, obtenir une adhésion d'un grand nombre de personnes, il faut que dès le début, les manifestations aient du sang, du feu et au moins un mort. C'est absolument nécessaire parce que ce sont les meilleurs excitations de la colère: feu, sang, morts. Les manifestants tuèrent une fille de 3 ans, Melina, dans la ville de Kermanshah. Le lendemain une manifestation monstre mobilise toute la ville pour dénoncer des manifestants criminels. Et ce sont les images de cette manifestation là que les médias occidentaux vont utiliser pour "prouver " que les manifestations contre le pouvoir iranien mobilisent et sont des réussites.
Un indice pour percer cette manipulation ? La principale image utilisée utilisée par les médias occidentaux et reprise par les nôtres, c'est celle d'une photo, de drone, d'une marée noire dans une rue (de Kermanshah), bordée de hauts arbres. Observez la photo aux détails. C'est une marée de femmes en chadors noirs, l'habit traditionnel des femmes iraniennes. Ce sont donc des femmes en "meulfes " noirs. Les manifestants de l'Occident en Iran sont-ils des femmes ? C'est cette faille que la communication de l'Iran a exploité, en expliquant la nature et le contexte de la manifestation que les médias occidentaux tentaient de retourner contre l'Iran. Conséquences: les médias occidentaux changent aussitôt de photos, et poursuivent la manipulation en ajoutant: "le pouvoir iranien commandite des contre manifestations ".
Et voilà un exemple de comment les médias occidentaux nous manipulent. Le but ? C'est de detourner nos cœurs pour un soutien à Israël contre l'Iran, la mobilisation de nos énergies pour Israël. Si afficher Israël risque d'être contre productif, alors ce sera le détournement de nos cœurs pour détester le pouvoir iranien, pour soutenir ce que font les manifestants de Georges Soros.
NB: Sur X, rechercher "Melina 3 ans, Kermanshah", et vous aurez les preuves de tout ce que j'ai écrit ici.
- Après avoir réussi à faire tomber la première ligne des mensonges médiatiques de l'Occident en révélant les mensonges par des preuves indestructibles (étrangers infiltrés en Iran pour diriger des manifs, utilisation d'images de manifs pour le pouvoir pour les déclarer contre le pouvoir), l'Iran engrange d'autres succès contre Israël et Trump.
- Des millions de manifestants dans les rues de toutes les villes d'Iran pour soutenir le pouvoir. C'est ce que l'AFP avait compris pour titrer que le pouvoir iranien a commandité des contre manifestations. Si le peuple iranien est contre le "pouvoir dictateur " et qu'il le manifeste, si ce pouvoir commandite des contre manifestations, il ne devrait y avoir personne. Mais l'AFP tente de vous faire croire d'avance que s'il y a des millions de manifestants pour le pouvoir c'est... parce qu'ils sont forcés. Moralité: même leurs journalistes chargés de leurs opérations de lavage de cerveaux ne savent plus comment s'y prendre. Ils ne réussissent plus que chez les idiots.
- La police spéciale iranienne a arrêté beaucoup de manifestants étrangers qui se sont avérés être des membres du MOSSAD (service israélien). Cette vérité ne pouvant plus être niée, le MOSSAD a fait un communiqué relayé par la presse d'Israël (Jerusalem Post) pour annoncer son soutien aux manifestants et qu'il a ses éléments présents à côté des manifestants. Israël ayant donc échoué militairement face à l'Iran a eu recours à la méthode Soros, financer des manifestants, faire des morts par des tireurs embusqués pour exciter la colère et espérer un effet boule de neige, avec l'aide des médias et ONG payés. Mais là encore l'échec est clair.
- Ce qui a facilité la destruction du plan d'Israël et des USA, c'est que l'internet iranien ne dépend d'aucune structure occidentale. Tout ce qui permet d'avoir internet en Iran dépend à 100% de l'Iran. Donc aucune influence possible de l'Occident, et l'Iran saura tout ce que vous ferez passer par son internet. Sachant cela, Israël et les USA, pour leurs manifestants infiltrés en Iran, avaient choisi d'utiliser les satellites StarLynk d'Elon Musk. Mais là aussi le succès de l'Iran a été que, pour la première fois au monde, ses techniciens ont bloqué les transmission des satellites StarLynk. Conséquences: les mercenaires des troubles sociaux, les manifestants étrangers, avec leurs téléphones et ordinateurs prévus pour fonctionner via StarLynk, ont été coupés de leurs commanditaires. Dans un pays étrangers, cachés, avec des téléphones qui ne marchent pas, ne pouvant recevoir ni ordre, ni argent, les échecs des agents du MOSSAD et la CIA ont été nombreux, leurs arrestations facilitées, surtout avec l'aide du peuple dont leurs médias veulent faire croire qu'il est contre le pouvoir.
Il ne faut pas se voiler la face on ne peut impunément continuer a tuer ses propres ressortissants sous le couver de l'islam.
En attaquant constamment le diable américain, les mollahs sont devenus aussi des diables en puissance pour leur peuple.
Les Iranians souffrent pas a cause des américains mais a cause de ces fous de Dieu.
Ces mollahs doivent disparaître et laisser la place a un regime civil capable de prendre en charge la preoccupation de ses habitants.
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